Quarante-quatre oeuvres d'art aux petits oignons

Les restaurateurs du Centre de conservation du Québec... (Centre de conservation du Québec)

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Les restaurateurs du Centre de conservation du Québec traitent les oeuvres d'art public sur place, à l'extérieur, ce qui demande de la planification et de la prudence alors qu'ils doivent utiliser dans des lieux publics de la machinerie de levage, des équipements bruyants, des échafaudages ou des produits toxiques.

Centre de conservation du Québec

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(Québec) La Ville de Québec ne fait pas que multiplier le nombre d'oeuvres d'art public sur son territoire, elle investit aussi dans l'entretien de celles qui existent déjà. Cette année, l'administration Labeaume verse 180 000 $ au Centre de conservation du Québec (CCQ) pour restaurer 44 sculptures. Un nombre considérable pour les restaurateurs du Centre qui connaissent un été particulièrement occupé.

Le monument Baillargé de la Chaussée a été... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.0

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Le monument Baillargé de la Chaussée a été inauguré en 2004. Il rend hommage aux Baillargé, famille d'artistes et d'artisans. Le Centre de conservation du Québec évalue à 55 heures et 4 300$ la restauration nécessaire.

Le Soleil, Patrice Laroche

La sculpture de Myriam Van Neste en hommage... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.1

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La sculpture de Myriam Van Neste en hommage à Irma Levasseur, première femme médecin francophone au Québec, a aussi eu droit à une cure de beauté sur le chemin de la Canardière.

Le Soleil, Patrice Laroche

En annonçant sa vision de l'art public en 2013, la Ville de Québec avait dit vouloir augmenter le nombre d'oeuvres sur son territoire. Mission accomplie alors que Le Soleil révélait en mai que l'objectif de 35 nouvelles oeuvres en 2020 a été atteint en deux ans.

Le document prévoyait aussi de l'argent pour l'entretien des oeuvres de la collection municipale ces cinq prochaines années.

La Ville de Québec a ainsi mandaté le CCQ pour dresser un bilan de santé des quelque 140 oeuvres extérieures. Une première tranche de 47 sculptures, bustes ou monuments examinés prévoit pour 2015 la restauration de 44 oeuvres pour un montant total de 179 864 $.

Le nombre d'heures et les sommes nécessaires varient d'une oeuvre à l'autre, soit de 2000 $ à plus de 14 000 $ pour une sculpture d'acier peint située au parc Roland-Beaudin dans le secteur Sainte-Foy.

Cette oeuvre, faite d'une forme ovale jaune sur un socle vert, nécessite des interventions majeures dues à la corrosion avancée, explique-t-on au Centre de conservation. Elle sera déménagée pour être repeinte en usine et la base sera réparée.

Autrement, les autres sculptures, bustes ou monuments d'acier, de bronze ou encore de béton sont traités sur place par les restaurateurs du CCQ.

La plupart des interventions consistent à nettoyer les surfaces, traiter la corrosion, appliquer une cire protectrice sur le bronze, qui se trouve dans plusieurs oeuvres de la collection de la Ville de Québec.

«Tout cela a une visée préventive qui permet de prolonger la vie des matériaux constitutifs et de mettre les oeuvres en valeur. Les interventions permettent également de noter tout nouveau dommage et d'en aviser la Ville, qui peut ensuite mieux planifier les travaux pour les prochaines années», peut-on lire dans un courriel du CCQ transmis au Soleil.

Été chargé

Cette commande de la Ville de Québec pour la restauration de 44 oeuvres, dont certaines sont déjà terminées, représente un «nombre élevé pour un seul client», d'autant que le Centre a «des dizaines d'autres oeuvres à traiter» également cet été. Le total des projets à faire cette année est donc au-dessus des normales, dit-on.

En juin, le piètre état d'une oeuvre d'art public a suscité la controverse alors que la Ville de Québec a démoli la sculpture Dialogue avec l'histoire, le fameux «cube blanc» de l'artiste français Jean-Pierre Raynaud après un avis en ce sens du CCQ. Les experts du CCQ ont jugé que l'imposant bloc de béton et de marbre blanc datant de 1987 était si usé qu'il représentait une menace pour la sécurité du public. L'histoire a eu des échos jusqu'en France où l'artiste a notamment critiqué, dans les pages du journal Le Figaro, la manière dont l'administration Labeaume a démoli son oeuvre. Il déplorait que la destruction se soit faite «de façon spectaculaire, comme une mise en scène». «Contrairement à ce que l'on pratique en matière de restauration patrimoniale, on n'a mis aucune protection pour cacher cette destruction en cours. Au contraire, on en a fait un jeu ludique devant un public. Une sorte de spectacle, de performance de la destruction», a déclaré l'artiste.

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