Le Mur insolite propose une galerie de l'horreur pour l'Halloween

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L'une des pièces exposées à la galerie Le Mur insolite, dans le quartier Saint-Sauveur.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Josianne Desloges
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Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Ceux qui nourrissent un penchant pour les récits de H. P. Lovecraft, pour les mangas fantomatiques, pour les pochettes de disques de metal ou pour les paysages angoissants trouveront de quoi se contenter dans la 13e exposition du Mur insolite. Pour les autres, l'Halloween est le prétexte idéal pour découvrir cette galerie d'art de l'horreur.

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Installée dans le quartier Saint-Sauveur depuis 2011, la galerie Le Mur insolite accroît rapidement sa notoriété. 

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L'une des pièces exposées à la galerie Le Mur insolite

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Le Mur insolite a pignon sur rue dans le quartier Saint-Sauveur depuis juin 2011, et les oeuvres de plus de 80 exposants, dont le maquilleur Rémy Couture, ont été agencées lors des différentes expositions collectives. La galerie est la seule du genre à Québec, et une des rares au Québec, et accroît rapidement sa notoriété. En septembre, l'écrivain Patrick Senécal est d'ailleurs allé la visiter.

Nous avons profité d'un après-midi gris d'octobre pour entrer dans l'antre des adeptes de l'horreur, du macabre et du gore - au demeurant fort sympathiques. Ils ont rapidement séduit notre photographe, qui s'est découvert une passion insoupçonnée pour les sculptures patibulaires de Patrick Anktil, un des propriétaires...

Parmi les artistes de l'exposition en cours, on retrouve Marie-Pier Lapointe, qui peint des toiles sombres et vaporeuses. «Je cherche d'abord une ambiance, puis j'introduis des éléments figuratifs, comme des éléments architecturaux», explique-t-elle. Les animaux ont préséance sur les humains dans ses compositions. «Je trouve qu'on oublie trop souvent que nous sommes des animaux nous-mêmes», note celle qui détient un bac en arts visuels et une maîtrise en enseignement supérieur.

Namida, qui signe l'affiche de l'exposition baptisée Sans coeur, crée des personnages aux yeux vitreux, démesurés et sans pupilles. «Ce sont tous des parties de moi, irréelles, comme des rêves qui te regardent», expose-t-elle. Ses portraits mélancoliques, dessinés numériquement, sont placés dans des cadres baroques repêchés dans les brocantes. L'artiste signe également une série de petits formats qui montrent des creepy cats, des chats noirs qui se livrent aux activités les plus diverses.

Un autre peintre, David Gagné, a rejoint la galerie au printemps dernier. Il peint à l'huile, pour pouvoir prendre le temps de peaufiner les détails de ses compositions, dans lesquelles il introduit souvent du texte. «Je m'inspire beaucoup des toiles de l'âge d'or de la peinture flamande. Bosch, par exemple», indique-t-il. Avec une certaine ironie, il détourne les icônes christiques et l'imagerie religieuse pour dénoncer ceux qui se servent de la religion pour diffuser des messages haineux ou promouvoir un agenda. «Mais jamais pour dénigrer les croyances des gens», note le fils d'homme d'Église.

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L'une des pièces exposées à la galerie Le Mur insolite

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De Giger à Lovecraft

Steve Otis a une pratique artistique à deux volets : l'un réaliste, près des beaux-arts, et l'autre jonglant avec les références culturelles qui ont marqué son enfance. Il rend hommage à Giger, «le peintre surréaliste suisse qui a conçu l'image d'Alien» et à Frank Franzetta, qu'il qualifie de «grand-père de l'illustration fantastique» (son personnage de Death Dealer est d'ailleurs devenu l'icône d'un corps texan de l'armée américaine). Parfois, un visage effrayant surgit au gré de l'élaboration d'un arrière-plan abstrait, et parfois l'envie lui prend de peindre la chanteuse Pink en zombie. Lorsqu'il ne peint pas, le colosse à la barbe rousse est... fonctionnaire.

Rottenz se démarque avec des pièces sculpturales aux corps minutieusement délabrés. «Ça fait à peu près trois ans que je fais vraiment ce que je veux en sculpture, raconte-t-il. Avant, je faisais des reproductions sur commande, des Jack Skellington [du film de Tim Burton], par exemple», raconte-t-il. Les sculptures de polymère, peintes ou enduites de différents finis, s'inspirent du cinéma et de la littérature (on retrouve un Cthulhu, d'après l'ouvrage de Lovecraft). «Giger faisait de la biomécanique. Moi je dis plutôt que je fais de la nécromécanique», explique celui qui a une formation en métallurgie. Parmi ses créations, on trouve une troublante créature à tête d'utérus et des bijoux en étain.

Des oeuvres de Jessika Cloutier, Jessica Tenreiro Gagné, Patrick Anktil, Synbryo, David Dallaire, Klo, Mary Khaos et Sien-Sébastien sont aussi exposées. À voir au 198, rue Hermine, Québec, jusqu'au 21 décembre. Info: 418 999-6221 et www.murinsolite.com

On peut contribuer aux activités de la coopérative sur le site de sociofinancement La Ruche.

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