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Musées de la civilisation: Michel Côté prévoyait un départ après cinq ans

Après son départ de la direction des Musées... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Après son départ de la direction des Musées de la civilisation, Michel Côté dit avoir «beaucoup de projets, mais chose certaine, [il ne jouera] pas à la belle-mère».

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le départ de Michel Côté de la direction des Musées de la civilisation n'a aucun lien avec les velléités gouvernementales de regrouper cette institution avec le Musée national des beaux-arts. «Quand j'ai obtenu le poste, j'avais prévenu le conseil d'administration que je ne resterais pas plus de cinq ans.»

En entrevue au Soleil, dans ses bureaux de la rue Dalhousie, Michel Côté soutient que le projet du gouvernement Couillard d'organiser un «rapprochement» entre les deux institutions de la capitale, tel qu'annoncé dans Le Soleil en octobre dernier, ne permettrait pas de faire de grandes économies.

«Je n'y crois pas. Il y en aurait très peu. On travaille déjà ensemble sur un certain nombre de choses, comme les réserves qui sont au même endroit. On leur loue un espace et on se partage les coûts de sécurité et de transport.

«Est-ce qu'on peut aller plus loin? Est-ce que nos programmes informatiques pourraient leur servir? C'est ce qu'on est en train de regarder. Nous sommes assez ouverts, mais pour moi, ça demeure deux institutions culturelles totalement différentes et il faut que ça demeure ainsi.»

Le directeur général sortant a le sentiment de laisser la maison en bon ordre, malgré la situation financière difficile pour toutes les institutions muséales. À 18 millions $, la subvention annuelle de l'institution est la même qu'il y a 25 ans, alors que s'est ajoutée depuis la gestion du Musée de l'Amérique francophone, du musée de Place Royale, de la maison historique Chevalier et du Centre national de conservation et d'étude des collections. «Notre marge de manoeuvre n'est pas forte», déplore-t-il.

En cela, l'ambitieuse campagne de financement prévue pour l'automne, où entreprises et gens d'affaires seront sollicités, s'annonce cruciale pour que l'institution continue de s'imposer parmi les musées québécois les plus courus. Bon an, mal an, quelque 800 000 visiteurs sont au rendez-vous. L'incendie de février 2014, qui a entraîné la fermeture temporaire de quatre salles d'exposition, a fait baisser ce chiffre d'environ 10 %.

Même s'il ne sera alors plus en poste, Michel Côté a élaboré un «plan de travail» pour les trois prochaines années. L'une des priorités demeure l'agrandissement des réserves afin d'accueillir la collection de quelque 250 000 pièces. À l'étroit, le Musée de l'Amérique francophone gagnerait de l'espace, permettant ainsi la tenue de plus d'expositions.

S'ouvrir aux autres sociétés

L'ancien directeur du Musée des confluences, à Lyon, refuse de désigner son exposition chérie des cinq dernières années. «Pour moi, chacune a été importante. Je suis content d'avoir été capable d'assurer une certaine cohérence dans la programmation, comme avec la mise en valeur de la série sur les créateurs. J'ai travaillé beaucoup sur la culture des autochtones, ceux d'ici, mais aussi les 350 millions à travers le monde. C'est fondamental pour un musée de s'ouvrir aux autres sociétés.»

Michel Côté quittera ses fonctions lorsque le processus de sélection pour lui trouver un remplaçant sera terminé. «J'ai prévenu le conseil d'administration que cinq minutes avant mon départ, je vais prendre encore des décisions...»

À son avis, des candidatures devraient être déposées au conseil d'administration en mai pour une nomination d'ici l'automne. «C'est un poste un peu particulier qui concerne à la fois le culturel et l'administratif. La personne doit également bien connaître le réseau des musées internationaux, qui finit par ressembler à une petite famille. La fonction est faite de beaucoup de relations interpersonnelles.»

Pas le rôle de belle-mère

Dans le communiqué de presse publié jeudi, le jour de l'annonce de son départ, alors qu'il se trouvait au congrès de l'Association des musées canadiens, à Calgary, Michel Côté disait que le temps était venu pour lui, à 67 ans, d'«explorer de nouveaux territoires». 

Mais, de façon plus prosaïque, qu'en est-il au juste? «Dans la vie, on a plein de choses à apprendre et à découvrir, alors je vais apprendre et découvrir dans d'autres secteurs, peut-être comme consultant. J'ai beaucoup de projets, mais chose certaine, je ne jouerai pas à la belle-mère...»

Clémence DesRochers entre au Musée

Clémence DesRochers, par l'entremise de son grand ami, l'écrivain et éditeur René Jacob, fait son entrée aux Musées de la civilisation.

Plus de 680 dessins originaux, correspondances, livres et autres objets seront officiellement légués, mercredi, à la collection nationale de l'institution. Pendant plus d'une dizaine années, l'artiste multidisciplinaire et René Jacob ont partagé une «grande amitié» qui s'est traduite notamment par la production de livres. La première en signant les illustrations; le second les textes. Parmi les pièces majeures de la donation, citons les ouvrages Nos mères et Dimanches et jours de fêtes

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