Le MNBAQ sera le Whitney Museum du Québec

Le nouveau pavillon Lassonde est bâti en porte-à-faux,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le nouveau pavillon Lassonde est bâti en porte-à-faux, une technique qui demande une solidité «digne d'un pont», puisqu'aucune colonne ne soutiendra le devant du troisième bloc de verre qui s'avance sur la Grande Allée. Les grosses poutrelles d'acier qui permettent cette solidité seront peintes en blanc et demeureront apparentes.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) Même si son nom le dit déjà, le Musée national des beaux-arts du Québec pourra enfin devenir pour l'art d'ici ce que le Tate Britain de Londres est à l'art britannique et le Whitney Museum de New York, à l'art américain. «On est en train de concevoir un écrin de classe internationale pour l'art du Québec», a martelé hier Line Ouellet, directrice générale du MNBAQ.

Le deuxième étage du nouveau pavillon Lassonde sera entièrement consacré aux collections d'art contemporain, un luxe que n'a jamais pu se permettre le musée. Le troisième étage, lui, présentera l'art décoratif et la collection d'art inuit de Raymond Brousseau, deux autres collections qui ne sont peu ou pas sorties des réserves. Avec le redéploiement des collections d'art moderne dans le pavillon Charles-Baillargé, il ne restera qu'à installer les collections historiques dans le pavillon Gérard-Morisset pour compléter le panorama de l'art québécois.

Comme le pavillon Lassonde deviendra le «coeur» du nouveau MNBAQ, c'est celui-ci qui accueillera les expositions temporaires dans deux grandes salles installées au rez-de-chaussée. Les équipements à la fine pointe de la muséologie permettront de recevoir des expositions autrefois inaccessibles, a confirmé Line Ouellet. «Ça va améliorer notre positionnement sur le plan international», a-t-elle ajouté.

Le financement privé presque bouclé

Le nouveau pavillon est à peine levé de terre que déjà, plusieurs de ses pièces portent le nom d'un commanditaire privé : le café Québecor, l'auditorium Sandra-Chartrand et Alain-Bouchard, la terrasse de la Fondation Parizeau... «C'est comme ça partout dans les musées aujourd'hui. C'est merveilleux, ça permet de faire des choses qu'on ne pourrait faire autrement», lance Line Ouellet.

Sur un objectif de financement privé de 32,6 millions au total, 83 % des sommes ont été amassées jusqu'à maintenant. Sur le lot, 24,6 millions $ sont prévus pour le bâtiment lui-même, un objectif atteint à 93 %. Le reste de l'argent doit servir au soutien des activités du nouveau musée, a précisé la directrice générale.

Le MNBAQ a subi de nombreuses compressions durant les dernières années, qui ont mené à plusieurs coupes de postes. Questionnée à savoir comment le musée s'en tirerait avec presque le double de la superficie à gérer, Line Ouellet s'est montrée optimiste quant à l'appui du gouvernement.

«Il faut comprendre que c'est un musée qui appartient à l'État et qui met en valeur la collection d'art national du Québec. Je pense que notre gouvernement a un intérêt pour ce très grand projet qui mettra en valeur l'identité québécoise sur la scène internationale.»

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