Nanotechnologies: l'invisible révolution: au coeur de l'infiniment petit

La nouvelle exposition du Musée de la civilisation... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

La nouvelle exposition du Musée de la civilisation a pour objectif «de faire réfléchir les gens» sur l'impacts des nanotechnologies dans leur vie.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Elles sont omniprésentes, parties constituantes de notre quotidien même, du bâton de hockey à la crème solaire! Pourtant, elles sont invisibles à l'oeil nu. «Elles», ce sont les nanoparticules. Certains y voient un potentiel extraordinaire, d'autres, une menace. Pour démystifier cet univers de l'infiniment petit, le Musée de la civilisation présente une fascinante et ludique exposition, Nanotechnologies : l'invisible révolution.

Ce n'est pas la première fois que le Musée marie les arts et la science, mais il s'agissait d'un défi de taille, sans mauvais jeu de mots. Pour vulgariser le sujet et, aussi, l'illustrer. L'équipe de création a travaillé pendant deux ans et demi, avec un comité scientifique. «Les nanotechnologies recèlent un immense potentiel, mais on n'a pas caché les risques», explique Benoit Balmana, pdg de Prima Québec, qui faisait partie de ce comité à titre d'expert.

Nanotechnologies : l'invisible révolution

Elles sont omniprésentes, parties constituantes... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

Agrandir

Le Soleil, Patrice Laroche

L'exposition commence par une brève introduction où on apprend, par exemple, que la taille d'une nanoparticule est au ballon de soccer ce que celui-ci est à la Terre! Le visiteur est ensuite invité à se positionner : pour ou contre. Du côté du Oui, on est accueilli par un Iron Man grandeur nature, qui symbolise la position optimiste. Du côté du Non, un Terminator incarne les craintes. 

Deux parcours sont alors possibles. S'il le désire, le visiteur peut se munir d'un canard jaune qui contient une puce et un nom de superhéros. Après une station qui présente des éléments de science-fiction qui font penser aux nanos (de leur petit nom), une question l'attend - «J'aimerais intégrer des nanos à mon corps pour améliorer mes capacités» - avec quatre options. Les réponses aux sept questions qui abordent des sujets comme l'utilisation des nanos en électronique ou à des fins médicales sont ensuite compilées et s'inscrivent dans un immense tableau qui démontre la tendance des participants.

«Notre objectif principal est de faire réfléchir les gens», a soutenu Anouk Gingras, mardi, lors d'une visite médias. Il s'agit, au fond, de recueillir leur opinion après leur avoir donné le plus d'informations possible, tout en évitant l'overdose. La chargée de projet indique que l'exposition regroupe une centaine d'objets accompagnés de textes et de matériel audiovisuel pour favoriser la réflexion. 

On peut s'inquiéter, par exemple, de l'impact des nanos sur l'environnement ou même sur le corps humain. Mais en renonçant à leur utilisation, «nous aurions des sacrifices à faire. Risquerait-on de perdre certaines avancées technologiques?» 

Comme celle qui a conduit à la miniaturisation des processeurs et conduit à une réduction équivalente des téléphones cellulaires, tout en décuplant leur puissance. «C'est une question qu'on pose, sans donner de réponse», précise Anouk Gingras.

De la même façon, l'exposition aborde les aspects éthiques liés à la production de nanoparticules industrielles : faudrait-il un étiquetage obligatoire, comme en Europe?

Entre les deux pôles, Nanotechnologies : l'invisible révolution présente une zone plus neutre qui recense l'utilisation des nanoparticules à travers l'histoire, notamment dans les vitraux médiévaux, mais aussi l'existence de nanostructures dans la nature, chez les papillons et les geckos par exemple. 

Cette zone est bordée de photos de nanoparticules... format géant! Le résultat illustre à merveille cette union des arts et de la science - d'ailleurs, le Musée poursuivra dans la même veine d'ici quelques mois avec une autre expo : Le cerveau, c'est génial

«Notre préoccupation première demeure l'être humain, ses questionnements, ses rapports avec son environnement, ses défis», a commenté Stéphan Laroche, son directeur général. «Dans cette exposition, réalité, science et fiction se côtoient habilement et, au coeur du propos, se trouve cet être humain appelé à s'interroger sur les innombrables impacts sociaux des nanotechnologies.»

Elles sont omniprésentes, parties constituantes... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 4.0

Agrandir

Le Soleil, Patrice Laroche

Les nanos sont peu connues du grand public, même si les scientifiques québécois ont acquis une expertise mondialement reconnue. Cette «formidable exposition» contribuera à démystifier le sujet, estime Rémi Quirion. Plus encore, croit le scientifique en chef du Québec, qui y a contribué, elle pourrait susciter des vocations, «en particulier chez les jeunes filles».

Ce sera invisible à l'oeil nu pour l'instant. Mais beaucoup d'efforts y seront consentis puisque des activités seront proposées aux groupes scolaires en septembre. En attendant, Nanotechnologies : l'invisible révolution est accessible dès mercredi et se poursuit jusqu'au 2 avril 2017.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer