Dan Brault: l'arrivée des envahisseurs

  • <em>Nuage mystère</em> (Le Soleil, Patrice Laroche)

    Plein écran

    Nuage mystère

    Le Soleil, Patrice Laroche

  • 1 / 5
  • <em>Pochade II</em>, 2015, Média mixte sur Rising Museum Boar (Le Soleil, Patrice Laroche)

    Plein écran

    Pochade II, 2015, Média mixte sur Rising Museum Boar

    Le Soleil, Patrice Laroche

  • 2 / 5
  • <em>Le rassemblement</em>, 2015, Acrylique et huile sur canevas (Le Soleil, Patrice Laroche)

    Plein écran

    Le rassemblement, 2015, Acrylique et huile sur canevas

    Le Soleil, Patrice Laroche

  • 3 / 5
  • <em>Pochade III</em>, média mixte sur Rising Museum Board (Le Soleil, Patrice Laroche)

    Plein écran

    Pochade III, média mixte sur Rising Museum Board

    Le Soleil, Patrice Laroche

  • 4 / 5
  • <em>La petite île</em> (détail), 2015, Acrylique et huiile sur lin ()

    Plein écran

    La petite île (détail), 2015, Acrylique et huiile sur lin

  • 5 / 5

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Dan Brault injectait déjà une bonne dose d'humour dans ses amalgames de taches, de formes, de dessins et de lignes. Avec Buffet campagnard, son premier solo à la Galerie 3, il va encore plus loin en laissant de petits personnages loufoques, nés dans ses cahiers à dessin, prendre vie dans ses univers floraux intergalactiques.

Le peintre à barbe rousse semble avoir atteint un nouveau niveau de bonheur et de maturité, qu'il transpose dans ses toiles. Il a repris ses affaires en main après un incident pénible avec une galerie de Toronto. «Je me suis relevé. Je n'accepte plus que quelqu'un puisse me construire ou me détruire, ça dépend de moi», indique-t-il.

Choisi parmi les 100 Painters of Tomorrow, un projet lancé par le galeriste londonien Kurt Beers, il partage sa peinture éclatée autant dans l'espace public, de Namur (voir l'encadré) à la Pente-Douce, que dans les manifestations artistiques d'envergure internationale.

Il a donc toutes les raisons de célébrer avec un grand buffet. «Un buffet campagnard, c'est un festin en nature, la grande table champêtre avec des bouteilles de vin et de la tête fromagée. C'est comme une orgie en nature, une grosse fête d'été», décrit le peintre. Le titre bien choisi fait écho au foisonnement de ses compositions, remplies de motifs floraux, d'animaux et de petits envahisseurs de l'espace.

«J'ai beaucoup de cahiers à dessin, des cartoons, des doodles, des trucs que je ne trouvais pas sérieux, et je me demandais quoi faire avec ça», indique-t-il. Sa pratique parallèle loufoque a commencé à migrer vers ses tableaux «sérieux». «Je me suis donné cette permission-là. Ce n'est pas sérieux, ce que je fais. C'est de la peinture, et tout est possible.»

Tout a commencé par un visage de singe, dans La petite île, un petit format sur toile de lin. Puis un personnage du jeu Space Invaders et d'autres envahisseurs protéi-formes ont élu domicile dans de plus grands tableaux. «Comme si les taches prenaient vie, devenaient des bonshommes. J'aime ça que si tu fermes les yeux devant un tableau et que tu les rouvres, tu aies l'impression que ça a bougé», souligne Dan Brault.

Des dessins plus réalistes, surtout de petits animaux de la forêt (restons dans le thème), sont intégrés aux éléments plus funky, tirés d'univers en suspension. 

Dan Brault utilise également un nouveau matériau, le Rising Museum Board, une surface de coton qui ressemble à un épais carton et qui est habituellement utilisé pour faire des passe-partout. «C'est capable de prendre beaucoup de matière. Ça ne plisse pas, ça fait seulement courber. C'est comme un papier d'aquarelle de luxe», explique le peintre, qui continue d'effacer, de raturer, de recouvrir.

«Je ne crois pas à l'idée du chef-d'oeuvre ou à l'idée qu'un tableau soit abouti. C'est comme si je mettais plein de points dans l'espace, puis que je les relie avec des fils», illustre-t-il. Dans la joie, la candeur et une profonde allégresse.

Dan Brault présente Buffet campagnard jusqu'au 25 octobre à la Galerie 3, 247, rue Saint-Vallier Est, à Québec.

Des fleurs pour Namur et pour Québec

Pour célébrer ses 15 ans de jumelage avec Namur et les fêtes de la Wallonie, la Ville de Québec a offert à la ville belge une murale de Dan Brault. Intitulée Des fleurs pour Namur, la murale a été réalisée à la mi-août sur le pignon de la librairie Thirionet. Elle borde la place de Québec, où on trouve des boulangeries, des cafés et 28 chaises-poèmes de Michel Goulet. Dan Brault a soumis une maquette et supervisé l'exécution, assurée par le collectif Propaganza. L'oeuvre devra être maintenue en état pendant 15 ans. «Ça donne tout un éclat, mais si tu n'aimes pas ça, ça fait beaucoup à ne pas aimer», indique Dan Brault, qui a ployé sous une avalanche de réactions positives... et négatives. «Je n'essaie pas de faire des trucs pour choquer. Ça fait longtemps que je fais ça, je suis capable d'accepter la critique», note-t-il. Pendant ce temps, à Québec, le Musée national des beaux-arts a fait l'acquisition de sa toile Nuage mystère dans sa collection permanente. Un gage de reconnaissance dont peu de jeunes peintres peuvent se vanter.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer