Mise en chantier à la Galerie 3: prochain arrêt, art actuel

  • <em>Sausage Project BD</em>, BGL (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Sausage Project BD, BGL

    Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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  • <em>L'enfant-soldat canonisé</em>, BGL (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    L'enfant-soldat canonisé, BGL

    Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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  • <em>Chronos</em>, BGL (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Chronos, BGL

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  • <em>Prédateur 2</em>, de BGL (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Prédateur 2, de BGL

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  • Les dessins de Sayeh Sarfaraz (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Les dessins de Sayeh Sarfaraz

    Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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  • <em>Délice aquatique</em>, Dan Brault (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Délice aquatique, Dan Brault

    Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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  • Une photo de Graeme Patterson faite à partir de l'installation <em>Secret Citadel</em> (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Une photo de Graeme Patterson faite à partir de l'installation Secret Citadel

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  • Une photo de Graeme Patterson faite à partir de l'installation <em>Secret Citadel</em> (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Une photo de Graeme Patterson faite à partir de l'installation Secret Citadel

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  • Une toile d'Andrea Mortson (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    Une toile d'Andrea Mortson

    Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) «3», comme un panneau routier identifiant une autoroute. «Mise en chantier», comme le début d'une construction, l'activation de la machinerie, le passage à l'acte. Après une mise en bouche avec le Cercle des collectionneurs en art actuel, la Galerie 3 se lance officiellement sur le marché de l'art à Québec, et déploie son artillerie lourde.

Des oeuvres ont été sélectionnées dans les ateliers des cinq artistes de la galerie : Dan Brault, BGL, Graeme Patterson, Andrea Mortson et Sayeh Sarfaraz. Même si Yannick Pouliot a finalement sauté du train à la dernière minute, la liste demeure des plus enviables.

Le trio de galeristes a orchestré l'accrochage avec soin, évitant de coiffer l'exposition collective d'un thème flou ou de diviser la galerie en cinq sections étanches. Les oeuvres coexistent sans heurts, trouvent leur espace... et attirent déjà l'attention des acheteurs. Avant même l'ouverture officielle, le 27 mars, plusieurs arboraient déjà de petits points rouges sur leur cartel. 

Dans l'entrée, un des 200 exemplaires de Canvas, l'oeuvre de BGL qui finance une partie de la participation du trio de Québec à la Biennale de Venise, nous fait de l'oeil. Leur fausse caméra, elle, est toujours là, braquée vers la porte.

BGL format domestique

Les galeristes ont extrait de l'atelier de Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère et Nicolas Laverdière quatre oeuvres de format «domestique», assez rares chez BGL. L'enfant-soldat canonisé (une tête de bébé-jouet ornée d'un béret militaire et de poils de barbe) et Prédateur 2 (un collage montrant une sirène attaquée par un aigle) ont été présentées dans l'exposition Concessionnaires, à la Parisian Laundry à Montréal, en 2012. Il y a aussi Chronos, une chouette naturalisée enserrée par une montre-bracelet et coiffée d'un coquillage, «comme un bonnet d'âne qui la ridiculiserait pour l'éternité», note Norbert Langlois.

«Dans les oeuvres qu'on a ici, on a toute l'essence de BGL. On a de l'humour, du ready-made, et plusieurs couches, ce n'est jamais aussi simple que ça en a l'air», résume le galeriste. Ces assemblages fragiles sont placés sous des cloches de verre, ce qui rappelle le cabinet de curiosité, ou dans une boîte de plexiglas, qui montre le bois qui s'y effrite en fines particules et le travail du temps.

La pièce de résistance est Sausage Project, une BD faite en 2009 pour Art Papers, sorte d'archive ou de fantaisie autour de la performance du même nom où ils faisaient griller des saucisses sur une grille d'égout à la Jump Ship Rat Biennale, à Liverpool.

Images secrètes

Un dispositif de présentation inusité attire l'attention sur les dessins de Sayeh Sarfaraz, dont on ne peut voir qu'un pan à la fois. Chaque vente permettra de dévoiler la suite, comme une histoire secrète, un parchemin crypté. 

