Paysages-vêtements: le tour des saisons de Carole Baillargeon

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  • <em>Paysages-vêtements : printemps</em> (Photo René Bouchard)

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    Paysages-vêtements : printemps

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    Paysages-vêtements : printemps

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  • <em>Paysages-vêtements : été</em> (Photo René Bouchard)

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    Paysages-vêtements : été

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    Paysages-vêtements : été

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    Paysages-vêtements : été

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  • <em>Paysages-vêtements : automne</em> (Photo René Bouchard)

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    Paysages-vêtements : automne

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  • <em>Paysages-vêtements : hiver</em> (Photo René Bouchard)

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Saint-Paul) Un printemps de liège et de débâcle, un été de nébuleuse en boutons, un automne de labours et de jeans, un hiver de paysages fantômes; Carole Baillargeon présente sa vision poétique et très inscrite dans la matière des quatre saisons au Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul.

Le déploiement est impressionnant. L'exposition a été l'une des plus complexes à installer de l'histoire du Musée et l'équipe de techniciens a eu à travailler en hauteur pendant de longues heures pour tout fixer.

Le visiteur est invité à se faufiler dans l'installation scénographique en cinq temps (puisque le printemps revient une seconde fois à la fin) et à suivre un parcours presque circulaire. «Pour moi, le cycle des saisons est lié au cycle de création», dit Carole Baillargeon.

L'artiste originaire de Québec est installée en pleine campagne, à Deschambault, depuis quelques années. Elle a d'abord étudié en scénographie, à Concordia, et se voit un peu comme une brico-leuse. «Rien n'est fait pour la scénographie, alors on peut tout faire», indique-t-elle. Elle est entrée dans les arts visuels par une porte dérobée, combinant son inventivité, sa passion pour les vêtements, les costumes et les décors, et plusieurs techniques de métiers d'art pour sculpter l'espace, parler des humains, croiser ces deux concepts dans le temps. Elle a été à la direction de l'École de métiers d'art de Québec pendant plusieurs années et a assuré le commissariat de la toute première Biennale du lin, en 2005.

Lente construction

Les Paysages-vêtements de Carole Baillargeon se sont construits doucement, depuis 10 ans. D'abord avec des collectes d'objets dans la communauté (bouchons de liège, jeans, boutons), puis par des manipulations de matières, puis par des performances, des mises en mouvement dans l'espace public. Tout ce qui forme maintenant un paysage dans le Musée a d'abord été porté lors de chorégraphies étranges et magnifiques. 

Pour le printemps, l'artiste a imaginé des armures, des parures de combats, qui rappellent à la fois les queues-de-pie et les corsets, mais aussi des écailles. Elles ont été portées dans les eaux du bassin du jardin de Saint-Roch en 2005, dans une performance créée en collaboration avec la chorégraphe Lydia Wagerer. «Le printemps, au Québec, avant le vert, c'est la débâcle, la crue des eaux, la drave, le chaos qui s'organise», explique Carole Baillargeon.

On passe ensuite à l'été, que l'artiste avait en partie créé au Symposium de Baie-Saint-Paul en 2012. Assemblant des fils et des boutons pendant un mois (jusqu'à en avoir les mains presque paralysées), elle a façonné une nébuleuse qui évoque l'enfance, le jeu. Il y a aussi un jardin, où les fleurs et les graines, également faites de boutons, sont en fait des couvre-chefs. L'artiste a photographié de jeunes ados avec ceux-ci, puis s'est inspiré des images pour faire des dessins éclatés.

L'automne comporte de grandes bêtes faites de paires de jeans rassemblées et d'outils de jardin et une immense courtepointe qui recouvre une grande partie de la salle principale d'exposition. La toile évoque le jeu du parachute, mais lorsqu'on s'y attarde, on voit qu'il s'agit d'une carte, d'une vue aérienne des champs bien alignés, tous représentés par des couleurs et des textures de jeans différentes.

Bal en blanc

On passe dessous pour entrer dans l'hiver, où un bal en blanc nous attend. Des capes et des chapeaux flottent, suspendus dans l'espace, chacun d'eux joliment nommé. Ils avaient été portés lors d'une performance à MATERIA, à Québec. «Je voulais évoquer toutes les textures possibles de la neige», explique l'artiste.

Puis le printemps revient dans un espace où les bouchons de liège pris dans des filets évoquent la pêche, les pièces de boucherie suspendues, des corps avachis... Un autre chaos à réorganiser sans fin.

Les mariages de pierre de Claude Dallaire

Le combat, bauxite, 2009... (Photo Claude Dallaire) - image 3.0

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Le combat, bauxite, 2009

Photo Claude Dallaire

De là s'écoule la vie, granit de rivière,... (Photo Claude Dallaire) - image 3.1

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De là s'écoule la vie, granit de rivière, 2009

Photo Claude Dallaire

L'humain et les éléments de la nature sont intrinsèquement liés au Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul depuis le 27 février. Alors que Carole Baillargeon entremêle les matières, les saisons et les activités humaines dans Paysages-vêtements, Claude Dallaire fusionne des corps et des pierres à des leçons de vie et de philosophie dans Géologie humaine.

L'exploration du photographe et graphiste est structurée par un protocole rigoureux. À partir d'une collection de pierres, il a imaginé des corps en interrelation ou métaphorisés. Chaque image est associée à un concept - vaincre, la guérison, l'autre, le baiser, la laideur, le festin, puis à une phrase.

La fragilité de l'homme est accolée à la pérennité de la pierre, les mots révèlent l'image et vice-versa. L'artiste y voit un legs pour ses enfants dans ces morceaux de vie, beaux et abscons, fragmentés, émouvants. «La vie nous concasse», entend-on dans une vidéo d'animation de l'artiste, exposée avec la série de photographies. Celles-ci sont coulées dans un mélange de résine, comme des images fossiles. 

Le résultat de cette prospection humaine est riche et offre matière à réflexion et à de multiples allers-retours.

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