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Une oeuvre de 80 mètres ornera le mur de l'ancien cinéma Charest

L'artiste, qui a carte blanche pour le projet,... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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L'artiste, qui a carte blanche pour le projet, accepte volontiers le privilège, lui qui dit avoir été «censuré» pour l'élaboration de la murale inspirée de Pellan sur l'avenue Cartier.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le maître d'oeuvre de la murale inspirée d'Alfred Pellan au coin Cartier et René-Lévesque aura une nouvelle fois l'occasion de montrer ses couleurs aux gens de Québec, cette fois en faisant revivre par l'art public le mur subsistant de l'ancien cinéma Charest.

La murale colorée et colossale, réalisée par Phelipe... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 1.0

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La murale colorée et colossale, réalisée par Phelipe Soldevila, située coin René-Lévesque et Cartier

Le Soleil, Erick Labbé

Un projet d'envergure inégalée pour le muraliste Phelipe Soldevila, qui se réjouit de la totale liberté que lui a octroyée l'Université du Québec, le propriétaire du bâtiment, dans cette aventure.

L'artiste se dit d'ailleurs «super enthousiaste» à l'idée d'entamer l'oeuvre d'art qui s'étendra sur une longueur de quelque 80 mètres - soit le double de la murale de l'avenue Cartier -, entre les rues Sainte-Marguerite et Fleurie.

La peinture prendra forme sur l'imposant mur de béton visible de la rue du Pont. Il s'agit du mur auparavant mitoyen entre le cinéma Charest et son stationnement arrière.

Comme la murale inspirée de Pellan, les animaux seront au coeur de l'oeuvre urbaine, le tout dans un contexte beaucoup plus narratif, explique l'artiste. Davantage complexe, le tableau mettra en scène trois ou quatre personnages, dans une atmosphère «plus colorée, plus joyeuse».

Malgré l'ampleur du projet, Phelipe Soldevila dit ne pas vouloir en exagérer l'importance avant que celui-ci ne soit terminé, mais espère que la population de Québec saura se l'approprier. «Je m'arrange pour que les gens de Québec en aient pour leur argent, même s'ils ne paieront rien de leur poche pour ce projet.»

Le muraliste, qui est à la recherche de commanditaires, précise d'ailleurs que son cachet, versé par l'Université du Québec, couvrira moins de la moitié des coûts nécessaires à la réalisation de ce tableau grandeur plus que nature. En échange, il a pratiquement «carte blanche» sur la nature du dessin qui y sera exposé.

Un privilège qu'accepte volontiers l'artiste, lui qui dit avoir été «censuré» lors de l'élaboration de la murale inspirée de Pellan sur l'avenue Cartier.

«Le plus intéressé»

L'Université du Québec a choisi de confier le projet à Phelipe Soldevila «parce que c'est lui qui était le plus intéressé», mentionne la porte-parole de l'Université du Québec, Valérie Reuillard. Lui-même l'affirme : «J'ai le goût que ce projet-là se fasse. [...] Ils ont raison de me faire confiance.»

Propos peu étonnants de la part d'un réel passionné de l'art mural, qui s'y consacre activement depuis une dizaine d'années.

Le projet, qui devrait être réalisé en plus ou moins quatre semaines, se mettra en branle à la mi-juin, soit un peu plus d'un mois après la fin de la démolition du vétuste bâtiment. 

Reproches à la Ville

L'objectif principal de Phelipe Soldevila lorsqu'il conçoit une oeuvre est de «développer la murale à Québec». Lui-même originaire de la Capitale-Nationale, il s'entête à y garder un pied-à-terre, question d'en exploiter le potentiel artistique. «Le problème, c'est l'ouverture de la Ville», lance-t-il sans détour, réclamant que la Ville s'investisse davantage. Il dénonce notamment l'absence de «murs légaux» où muralistes et graffeurs pourraient développer leur art en toute légalité. La région de Montréal en compte actuellement une dizaine, alors que Gatineau agit à titre de chef de file en la matière avec sa cinquantaine de murs et tunnels autorisés.

Aux yeux de Phelipe Soldevila, «Québec se réveille tranquillement», mais le retard avec Montréal demeure «radical».

Entreposage éternel?

Avec la démolition de l'ancien cinéma Charest, plusieurs citoyens se sont récemment interrogés sur ce qu'il adviendrait de l'imposante peinture d'une longueur de près de cinq mètres qui a orné un des murs du bâtiment jusqu'à sa fermeture, en 2011. Interrogée par Le Soleil, Cineplex Divertissement affirme que l'oeuvre de l'artiste de Québec Richard Mill est actuellement entreposée «de manière sécuritaire», en attendant que quelqu'un s'en porte acquéreur. L'entreprise avoue toutefois ne pas travailler activement à la vente du tableau, et précise qu'il pourrait demeurer entreposé «éternellement». À noter que l'oeuvre, intitulée Lumière, a été placée en entreposage dès la fermeture du cinéma Charest, soit il y a déjà plus de quatre ans. 

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