Sébastien Thibault: le tour du monde en illustrations

Sébastien Thibault tient le trophée qu'il a remporté... (COLLABORATION SPÉCIALE JOHANNE FOURNIER)

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Sébastien Thibault tient le trophée qu'il a remporté au Applied Arts Creative Excellence Award de Toronto, dans la catégorie Illustration.

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Matane) De son atelier situé dans sa maison de Matane, Sébastien Thibault griffonne des formes sur sa tablette à dessin. Ensuite, il s'installe devant son ordinateur et peaufine son oeuvre. Pendant que ses voisins doivent se demander ce qu'il fait comme métier, les grands magazines et journaux de la planète connaissent l'illustrateur.

Sébastien Thibault vient de réaliser les illustrations d'un livre publié par les Éditions Bayard Jeunesse, en France. C'est pour cette raison que l'artiste de 34 ans s'est envolé pour Paris, ces derniers jours, afin de participer au lancement du livre prévu le 12 mars. Écrit par la Française Murielle Szac, l'ouvrage s'intitule Le feuilleton d'Ulysse. Sébastien Thibault a disposé de deux mois et demi pour créer 250 illustrations qui parsèment le livre portant sur la mythologie grecque.

À ce contrat un peu fou se sont ajoutées 145 illustrations qu'il a réalisées, en 2014, pour différents clients. L'an passé, il a aussi créé l'illustration de la couverture du livre de l'historien Louis Blanchette, Disparus en mer.

Au début de 2015, les contrats se sont multipliés. «En une semaine, j'ai dû livrer des illustrations pour The New York Times, The Guardian et Le Monde», indique-t-il. La liste de ses clients est aussi fascinante que le talent de l'artiste. Parmi eux, The Globe and Mail, Time Magazine, Rolling Stone Italy, Wired Magazine, The Wall Street Journal, Fortune Magazine, The Boston Globe et Billboard.

Le processus créateur de l'illustrateur est soumis à une pression énorme. «Les journaux m'envoient le texte, qui est souvent éditorial et, tout dépendant du sujet, j'ai entre quatre et cinq heures, souligne-t-il. La plupart des textes sont en anglais. Je dois comprendre le sens. Je dois faire une bonne recherche.» D'ailleurs, son travail se compose à 75 % de recherche et à 25 % de réalisation.

Bien que L'actualité, Urbania et Coup de pouce fassent parfois affaire avec lui, son marché est presque essentiellement international. «Environ 60 % de ma clientèle est américaine», constate Sébastien Thibault. «Ceux qui m'engagent le moins, c'est le Québec.» Il doit cependant nommer certains groupes québécois qui lui ont confié leur image, dont Karkwa, Creature, Vulgaires Machins et The Sainte Catherines.

Sébastien Thibault réalise aussi des contrats de publicité (Banque TD et Association du barreau canadien) et a également créé les illustrations d'une récente campagne publicitaire pour les casinos britanniques. «Même si c'est moins créatif, ça met du beurre sur mon pain», illustre-t-il.

Depuis le 18 novembre, il expose une dizaine d'oeuvres à L'Espace F de Matane. Intitulée Wölfe, son exposition présente des portraits conceptuels de dirigeants nazis de la Seconde Guerre mondiale.

Ces quatre dernières années, pas moins de 18 honneurs lui ont été décernés, notamment par LUX, Applied Arts et Communication Arts. Sébastien Thibault joue parfois le rôle de mentor. «L'autre jour, un illustrateur d'Espagne m'a demandé des conseils», relate-t-il. Il donne également des conférences auprès d'étudiants en arts de certains cégeps.

Son site Web : www.sebastienthibault.com

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