#ARV15: occuper les lieux

Les photographies de Marc-André Jésus... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Les photographies de Marc-André Jésus

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) L'exposition des finissants en arts visuels de l'Université Laval investit cette année des locaux du Réacteur, centrale créative, dans l'ancien Lépine-Cloutier. Des échantillons d'une trentaine de pratiques diversifiées et déjà bien affirmées ont été agencés par Patrick Dubé, du Lieu, qui agit comme commissaire cette année.

Un masque géant de papier de Francis Ouellet... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.0

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Un masque géant de papier de Francis Ouellet

Le Soleil, Patrice Laroche

Une vue d'ensemble du premier étage du Réacteur... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.1

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Une vue d'ensemble du premier étage du Réacteur

Le Soleil, Patrice Laroche

Trois espaces sont occupés : la grange, où se tenait la scène du tableau Mourir tous les jours, lors d'Où tu vas quand tu dors en marchant...? 3, le premier étage de l'édifice qui donne sur Saint-Vallier et le grenier, sous le toit en pente. 

Le nom de l'exposition, #ARV15, a justement cette fonction unificatrice. «Sinon, il y a beaucoup de gens qui travaillent avec des matières brutes», indique Dubé. Le carré du # rappelle également que le printemps érable a fait partie du parcours de la trentaine d'étudiants.

Il faut aller visiter, mais d'abord, notre oeil a été accroché par les portraits photo de Marc-André Jésus, qui ont le côté léché et les protagonistes au regard direct des clichés de Bryan Adams au Musée national des beaux-arts. «Ce n'est pas toujours beau, c'est plutôt l'identité qui l'intéresse», indique Dubé, notant que le finissant ira à Bangkok l'an prochain.

La courtepointe de Laurie St-Onge Dostie mêle technique artisanale et images numériques, alors que les minutieux dessins d'Olivier Giroux montrent les traces laissées par l'activité humaine dans la nature sauvage. On amalgame nature et culture, actualité et tradition.

Plusieurs oeuvres présentées jouent sur la cinétique et des matériaux quotidiens, comme des feuilles de papier. Pascale Lavigne, par exemple, juxtapose le mouvement de deux feuilles de papier qui s'effleurent, comme deux mains, et d'une sangle qui fouette le sol.

Nos finissants 2015 savent occuper l'espace qui leur est donné. Un déferlement de globules rouges signé Thessa Auclair se répand sur le sol du premier étage, où Marie-Pier Gravel a créé un faux élément architectural. 

Les univers d'Anne-Marie Amyot, qui présente des photos et un comptoir de papier, et de Mélanie Dallaire, qui a grandi sur une ferme laitière en Beauce et utilise les vaches comme motifs, ont une poésie et une singularité qu'on aimerait bien voir se déployer dans un solo.

Francis Ouellet, qui crée des masques miniatures sur des pépins de pêche et d'avocat et des masques géants de papier, ainsi que Steven Girard, qui allie performance et installation évolutive, sont à surveiller, tout comme d'autres qui n'ont pas été nommés ici. L'ensemble de l'exposition regorge de surprises singulières.

Des prix seront remis par les divers centres d'artistes de Québec jeudi. L'exposition se poursuit jusqu'au 30 mai au 707, boulevard Saint-Vallier Est.

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