Arts visuels

Symposium de Baie-Saint-Paul: sourire à l'improbable

L es objets en tissu s'accumulent dans l'espace... (Collaboration spéciale Josianne Desloges)

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L es objets en tissu s'accumulent dans l'espace de travail de Marie-France Tremblay, de Québec, qui a commencé à insérer glissades et pipeline sur un mur recouvert de vagues noires.

Collaboration spéciale Josianne Desloges

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(Baie-Saint-Paul) «Ce n'est pas que de la peinture, il y a toutes sortes de médiums, et ce n'est pas comme au musée, les artistes sont là, en train de travailler. Vous allez voir, il y en a qui vont loin», nous avertit-on à l'entrée de l'aréna de Baie-Saint-Paul, où se tient le Symposium international d'art contemporain.

 Annie Descôteaux, de Québec, termine un de ses... (Collaboration spéciale Josianne Desloges) - image 1.0

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 Annie Descôteaux, de Québec, termine un de ses collages grand format.

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S uzanne Joos, de Montréal, s'applique à l'expansion d'une carte imaginaire qui envahit murs, rouleaux de papier, table et plancher. 

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Lorsqu'on connaît l'événement, le petit laïus fait sourire. L'art actuel est-il si confrontant? Ses codes, souvent, sont ceux qui nous entourent tous les jours. Mais à travers les yeux, la tête et les mains d'un artiste, le familier peut devenir intrigant, inusité, décalé. C'est d'autant plus vrai avec une thématique comme Les murmures du quotidien, choisie par la nouvelle commissaire, Marie Perrault.

Nous sommes allés voir quelle forme a prise le travail des 12 artistes que nous vous présentions dans Le Soleil du 1er août.

L'atelier de l'artiste vidéo Anna Hawkins ressemble à une petite salle de cinéma, où trois de ses tutoriels remodelés tournent en boucle. La jeune femme travaille présentement sur Comment faire un facial, une connaissance tactile qui se prête bien aux manipulations d'images qu'elle affectionne.

La Finlandaise Mirimari Vayrynen, en pause maternité lors de notre visite, a installé de grands panneaux tapissés de motifs de feuillages ainsi qu'un sapin un peu déglingué sur le seuil de son atelier temporaire. Mireille Perron, de Calgary, tente de recruter des volontaires qui pourraient revenir au Symposium avec quelques objets qui les représentent afin de se constituer un emblème. Une dizaine de personnages s'étaient déjà prêtés au jeu.

Un monticule de brochets, de flammes et de bûches en tissu nous permet de reconnaître l'espace de travail de Marie-France Tremblay, qui a commencé à insérer glissades et pipeline sur un mur recouvert de vagues noires. «À date, j'ai fait des gestes mécaniques où je n'avais pas besoin de réfléchir, mais la partie difficile, la composition, s'en vient», répond-elle lorsqu'on lui demande comment se vit le travail devant public.

L'événement a attiré plus de 2000 visiteurs la première semaine, du jamais-vu. «C'est notre meilleure ouverture de Symposium depuis 1982», indique François Maltais, responsable des communications.

Créer sous l'oeil des visiteurs

Même si les artistes multiplient les échanges amicaux avec le public, on sent que chez ceux qui sont en pleine étape de conception et de prise de décision, les regards - et les boutades - des visiteurs sont plus difficiles à vivre.

Mathieu Cardin, qui souhaite insérer la table de son atelier à travers un mur où est déjà ouverte une fenêtre sur un des paysages-illusion dont il a le secret, se remettait un peu en question lors de notre passage. Annie Descôteaux a vécu un vertige semblable il y a quelques jours, alors qu'elle s'appliquait à terminer le premier de quatre collages grand format réalisés à partir d'impressions numériques d'aplats de couleurs.

«Je réussis à avoir au moins une bonne conversation par jour, soit parce qu'elle est enrichissante, soit parce que j'ai l'impression d'avoir bien réussi à expliquer mon travail», constate-t-elle maintenant.

Christopher Boyne, quant à lui, n'a pas le temps de se poser de questions dans le système qu'il s'est imposé. Il a réalisé 28 bateaux de bois (du plus brut au plus élaboré selon le temps dont il dispose entre le passage des bateaux en temps réel sur le Saint-Laurent) pendant la première moitié du mois. Le Français Bernard Pourrière a déjà réalisé quatre vidéos où il occupe l'espace de différentes pièces de l'aréna et quelques installations en chantier.

Karen Elaine Spencer adresse des cartes postales contenant des citations tirées des journaux aux députés des environs. Citations qu'elle reproduit ensuite en motifs graphiques sur des toiles de lin.

Jumelant mots et étoiles, l'absurde et le poétique, Suzanne Joos s'applique à l'expansion d'une carte imaginaire qui envahit murs, rouleaux de papier, table et plancher. En refaisant certains de ses dessins d'enfant, David Martineau-Lachance a lui aussi décidé de se tourner vers le cosmos, mais en fabriquant des corps célestes en trois dimensions et des dessins panoramiques, qui ressemblent aux paysages spatiaux du cinéma d'animation.

John Player, finalement, poursuit sa démarche déjà établie. Il extrait du flot incessant d'images digitales des prises de vues de certains endroits cachés, qui servent à des exercices militaires, par exemple, pour en faire des toiles. 

Le Symposium se poursuit jusqu'au 30 août, du mercredi au dimanche, de 12h à 17h, au 11, rue Forget, Baie-Saint-Paul. Info : 418 435-3681 et symposiumbsp.com

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