Don Darby: nous, les humains

  • <em>Homme de Pékin</em> et <em>Femme de Pékin</em> sont au centre de l'une des salles de l'exposition <em>Don Darby: l'homme et la matière</em>. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Homme de Pékin et Femme de Pékin sont au centre de l'une des salles de l'exposition Don Darby: l'homme et la matière.

    Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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  • Un détail de <em>Femme de Pékin</em> de Don Darby (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Un détail de Femme de Pékin de Don Darby

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  • Étude pour <em>Homme de Pékin</em>. Crayon gras, collection de l'artiste. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Étude pour Homme de Pékin. Crayon gras, collection de l'artiste.

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  • <em>Homme de Java</em>, que l'artiste a fait plus grand que nature, à son image. La sculpture et Darby sont exactement de la même grandeur. Collection Cégep de Baie-Comeau (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Homme de Java, que l'artiste a fait plus grand que nature, à son image. La sculpture et Darby sont exactement de la même grandeur. Collection Cégep de Baie-Comeau

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  • À droite, <em>Éléphant</em>, 2006, fusain, collection Marc Bellemare et à gauche, <em>Éléphant et Tigre</em>, 2014, fil d'acier soudé, Galerie Lacerte. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    À droite, Éléphant, 2006, fusain, collection Marc Bellemare et à gauche, Éléphant et Tigre, 2014, fil d'acier soudé, Galerie Lacerte.

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  • Étude pour <em>Homme de Pékin</em> (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Étude pour Homme de Pékin

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  • Les masques moulés sur les sculptures <em>Homme de Pékin</em> et <em>Femme de Pékin</em> semblent sortir de la matière. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Les masques moulés sur les sculptures Homme de Pékin et Femme de Pékin semblent sortir de la matière.

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  • Étude de rhinocéros, 2012. Graphite, collection de l'artiste (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Étude de rhinocéros, 2012. Graphite, collection de l'artiste

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  • <em>Pichnotchet</em>, 1990. Matériaux récupérés, collection de l'artiste (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Pichnotchet, 1990. Matériaux récupérés, collection de l'artiste

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  • Le cheval est l'un des premiers animaux dessinés et sculptés par Don Darby. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Le cheval est l'un des premiers animaux dessinés et sculptés par Don Darby.

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  • Série de masques sur objets usuels et matière à partir de l'<em>Homme de Pékin</em> et de la <em>Femme de Pékin</em>. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Série de masques sur objets usuels et matière à partir de l'Homme de Pékin et de la Femme de Pékin.

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  • <em>Orang-Outang</em>, 2014, fil d'acier soudé, Galerie Lacerte (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Orang-Outang, 2014, fil d'acier soudé, Galerie Lacerte

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  • <em>Pluie acide</em>, 1988, acier, Collection Nicole Thibault (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Pluie acide, 1988, acier, Collection Nicole Thibault

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  • <em>Femme de Pékin</em>, 1995, acier trempé, chauffé et martelé, collection de l'artiste (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Femme de Pékin, 1995, acier trempé, chauffé et martelé, collection de l'artiste

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  • <em>Éléphant et Tigre</em>, 2014, fil d'acier soudé, galerie Lacerte (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Éléphant et Tigre, 2014, fil d'acier soudé, galerie Lacerte

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

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Le Soleil

(Québec) «Ce qui ne nous soude pas nous désagrège», semblent nous chuchoter à l'oreille les oeuvres de Don Darby, à qui la Ville de Québec consacre une magnifique rétrospective à la Maison Hamel-Bruneau.

Devant les visages de son Homme et de sa Femme de Pékin imprimés dans différentes matières, les dessins de majestueux mammifères en voie d'extinction et les sculptures fines et brutes à la fois, faites au pistolet à souder, notre conscience de l'espèce, du vivant et de l'évolution s'éveille. On sent quelques mystères, ou quelques connaissances ancestrales, tapies sous les traits de métal et de crayon.

L'un des éléments qui distinguent justement l'artiste à la carrière longue et prolifique est sa manière particulière d'utiliser le pistolet à souder comme un crayon de plomb, dessinant dans l'espace des sculptures ajourées, faites de multiples traits solides. Pour l'exposition, la commissaire Hélène Matte a eu la belle idée de mettre en valeur les dessins de Darby, peu exposés, ce qui renforce cette impression de se trouver devant des dessins-sculptures.

Comme les premiers films expérimentaux, les traits vifs de Darby retracent les déplacements de volumes dans l'espace. «Beaucoup de ses oeuvres monumentales comportent des pièces que les gens peuvent déplacer ou des formes qui font référence au mouvement», note Hélène Matte, qui a tenu à laisser une place, en ouverture de parcours, à des images des oeuvres d'art publiques de l'artiste. On peut aussi y visionner un court-métrage signé par son neveu Julian Darby, sur la genèse de l'exposition, et un autre tourné à l'été 1998 sur l'îlot Fleurie, cet espace public utopique, à faire et à refaire, dont Darby a été l'un des piliers.

Le sceau de l'engagement

L'appétit de l'artiste pour l'anthropologie et pour l'archéologie s'est incarné non seulement dans ses oeuvres, mais dans son rapport aux autres dans sa communauté. Toute sa carrière est marquée du sceau de l'engagement.

L'exposition comporte de nombreux artefacts, en attente d'une seconde vie, que Darby a amassés au fil des ans et qui marquent son intimité avec la matière usée par le temps. Le titre L'homme et la matière est en fait une inversion de La matière et l'homme, une oeuvre d'art publique qu'il a signée en 1970.

Sur place, ce sont ses animaux ainsi que son couple de Pékin qui sont mis en valeur. «J'avais peut-être sept ans, et j'étais impressionné de voir dans des livres d'anthropologie qu'il y avait des hommes avant nous qui nous ressemblaient, mais qui n'étaient pas tout à fait pareils», indique l'artiste, qui leur a imaginé des visages et des corps de métal et, pour la femme, des tresses complètement délirantes.

Des masques, moulés sur le visage des sculptures, semblent surgir de différents objets : pelles, poêle et morceaux de tôle, d'acier et de bronze, qui forment une tribu à l'air grave.

La seconde moitié de l'espace d'exposition est consacrée aux animaux. Lions, rhinocéros, éléphants et grands singes se dressent dignement et nous regardent d'un oeil indéchiffrable.

Nul doute, l'artiste en appelle à un certain humanisme et au respect profond de ce qui vit. «Les primitifs ne se tuaient pas entre eux, c'était inconcevable. Ils étaient peut-être protégés par une certaine pensée», note-t-il.

Quelques oeuvres terminent le parcours sur une note plus politique. Un robot grinçant à la mâchoire articulée, aux bras qui peuvent aller de haut en bas comme des hachoirs et aux mains maculées de sang a été baptisé Pichnotchet, alors qu'un périscope en cannes de conserve (Aplatikanis) donne l'impression de contempler un quartier dévasté par les bombardements.

«Darby c'est, d'une part, le regard émerveillé sur les métamorphoses de la vie et, d'autre part, l'inquiétude face à ce que l'humain peut être, c'est-à-dire irrespectueux de la nature et de ses semblables», écrit Hélène Matte, qui signe ici un hommage touchant et bien articulé à son ancien professeur.

Don Darby : l'homme et la matière est présenté au 2608, chemin Saint-Louis, du mercredi au dimanche, de 13h à 17h jusqu'au 31 mai. Info : 418 641-6280 ou www.maisonsdupatrimoine.com

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