Les photographies du collectif Dysturb s'affichent dans la capitale

Les photographies, agrandies pour que les sujets soient... (Photo fournie par Renaud Philippe / Kahem)

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Les photographies, agrandies pour que les sujets soient de taille humaine, ont été collées sur des bâtiments de la 3e Avenue, à l'angle de la 7e Rue, et de la rue du Pont, en face du centre d'art Inter le lieu.

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(Québec) Le collectif international Dysturb, regroupant une multitude de photojournalistes indépendants, fait son entrée à Québec. Pour la première fois samedi, d'imposantes photographies ont été affichées dans Limoilou et Saint-Roch.

Les photographies, agrandies pour que les sujets soient de taille humaine, ont été collées en après-midi sur des bâtiments de la 3e Avenue, à l'angle de la 7e Rue et de la 2e rue, de la rue du Pont, en face du centre d'art Inter le lieu, et de la rue Sainte-Marguerite.

Sur l'une d'elle, on voit deux soeurs, captées par la photojournaliste Myriam Meloni, les nez plongés dans un dictionnaire d'italien. Une légende inscrite à côté de l'image explique qu'elles ont été forcées de quitter leur Moldavie natale, le pays le plus pauvre d'Europe.

Sur un autre collage, le parcours des réfugiés syriens est raconté en photos par le photojournaliste Patrick Witty. Ce dernier est notamment allé à leur rencontre jusqu'à l'île de Lesbos, en Grèce, où des milliers de migrants ont accosté à bord de bateaux pneumatiques. Plusieurs sont morts en espérant atteindre cette île désormais historique.

«La fonction de Dysturb, c'est d'aller coller des affiches de photojournalisme qui vont parler de sujets d'actualité. [...] On veut utiliser l'espace public pour interpeler les gens et leur proposer un autre média, différent de tout ce qu'ils peuvent voir de nos jours», a raconté Justin Mignot, l'un des photographes ayant participé à l'opération de Québec, samedi. En entrevue téléphonique, ce dernier s'est décrit comme un «activiste de Dysturb».

Cofondé par Pierre Terdjman et Benjamin Girett, le collectif est apparu en France il y a quelques années, à Paris plus précisément. Dysturb est maintenant présent dans plusieurs grandes villes du monde, dont New York et Melbourne (Australie). M. Mignot oeuvre au sein d'une cellule montréalaise. Pareil regroupement a été mis sur pied récemment à Québec.

Le regroupement vise un idéal photojournalistique «sans influence commerciale», peut-on lire sur son site Web. «Le photojournalisme a le pouvoir de véhiculer d'importantes informations pouvant combattre les stéréotypes, provoquer une discussion et de conscientiser la population sur de grands enjeux.»

Il se défend également de faire du vandalisme ou d'endommager le domaine public, assurant qu'il n'utilise que des adhésifs à base d'eau.

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