L'audacieuse sculpture de Cooke-Sasseville se dévoile dans Beauport

Installée à Beauport, la sculpture De l'eau sur le... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Installée à Beauport, la sculpture De l'eau sur le feu... du duo Cooke-Sasseville promet de surprendre avec sa relecture pop et colorée de deux oeuvres archiconnues de l'histoire de l'art: Le penseur de Rodin et Le discobole de Myron.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Ce qui est sans doute l'oeuvre d'art public la plus audacieuse de l'année à Québec a commencé à être installée dans l'arrondissement de Beauport. La sculpture De l'eau sur le feu... du duo Cooke-Sasseville promet de surprendre avec sa relecture pop et colorée de deux oeuvres archiconnues de l'histoire de l'art : Le penseur de Rodin et Le discobole de Myron.

Il y a un bon moment déjà que le duo en art contemporain formé de Jean-François Cooke et de Pierre Sasseville a remporté le concours d'art public pour la réalisation d'une oeuvre devant le complexe résidentiel pour personnes âgées Villa Beauséjour, à l'emplacement de l'ancienne église Saint-Thomas-de-Villeneuve sur l'avenue Royale.

En décembre 2013, le comité exécutif avait voté un contrat de 35 000 $ pour cette oeuvre composée de deux sculptures sur socle de béton, l'une rouge et l'autre bleue, version ludique et plastique du Penseur et du Discobole.

Ces deux illustres figures de l'art se font face, représentant la dualité à plusieurs égards. En plus de deux époques, le XXe siècle et l'Antiquité, qui se confrontent, les artistes ont puisé dans le sens de ces deux oeuvres revisitées. «Le Penseur, c'est un rapport au temps, à l'introspection alors que Le discobole est l'hommage à l'action. C'est la dualité entre l'action et la réflexion», a expliqué Pierre Sasseville en entrevue au Soleil jeudi. 

«L'art qui questionne»

En 2013, le jury dont faisait partie la conseillère responsable de la culture, Julie Lemieux, avait salué l'audace de la proposition de Cooke-Sasseville.

Jeudi, Pierre Sasseville a rendu la pareille au jury. «On a été heureux de l'audace du comité pour cette oeuvre très surprenante dans le paysage urbain. On aime créer des oeuvres qui amènent des discussions. On aime l'art qui questionne», a-t-il dit.

Déjà, l'artiste sait que certains critiqueront la sculpture qui tranche sur l'avenue Royale. «Je me doute que des gens n'aimeront pas la pièce.» Mais Cooke-Sasseville, dit-il, préfère perdre un concours d'art public que de faire quelque chose de conventionnel ou, au pire, qui laisse indifférent. «On perd énormément de concours, car, dans notre cas, ça passe ou ça casse», dit-il.

Le duo Cooke-Sasseville devant son oeuvre  créée pour... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 2.0

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Le duo Cooke-Sasseville devant son oeuvre  créée pour Les passages insolites

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Les pigeons

Même si le duo Cooke-Sasseville est prêt pour la critique, il faut dire que certaines de ses oeuvres sont aussi particulièrement appréciées. C'est le cas de ses deux pigeons géants avec des boîtes de conserve de soupe Campbell's créés à l'occasion des Passages insolites dans le Vieux-Port de Québec. Particulièrement appréciée dans le Petit Champlain l'an dernier, l'oeuvre est de retour cette année et jusqu'au 2 novembre dans la rue Saint-Paul, devant la taverne Belley.

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