Dialogue avec l'histoire avait un vice de construction, dit Labeaume

L'oeuvre d'art Dialogue avec l'Histoire, un cadeau du... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

L'oeuvre d'art Dialogue avec l'Histoire, un cadeau du gouvernement français, est tombée sous le pic des démolisseurs.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le maire de Québec a motivé vendredi sa décision de faire disparaître l'oeuvre d'art public Dialogue avec l'histoire par un vice de conception.

«Cette oeuvre d'art là était donnée à Québec et cette oeuvre d'art là avait un vice structurel. C'était une oeuvre d'art qui ne résistait pas aux intempéries de Québec. Alors, après avoir pensé à tout ça, je me suis dit : est-ce que je fais payer la population pour une oeuvre d'art qui a un défaut?» a exposé Régis Labeaume, en marge de sa visite annuelle à Expo Québec. La réponse à sa propre question étant évidemment : non. D'autant que la facture d'une reconstruction était estimée à «au moins» 200 000 $. 

«Si tu livres une oeuvre d'art dans un lieu comme Québec, dans un pays comme le Canada où il y a de l'hiver et que tu fais une erreur, je ne sais pas pourquoi les citoyens paieraient pour ça», a-t-il insisté. 

Sécuriser, démanteler et reconstruire

Vendredi, Le Soleil révélait que les experts mandatés par la Ville de Québec pour évaluer l'état du fameux «cube blanc» de place de Paris l'ont trouvé bien mal en point et dangereux, en novembre. Ils ont recommandé de sécuriser, de démanteler et de reconstruire le monument, mais jamais de le démolir. Leurs avis ont été obtenus grâce à la Loi sur l'accès aux documents publics. 

Toujours vendredi, Le Devoir dévoilait le contenu d'une lettre, datée de février, où le maire Labeaume s'engageait auprès de son homologue de Paris, Anne Hildago, à reconstituer à l'identique l'oeuvre de l'artiste français Jean-Pierre Raynaud. L'horizon avancé était 2017, donc après le grand chantier qui démarre dans le secteur Dalhousie. 

Dans sa correspondance, M. Labeaume qualifiait le cadeau de la Ville de Paris, oeuvre mal-aimée à Québec, de «magnifique don» et lui destinait un «écrin amélioré pour le grand plaisir des citoyens et des visiteurs». 

«J'ai peut-être une politesse diplomatique de trop dans la lettre : le merveilleux don, ce n'était pas nécessaire», a-t-il ironisé vendredi. 

M. Labeaume n'a pas eu de discussion sur ce sujet avec la maire de Paris, qu'il a néanmoins rencontrée à deux reprises depuis février. Il a promis de la contacter pour liquider tout malentendu. «Je vais l'appeler, Annie, là», a-t-il soupiré devant les journalistes.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer