Décembre est Riopelle au MNBAQ

Le nouveau don d'Yseult Riopelle (photo), un Sans...

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Le nouveau don d'Yseult Riopelle (photo), un Sans titre daté de 1976, se déploie comme un grand panorama montrant un arrière-plan coloré et vaporeux strié de traits noirs qui marquent une verticalité.

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<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) Les différents visages de l'oeuvre de Jean Paul Riopelle n'ont pas fini de révéler leurs secrets. À l'occasion du don d'une nouvelle oeuvre monumentale par sa fille Yseult et de la publication de deux volumineux ouvrages sur l'artiste et le mouvement automatiste, le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) a décidé de placer décembre sous le signe de Riopelle.

«Les musées construisent la mémoire et ils en sont le dépôt aussi. On en voit les deux côtés aujourd'hui. On la construit en acquérant des oeuvres, et on est un dépôt parce qu'on conserve aussi les archives qui permettent de documenter la carrière des artistes», a lancé mardi la directrice générale du MNBAQ, Line Ouellet.

L'acquisition par l'institution des Plaines d'une nouvelle gouache de plus de 4,5 mètres de long a été l'occasion de renouveler la section des oeuvres sur papier de l'exposition Métamorphoses consacrée à Riopelle dans le pavillon Charles-Baillairgé. Ces oeuvres fragiles ne peuvent être exposées plus d'un an, et celles déjà en place l'étaient depuis février.

Esthétique unique

La nouvelle acquisition, un Sans titre daté de 1976, se déploie comme un grand panorama montrant un arrière-plan coloré et vaporeux strié de traits noirs qui marquent une verticalité. Une pièce à l'esthétique unique dans l'ensemble de l'oeuvre de Riopelle, a noté Yseult Riopelle. «Il existe trois ou quatre autres petites oeuvres dans ce genre, mais c'est tout», a-t-elle précisé, mardi.

Pour mettre en contexte cette nouvelle acquisition et l'ensemble de l'oeuvre de l'artiste, le MNBAQ exhibe jusqu'au 14 décembre quelques raretés dans la rotonde du premier étage du pavillon Gérard-Morisset, à côté de la salle où est exposé le monumental Hommage à Rosa Luxemburg. On peut y voir trois sculptures qui ne sont jamais sorties des réserves, ainsi qu'un assortiment d'archives montrant entre autres l'oeuvre Sans titre de 1976 dans l'atelier de Sainte-Marguerite et dans une exposition internationale.

Le MNBAQ a aussi profité de l'occasion pour souligner la parution de la traduction française d'Égrégore, un important ouvrage de Ray Ellenwood sur le mouvement automatiste de Montréal, et du tome 4 du catalogue raisonné - «la mémoire d'un artiste oeuvre par oeuvre» - de Riopelle. Une entreprise colossale menée par sa fille Yseult. «Ce n'est pas terminé. Il y a neuf tomes, il en reste quatre encore à faire. Dans le prochain, il y aura 1500 reproductions», a expliqué Mme Riopelle. «Mais l'important, c'est surtout de la montrer, l'oeuvre de Riopelle. Il ne faut pas qu'elle reste dans les réserves», plaide-t-elle.

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