«Je trouve que le dessin, pour chaque artiste, est un lieu de construction de sa pensée», indique l'artiste. «Toute la censure et les répressions que j'ai vécues en Iran, j'ai essayé de les transformer en dessin.» Sous ses doigts, les figures d'oppresseurs deviennent clownesques, voire ridicules, et les manifestants, toujours des femmes, sont vêtus de bleu persan. L'artiste a préféré cette couleur originelle, très présente dans les mosquées, aux multiples nuances de vert associées aux groupes au coeur des conflits qui rongent son pays d'origine.

Des photographies de Graeme Patterson, tirées de la saisissante installation Secret Citadel, présentée cet automne à la Galerie de l'UQAM, nous parlent d'amitié entre garçons, de solitude, et de l'animal en soi, à vaincre ou à apprivoiser. «Elles sont en très, très haute résolution, on pourrait les agrandir à l'infini», souligne Pascal Champoux. «Graeme ne s'est jamais considéré comme un photographe, même s'il prend des milliers de photos parfaitement calibrées pour faire ses vidéos en stop motion», ajoute-t-il à propos de l'artiste nommé récemment pour le prix Scotia Bank.

Nature fantasmagorique

Délice aquatique, une unique toile de Dan Brault trône sur le mur du fond de la Galerie 3, synthèse de sa grammaire composite, faite de dessins précis, de gestes bruts et de couleurs vibrantes, voire fluorescentes. Pour son solo l'automne prochain, le géant roux choisi cette année pour la publication et l'exposition 100 Painters of Tomorrow jongle avec l'idée de faire des oeuvres sur papier. 

La dernière recrue de la Galerie 3 est une autre peintre, Andrea Mortson, qui peint à l'huile des paysages imaginaires aux doux coloris, peuplés de personnages étranges. Dans The Power of Three, on voit par exemple une mère et deux enfants, l'un à tête de mort et l'autre avec une tête à la Picasso, blottis dans une forêt faite de fondus et de traits bruts.

L'exposition se poursuit jusqu'au 26 avril au 247, rue Saint-Vallier Est, à Québec.

Info : 581 700-0130

Charles Fleury... (Photo Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Charles Fleury

Photo Le Soleil, Patrice Laroche

Reliques exaltées chez VU

À partir de photographies de têtes de plâtre entreposées à la basilique de Québec, Charles Fleury a construit une des installations carnavalesques et grinçantes dont il a le secret. Apparitions futuristes: en aval des couches et du suprême a sa propre Sainte Trinité de têtes d'affiche, ses martyrs aux plaies luminescentes et ses tours de Babel. 

Cette fantasmagorie sur l'imagerie religieuse et la figure du croyant ne se veut pas un discours sur la religion, mais bien un questionnement jubilatoire. «Je crois que l'humain va toujours croire. Si on balaie la religion, d'autre chose la remplace. Aujourd'hui, ce qui rassemble, c'est souvent le divertissement, le spectacle», indique Fleury. 

Les images reproduites, agrandies, modifiées par collage, peinture et découpage agissent en quelque sorte comme une métaphore de notre société actuelle, où l'image de soi devient parfois la matière première d'un aliénant délire. «Il y a tellement de couches de représentation qu'on finit par perdre l'identité et les fondements de notre identité. On aplanit le réel», constate l'artiste, qui injecte une bonne dose d'humour au mélange. On devine aussi des clins d'oeil au cabaret et au cinéma surréaliste dans ce laboratoire permissif.  

Stéphanie Requin Tremblay (un surnom hérité d'une soirée karaoké) expose quant à elle des images tirées de son photoroman autofictionnel Sels de bain, qui parle de tous ces petits gestes avortés, compulsifs ou porteurs de bonheurs mis bout à bout pour combler la solitude. Sur les images du format d'une pochette de vinyle, des objets centrés sur un fond coloré constituent un inventaire. Une balloune à moitié dégonflée («la fête au point mort», note l'artiste) et un couple de bergers en porcelaine, «l'idéalisation des relations amoureuses, où chacun regarde dans le vide dans des réactions différentes», règnent sur cet univers adolescent, vintage, graphique. 

Jusqu'au 19 avril à VU, 550, côte d'Abraham, à Québec

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