La maison du film Psychose sur le toit du Met de New York

Au milieu de cette forêt de béton et... (AFP, Timothy A. Clary)

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Au milieu de cette forêt de béton et de métal qu'est Manhattan se dresse maintenant, au bord de Central Park, une maison rouge de bois fatigué, de style colonial hollandais. Transitional Object (PsychoBarn) est la dernière création en date destinée au programme Roof Garden Commission du Metropolitan Museum de New York.

AFP, Timothy A. Clary

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Agence France-Presse
New York

L'artiste britannique Cornelia Parker a installé sur le toit du Met une réplique de la célèbre maison du film Psychose, une oeuvre aux lectures multiples qui évoque aussi les premiers colons néerlandais de New York.

Au milieu de cette forêt de béton et de métal qu'est Manhattan se dresse maintenant, au bord de Central Park, une maison rouge de bois fatigué, de style colonial hollandais.

Transitional Object (PsychoBarn) est la dernière création en date destinée au programme Roof Garden Commission du Metropolitan Museum de New York, qui offre, depuis 2013, à des artistes son toit terrasse comme terrain de jeu.

«Je voulais revenir à l'époque de la Nouvelle Amsterdam» (1625-1664) et des premiers colons, a expliqué Cornelia Parker, lors d'une présentation lundi.

Pour bâtir cette maison, à l'échelle 2/3, les ouvriers supervisés par l'artiste ont récupéré les planches d'une grange rouge située dans le nord de l'État de New York.

Cette grange rouge a rappelé à Cornelia Parker le peintre américain Edward Hopper, qui a peint plusieurs fois de ce type de bâtiment et dont plusieurs oeuvres se trouvent au Met.

Troisième niveau de lecture, la maison est une réplique de celle de Norman Bates, le héros du film Psychose (1960) du réalisateur américain Alfred Hitchock.

«Célébration de la culture américaine»

Au total, «c'est une célébration de la culture américaine», a expliqué Cornelia Parker, connue notamment pour transfigurer les objets du quotidien et leur donner un sens nouveau.

«C'est quelqu'un qui aime explorer la culture populaire, qui aime entretenir un dialogue» avec elle, souligne Beatrice Galilee, commissaire de l'exposition.

Mais au-delà, comme à son habitude, celle qui ne dédaigne pas les oeuvres monumentales a joué aussi l'ambivalence.

«Je voulais faire quelque chose qui unisse le bien et le mal», explique Cornelia Parker, autour du thème de l'objet transitionnel, qui rassure l'enfant et lui permet de se détacher de sa mère.

Il y a d'un côté le rapport à la mère qui évolue et de l'autre, l'histoire de Pyschose, celle du rejet du changement par Norman Bates, qui tue sa mère et l'amant de celle-ci.

L'ambivalence se retrouve aussi dans l'aspect de la maison qui, comme celle du film, ne comporte qu'une façade et un mur de côté et s'ouvre sur un échafaudage à l'arrière.

Que deviendra la maison après l'exposition, qui s'achève le 31 octobre ? «Nous ne sommes pas encore allés si loin», répond Cornelia Parker.

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