C'est notre histoire : la parole aux Premières Nations

Un kayak inuit et des peaux de bêtes... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Un kayak inuit et des peaux de bêtes qu'on a le droit de toucher font partie des quelque 460 objets exposés.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Elle a vu grand, l'équipe chargée de mettre sur pied C'est notre histoire, l'exposition de synthèse et de référence du Musée de la civilisation sur les 11 nations autochtones du Québec. Son défi? Raconter la réalité de ces peuples depuis les origines, il y a environ 12 000 ans, jusqu'aux perspectives d'avenir qui sont les leurs aujourd'hui. Le contenu est vaste et la réflexion qu'il suscite, profonde.

Démontée à la suite de l'incendie qui a ravagé une partie du toit du Musée de la civilisation, le 15 septembre 2014, C'est notre histoire recommence à accueillir le grand public un an plus tard très exactement. Si quelques améliorations esthétiques ont été apportées au contenant, la substance, elle, demeure la même.

Aux 460 objets et oeuvres d'art réunis dans la grande salle refaite à neuf, il faut ajouter les projections sur écrans géants, les documents vidéo, les témoignages audio, les bornes interactives, les résumés d'événements historiques marquants et de nombreuses vignettes explicatives, sans oublier le grand récit poétique et évocateur diffusé le long d'un parcours audio en six stations écrit par la jeune écrivaine autochtone Naomi Fontaine. Ouf!

Pour le visiteur, la bouchée peut presque sembler difficile à avaler. L'exposition est en fait si riche et si fournie que nul ne peut prétendre en faire le tour en une seule visite. C'est cette réalité qui, la première, saute aux yeux.

C'est notre histoire s'appuie, il faut le dire, sur une grande collecte d'informations qui a duré plus de cinq ans et qui s'est effectuée en partenariat étroit avec les peuples autochtones. À cet effet, près de 800 personnes dans les 18 communautés visitées par l'équipe du Musée ont été consultées.

La visite démarre à l'époque présente. Une grande carte du Québec, tracée sur le sol et sur laquelle on peut même marcher, dresse l'état des lieux. Des points lumineux indiquent la répartition actuelle des Premières Nations et des Inuits. Si on prend la peine de lever les yeux vers le ciel, on découvre, suspendue au-dessus de nos têtes, la très aérienne Envolée de Hannah Claus, l'une des trois oeuvres d'art contemporaines intégrées à l'exposition. Mine de rien, on a droit à une première rencontre entre la réalité matérielle et l'univers spirituel.

Le visiteur est invité à se diriger vers la gauche pour découvrir la zone consacrée au passé. Un mur de raquettes et un chemin de mocassins évoquent les grands mouvements migratoires. Des objets archéologiques dont certains, découverts récemment, remontent à plus de 10 000 ans, viennent tracer des liens avec le mode de vie d'alors. Dans des écouteurs rouges - couleur de la parole-, des voix racontent les principaux mythes fondateurs.

En s'arrêtant devant la grande maquette de village iroquoien réalisée spécialement pour l'exposition, on saisit en un coup d'oeil en quoi consistaient les activités traditionnelles. Des vidéos, dont l'une détaillant la technique de confection d'un manteau de lièvre, font partie d'un contenu audiovisuel qu'on devine très riche. Difficile par ailleurs d'imaginer contact plus direct que de toucher de ses propres doigts des peaux de caribou, d'orignal, de chevreuil ou de phoque.

Plus loin, le parcours retrace les grandes lignes de l'histoire de la rencontre des peuples autochtones et des Européens. Des premiers contacts jusqu'aux politiques d'assimilation, rien n'a été oublié. À droite, la politique, à gauche, le culturel et le social.

La dernière section, tournée vers l'avenir et vers le défi que pose notamment la transmission culturelle, invite à creuser encore la réflexion.

En terminant, et sur un ton plus léger, l'exposition propose un bel éventail de tikinagans, ces porte-bébé traditionnels qui donnent la possibilité à l'enfant de découvrir le monde «dans le bon sens», c'est-à-dire debout plutôt que couché. Différentes oeuvres d'art, des tambours et des vêtements traditionnels viennent compléter le tableau.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer