Pierre Bourgault quitte la course pour l'oeuvre d'art au Centre Vidéotron

Le duo formé de Pierre Bourgault et de... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le duo formé de Pierre Bourgault et de la firme B3 avait été sélectionné parmi les cinq finalistes pour l'oeuvre d'art public «monumentale» qui sera installée sur la place Jean-Béliveau devant l'amphithéâtre.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le réputé sculpteur Pierre Bourgault se retire de la course pour la création de l'oeuvre d'art de 1,125 million $ sur la place extérieure du Centre Vidéotron. Déçu et en profond désaccord artistique et financier avec la firme d'architecture de paysage B3 avec qui il a déposé sa candidature, l'artiste de Saint-Jean-Port-Joli a préféré quitter le concours.

«J'ai eu beaucoup de peine, de tristesse et de pression», lance au bout du fil le sculpteur de 73 ans. Dans sa voix, un mélange de déception et de soulagement. Mais un brin de colère aussi. Celle d'être tombé dans ce qu'il qualifie «d'arnaque bien arrangée» de la part de son partenaire dans le consortium, soit B3, une firme d'architecture de paysage et de design urbain de Montréal.

Le duo avait été sélectionné parmi les cinq finalistes pour l'oeuvre d'art public «monumentale» qui sera installée sur la place Jean-Béliveau devant l'amphithéâtre. Cette oeuvre est dotée du plus gros budget de l'histoire du Québec avec 1.125 million $. Les artistes Cooke-Sasseville, Doyon-Rivest, Jacek Jarnuszkiewicz et Yannick Pouliot sont toujours parmi les finalistes. Chaque consortium a touché 15 000 $ pour concevoir une maquette de leur oeuvre en vue de la sélection finale.

M. Bourgault, qui reconnaît «une part de faute» dans cette affaire, raconte être rapidement arrivé en désaccord avec B3, notamment sur le rôle que chacun devait avoir dans la conception de l'oeuvre. Le sculpteur voyait la firme spécialisée dans le mobilier urbain, davantage comme «conseiller technique». B3, soutient-il, voulait plutôt séparer tout à 50-50.

Une question sur laquelle le ministère de la Culture devra se pencher dans ses concours d'art public et le travail en consortium, dit-il. «De plus en plus de designers et d'architectes paysagistes» s'imposent dans les concours d'art public, soutient le sculpteur. «Et le Ministère est assez laxiste là-dessus», estime M. Bourgault. Il a d'ailleurs l'intention de profiter de sa mésaventure pour amorcer une réflexion sur ce qu'il qualifie de «problème endémique».

«Je ne dis pas que le ministère est en défaut, mais je vais me servir de ça pour, cette fois-ci, poser la question», a-t-il conclu.

Où sont les femmes?

Au ministère de la Culture, on a confirmé au Soleil hier que le retrait de Pierre Bourgault entraînera la nomination d'un autre artiste finaliste dans la course.

Certains observateurs de la scène des arts visuels aimeraient d'ailleurs y voir au moins une candidature féminine. C'est le cas de Pascal Champoux, copropriétaire de la Galerie 3. Dès l'annonce des finalistes, il a remarqué et partagé sur les réseaux sociaux l'absence de femmes dans les cinq finalistes. Pourtant, il dit connaître des candidates de haut calibre qui ont soumis un projet.

«Ça donne l'impression qu'ils se sont dit : "C'est un aréna, il faut que ce soit un homme"», a-t-il avancé à propos du jury. «Peut-être qu'ils comprennent moins le type de travail féminin.» Impossible toutefois de savoir combien de femmes ont posé leur candidature, les noms des artistes n'ayant pas été retenus comme finalistes étant confidentiels.

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