Starling Cage: mécanisme de survie (avec bonus)

Graeme Patterson montre la cage de fer et... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Graeme Patterson montre la cage de fer et de bois qu'il a créée pour son étourneau virtuel, avec lequel le visiteur peut interagir.

Le Soleil, Patrice Laroche

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) «J'ai une fascination pour les animaux qui ont une mauvaise réputation», lance Graeme Patterson. Son exposition Starling Cage (en français, «La cage de l'étourneau»), où un oiseau marginal tient la vedette, donne présentement des airs d'arcade, de ménagerie et de plancher de danse disco à la Galerie 3.

Des moments choisis de la vidéo se déploient... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.0

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Des moments choisis de la vidéo se déploient image par image sur des foulards verts, comme green screens

Le Soleil, Patrice Laroche

L'artiste né à Saskatoon et maintenant établi au Nouveau-Brunswick attire d'abord notre attention sur la marionnette articulée qui a permis de donner vie à l'oiseau animé. Un peu plus grosse qu'un vrai étourneau, celle-ci est couverte de vraies plumes, prélevées sur des appâts pour la pêche. «C'est une création étrange, à la Frankenstein, note Patterson. J'ai toujours eu l'impression que mes marionnettes mourraient une fois captées sur vidéo, parce qu'après ça, je savais exactement tout ce qu'elles allaient faire. Mais en ajoutant une dimension interactive, elles deviennent imprévisibles, plus vivantes.»

La vidéo est placée derrière une cage de fer et de bois. Lorsqu'on passe la main devant l'oiseau, celui-ci réagit et s'égosille et lorsqu'on la glisse derrière un panneau, une main virtuelle dépose des Timbits ou lance une balle de tennis au prisonnier.

Pourquoi l'étourneau? «Chacun a une personnalité bien à lui. Ils sont tous singuliers, répond l'artiste. Je suis allergique à la plupart des animaux, je n'ai jamais eu d'animal domestique, mais je suis surtout intéressé aux marginaux et aux mal-aimés.»

Soudain, une musique entraînante se fait entendre dans la galerie et un arc-en-ciel lumineux déferle sur l'écran de l'étourneau, qui se met à sautiller de joie. «The Bonus Round», glisse Patterson, le visage illuminé par un sourire.

Fantaisie et réflexion

Il y a un côté humoristique, une franche fantaisie dans les créations de Graeme Patterson. Elles n'en sont pas moins réfléchies. «Il y a toujours un certain écho avec la condition humaine lorsque j'utilise les animaux. Spécialement avec l'étourneau, puisqu'il vit dans le même environnement que nous, en imitant les sons ambiants ou les autres oiseaux pour créer son propre mécanisme de survie.»

Les étourneaux sont de redoutables survivants. «Autour de 1890, on a amené toutes sortes d'oiseaux d'Europe à Central Park, à New York, pour les libérer, en pensant qu'ils ajouteraient quelque chose à la culture ou je ne sais trop. Les étourneaux sont si robustes qu'ils se sont dispersés du Canada à l'Amérique centrale», raconte Patterson.

L'artiste a utilisé sa propre voix pour en donner une à l'étourneau sans nom. «Je voulais presque que ça sonne comme des mots, des onomatopées, comme "non" ou "héhé"», indique celui qui a aussi emprunté des mouvements aux spécimens qu'il a observés.

L'installation vidéo est accompagnée d'impressions numériques, des moments choisis de la vidéo, comme les saisies d'écran que font les gamers lorsqu'ils atteignent un niveau particulièrement difficile. Des moments se déploient aussi image par image sur des foulards verts, comme green screens. «Après la mode des renards et des orignaux, c'est intéressant de mettre un animal mal-aimé comme un étourneau sur un foulard», note Patterson.

Starling Cage est la première étape d'une entreprise qui s'annonce vaste. Le prochain animal en lice sera un raton laveur, dans une installation plus imposante qui représentera un bureau.

L'exposition est présentée jusqu'au 29 novembre au 247, rue Saint-Vallier Est. Info : lagalerie3.com et 581 700-0130

Poignante Gaspésie

Le photographe Guillaume D. Cyr traîne le projet Gaspésie Human Less depuis cinq ans déjà. Des images émouvantes d'une Gaspésie dépeuplée, de maisons mortes qui chuchotent toutes sortes d'histoires, ont été exposées et sont maintenant rassemblées dans un livre en trois parties. Celui-ci, qui contient pas moins de 200 photographies, sera lancé en février à la Galerie Michel Guimont à l'occasion d'une exposition. Il est toutefois déjà disponible en prévente sur le site de sociofinancement INDIEGO. Le projet, qui rassemble des photos de D. Cyr et de Yana Ouellet, est aussi présenté en installation photographique à Carleton-sur-Mer, au centre Vaste et vague, jusqu'au 19 décembre. Info : vasteet-vague.ca et guillaume-dcyr.com

Les nouveaux jardins de Denis Pellerin

La galerie Lacerte présente des oeuvres récentes et moins récentes de Denis Pellerin, transformant ses murs en jardins de peinture accumulée, mis en lambeaux et assemblés en constructions de couleurs et de textures. Sur Chant des marées et Jardin des marais, les surfaces orangées, bleu pâle, blanches et crèmes évoquent des écailles et des écorces craquelées. La palette y est océane, printanière, en comparaison avec les toiles plus automnales des dernières années, comme Jardin extraverti ou Chant de rugosités, qui sont aussi exposées chez Lacerte. À voir jusqu'au 29 novembre au 1, côte Dinan. Info : 418 692-1566

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