Marcel Barbeau à la Galerie Michel Guimont: une danse des formes

Selon Ninon Gauthier, la femme de Marcel Barbeau,... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Selon Ninon Gauthier, la femme de Marcel Barbeau, certains tableaux apparaissent comme des moments, des épisodes d'une vision qui se transforme constamment.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) À la Galerie Michel Guimont, où sont accrochés depuis dimanche une trentaine de tableaux de Marcel Barbeau, le visiteur est convié à une véritable célébration du mouvement.

L'exposition marque le 90e anniversaire de naissance de l'artiste cosignataire du manifeste Refus global. Elle propose un aperçu de sa carrière, des années 50 jusqu'à aujourd'hui.

Rien ne vaut la rencontre avec l'original pour juger de l'effet d'une oeuvre. C'est particulièrement le cas avec Marcel Barbeau, alors que certains tableaux apparaissent comme des moments, des épisodes d'une vision qui se transforme constamment. «Marcel appelle ça ses anaconstructions, c'est-à-dire des constructions anarchiques, commente sa femme et docteure en histoire de l'art, Ninon Gauthier. L'image se construit et se reconstruit constamment.» 

Ce jeu amène l'observateur à inventer lui-même la troisième dimension et, peu à peu, à entrer en dialogue avec le tableau, lequel semble alors en mouvement permanent. «Il y a aussi ce sens du volume qui est très important, ajoute Mme Gauthier. Dans ces tableaux-là, dans toute la période des années "anaconstruction", le volume retourne dans la planéité du fond, et puis il ressort, dans une danse des formes. Il y a aussi un jeu très subtil. Il se passe un tas d'événements plastiques. Plus on les regarde et plus on voit surgir d'autres événements plastiques qui se résorbent à leur tour et vont se transformer en autre chose.»

Deux approches 

On dit qu'il y a deux approches dans l'oeuvre de Marcel Barbeau. L'une est plus géométrique, plus intellectuelle. L'autre est plus spontanée, plus gestuelle. Une constante demeure, la liberté. «C'est un être humain essentiellement, insiste Ninon Gauthier. Son oeuvre est faite de désir.» 

La majorité des tableaux proviennent de l'atelier de l'artiste. Les autres ont été prêtés par des collectionneurs privés. Une partie importante de l'exposition fait partie de la production récente de Marcel Barbeau. 

La sélection a été effectuée par Michel Guimont. «J'ai choisi des tableaux des années 50, 60 et 70 parce que ça nous permet de comprendre les tableaux actuels, dit-il. Quand on voit d'où l'artiste est parti, on peut faire des liens avec ce qu'on voit.»

Michel Guimont a tenu à inclure quelques petites sculptures, un élément important de la production de Marcel Barbeau. Ici encore, les liens de parenté entre les tableaux et ces sculptures sont évidents. L'exposition permet par-dessus tout de comprendre pourquoi l'artiste, toujours à l'avant-garde dans sa démarche, s'est souvent imposé comme un précurseur à l'échelle internationale. 

À la Galerie Michel Guimont, 273, rue Saint-Paul à Québec, jusqu'au 11 octobre

À noter que Ninon Gauthier sera conférencière invitée au Club des collectionneurs en arts visuels de Québec. L'activité a lieu à l'auditorium de l'ÉNAP au 555, boul. Charest Est, mardi à 19h30.

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