Territoires imaginés: voyages de fantaisie

Territoire imaginé, faite de sacs de plastique recyclés,... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Territoire imaginé, faite de sacs de plastique recyclés, de Giorgia Volpe

Le Soleil, Patrice Laroche

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) L'exposition itinérante Territoires imaginés, qui sillonne le Québec depuis janvier 2014, permet d'apprécier une quarantaine d'oeuvres de la collection Loto-Québec. Cette infime partie de l'imposant catalogue de 4700 oeuvres invite à parcourir des paysages singuliers et des contrées imaginaires.

 Miss Terre d'Aline Martineau, sculpture papier béton... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.0

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Miss Terre d'Aline Martineau, sculpture papier béton

Le Soleil, Patrice Laroche

Opus Incertum XCIX : la perpétuité de Paul... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.1

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Opus Incertum XCIX : la perpétuité de Paul Béliveau, acrylique, toile et corde sur bois

Le Soleil, Patrice Laroche

L'exposition s'articule autour d'un tronc commun, auquel se greffent des oeuvres satellites selon le lieu d'exposition. L'entrée en matière est toutefois toujours la même : un texte de Fred Pellerin, une photographie de Mario Faubert et une oeuvre évolutive de Giorgia Volpe, Territoire imaginé, accueillent le visiteur. Celle-ci est faite de sacs de plastique recyclés, que les visiteurs sont invités à tresser. Ils peuvent former un tapis, un territoire inusité installé dans l'espace public, mais à la Maison Hamel-Bruneau, la torsade dégringole du plafond, créant un nuage.

L'accrochage est intuitif, guidé par les couleurs et les formes plutôt que par des thématiques précises. On a l'impression de se trouver devant une multitude de fenêtres qui donnent sur des mondes différents; pays des merveilles, cités cosmopolites, bord de route bucolique, paysages glauques, énigmatiques, partiels... Évidemment, le thème du territoire, tant concret qu'imaginé, est assez large pour englober toutes sortes de visions.

Des melons s'appuient l'un sur l'autre dans une nature morte de Tom Hopkins. Une tornade grise et gigantesque est au coeur d'une toile d'Anne Ashton. Des vagues de couleurs déferlent dans une oeuvre de Mario Merola. Éruption II, de Jean-Pierre Morin, évoque un végétal venu d'un autre univers. 

À ces éléments poétisés se jumellent quelques mises en scène, comme cette toile signée Martin Bureau où un homme regarde une projection dans une salle de classe vide. On trouve aussi des personnages qui portent le paysage en eux, peut-être, comme Miss Terre, d'Aline Martineau, ou Rossinante, de Pascal Demonsand, un cheval rouge aux longues pattes grêles.

Rossinante de Pascal Demonsand, sculpture, bronze coulé... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Rossinante de Pascal Demonsand, sculpture, bronze coulé

Le Soleil, Patrice Laroche

Le caribou de Charles Daudelin, sculpture, bronze coulé... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.1

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Le caribou de Charles Daudelin, sculpture, bronze coulé

Le Soleil, Patrice Laroche

Mémoire photographique

Avec Stratagème II, Claire Lamarre présente un double paysage contrasté, inspiré par le souvenir d'un arbre isolé, vu sur le chemin entre Québec et Rimouski. Julie Saint-Amand, qui travaille avec l'encaustique, s'intéresse quant à elle à l'architecture et au vieillissement des surfaces, esthétisées par les traces d'usure. «Les éléments du paysage urbain deviennent des prétextes pour mettre des lignes sur le tableau. Plus les lignes vont perdre de l'importance, plus je vais trouver que mon tableau est réussi. C'est un jeu, finalement», explique l'artiste, qui s'inspire de photos prises lors de ses voyages dans les grandes villes.

Un intermède marin, au centre de la maison, rassemble L'abri du marin de Frédéric Back et Bateau au port, fait au pastel et au fusain par Dougal Dewes.

La promenade est agréable et incite à la flânerie, en plus d'offrir une vitrine à de nombreux artistes. De Québec, outre ceux déjà mentionnés, on note Lauréat Marois, Danielle April et Paul Béliveau.

L'exposition Territoires imaginés se poursuit du mardi au dimanche de 11h à 17h jusqu'au 6 septembre à la Maison Hamel-Bruneau, située au 2608, chemin Saint-Louis. Entrée libre.

Les samedis 25 juillet, 1er et 8 août, à 14h, la visite interactive «Thé» dans les pommes, Hortense! permettra aux intéressés de découvrir l'histoire de l'endroit.

Lilyane Coulombe de Saint-Laurent-de-l'Île d'Orléans a récolté le... - image 3.0

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Lilyane Coulombe de Saint-Laurent-de-l'Île d'Orléans a récolté le premier prix du Rallye de miniatures avec Magie éphémère d'un matin frisquet (huile, laque et feuille d'or 22 k, 5,7 cm x 13,6 cm)

En bref

Rallye de miniatures sur la Rive-Sud

Comme de coutume, plusieurs espaces d'exposition de la Rive-Sud profitent de l'été pour offrir aux visiteurs de découvrir une multitude d'artistes et de techniques d'art miniature. Le presbytère Saint-Nicolas et la galerie Louise Carrier, derrière l'Anglicane, exposent des productions d'artistes professionnels dans le volet concours de cette huitième édition de l'International d'art miniature. Plus de 300 oeuvres réalisées par 173 créateurs de 21 pays y sont rassemblées. La galerie d'art des Deux-Ponts présente quant à elle des livres d'artistes miniatures alors que Regart, près de la Traverse, propose des oeuvres de ses membres. Le tout se poursuit jusqu'au 6 septembre.

***

Éliceiry chez Engramme

L'espace d'exposition et les différents espaces de production d'Engramme se transforment en studio d'essai pour une troisième année. Cette fois, ce sera Péio Éliceiry qui pourra explorer les possibilités de l'art imprimé avec le programme Laboratoire d'exploration. L'artiste, qui navigue aux limites du minimalisme et de la peinture de genre, compte produire de grandes images noires, en associant les techniques traditionnelles d'impression aux matériaux industriels standardisés. Éliceiry, dont on a pu voir l'exposition Base 1 à L'OEil de poisson en 2014, s'intéresse aux motifs à la fois naturels et artificiels. L'exploration chez Engramme a débuté mardi et se terminera le 7 août.

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Cap sur Les jardins du précambrien

Art et nature s'entremêlent depuis maintenant 20 ans dans le havre de paix de l'artiste René Derouin, Les jardins du précambrien. Le symposium de cette année regroupe Giorgia Volpe (Brésil/Québec), Joëlle Morosoli (Québec), Richard Purdy (Québec), Lea Bucknell (Colombie-Britannique), Carlos Runcie Tanaka (Pérou), Damas Porcena (Haïti) et Minerva Ayon (Mexique), sous le commissariat d'Andrée Matte. L'inauguration a lieu aujourd'hui à 14h au 1301, montée Gagnon à Val-David, mais on pourra profiter des oeuvres jusqu'à la rentrée. Diverses activités sont à l'horaire pendant l'été, dont une conférence Le design d'Amérique donnée par Michel Dallaire le 1er août et un hommage à Gaston Miron avec Chloé Sainte-Marie, Pierre Nepveu et Jean Royer le 8 août.

Josianne Desloges (collaboration spéciale)

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