Paul Bienvenu: une passion qui fait du chemin

  • Une grande partie de la collection qui est maintenant sous la garde du Musée de la civilisation est entreposée dans un grand bâtiment de deux étages chez M. Bienvenu, à Bromont. Au deuxième étage, on retrouve principalement des traîneaux. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

    Plein écran

    Une grande partie de la collection qui est maintenant sous la garde du Musée de la civilisation est entreposée dans un grand bâtiment de deux étages chez M. Bienvenu, à Bromont. Au deuxième étage, on retrouve principalement des traîneaux.

    Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

  • 1 / 9
  • M. Bienvenu a une affection particulière pour cette calèche datant du 18è siècle. Il est persuadé qu'il s'agit de la calèche des Seigneurs de Beauce, décrite dans un article de journal comme étant une pure merveille. Avec son équipe, il a choisi de ne la restaurer que de façon minimale. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

    Plein écran

    M. Bienvenu a une affection particulière pour cette calèche datant du 18è siècle. Il est persuadé qu'il s'agit de la calèche des Seigneurs de Beauce, décrite dans un article de journal comme étant une pure merveille. Avec son équipe, il a choisi de ne la restaurer que de façon minimale.

    Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

  • 2 / 9
  • La plupart des voitures hippomobiles acquises par M. Bienvenu sont des modèles rares dont la sophistication et les détails de design, comme sur ce fanal, sont probants. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

    Plein écran

    La plupart des voitures hippomobiles acquises par M. Bienvenu sont des modèles rares dont la sophistication et les détails de design, comme sur ce fanal, sont probants.

    Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

  • 3 / 9
  • Charette italienne richement décorée (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

    Plein écran

    Charette italienne richement décorée

    Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

  • 4 / 9
  • Pour l'instant, les collections demeurent dans les entrepôts sécurisés de M. Bienvenu, à Bromont. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

    Plein écran

    Pour l'instant, les collections demeurent dans les entrepôts sécurisés de M. Bienvenu, à Bromont.

    Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

  • 5 / 9
  • La plupart des modèles dénichés au fil du temps par M. Bienvenu sont les Bentley d'hier. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

    Plein écran

    La plupart des modèles dénichés au fil du temps par M. Bienvenu sont les Bentley d'hier.

    Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

  • 6 / 9
  • Du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle, la possession d'une voiture hippomobile est associée à la prospérité et au prestige. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

    Plein écran

    Du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle, la possession d'une voiture hippomobile est associée à la prospérité et au prestige.

    Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

  • 7 / 9
  • Des 213 voitures de la collection, 18 prendront le chemin de Québec pour l'exposition Tirée par les chevaux. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

    Plein écran

    Des 213 voitures de la collection, 18 prendront le chemin de Québec pour l'exposition Tirée par les chevaux.

    Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

  • 8 / 9
  • Cabrouets, calèches, coach, traîneaux, carrioles, sleigh, landau... Les visiteurs pourront découvrir une variété de voitures qui permettaient à nos ancêtres de se déplacer été comme hiver. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

    Plein écran

    Cabrouets, calèches, coach, traîneaux, carrioles, sleigh, landau... Les visiteurs pourront découvrir une variété de voitures qui permettaient à nos ancêtres de se déplacer été comme hiver.

    Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

  • 9 / 9

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) «Il n'y a pas une voiture que je n'ai pas dorlotée ici.» Paul Bienvenu, l'oeil brillant, est intarissable quand il parle de sa collection de voitures hippomobiles, qui est maintenant sous la garde du Musée de la civilisation de Québec (MCQ). À 83 ans, le collectionneur a une histoire à raconter à propos de chacun des 213 modèles qu'il entrepose dans un grand bâtiment sur sa terre de Bromont.

C'est aussi là qu'il élève des chevaux de race canadienne. Fils d'une lignée de forestiers, c'est d'abord sa passion pour les bêtes à crinière qui l'a amené vers la collection de voitures hippomobiles. Sa première acquisition, en 1962, allait le plonger dans un monde fascinant qui sera marqué par l'apport de trois autres grands collectionneurs canadiens, Hugh Paton, Jack Pemberton et Herb O'Connel, dont il finira par acquérir les plus belles pièces. Quand il a aidé un de ces collectionneurs, M. O'Connel, à vendre certaines de ses voitures, il s'est «fait payer en bogheys» plutôt qu'à la commission, raconte-t-il avec un sourire espiègle.

«On est dans un pays de distances où le territoire prend tout son sens, et le transport du même coup», résume Christian Denis, conservateur au MCQ. «On est devant 250ans d'histoire du transport, mais c'est aussi l'histoire du pouvoir politique, religieux et industriel», ajoute-t-il. Du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle, la possession d'une voiture hippomobile est associée à la prospérité et au prestige. La plupart des modèles dénichés au fil du temps par M. Bienvenu sont les Bentley d'hier. De grands voituriers comme Bruno Ledoux, de Montréal, ont fait de la confection de voitures à cheval un véritable art, où les avancées techniques et le raffinement du design sont étonnants. «En 1890, plus de 10000 personnes étaient impliquées dans l'industrie hippomobile», souligne M. Denis.

Exposition à venir

Des 213 voitures de la collection, 18prendront le chemin de Québec pour l'exposition Tirée par les chevaux, qui devait prendre l'affiche le mois prochain au Musée de la civilisation. En raison de l'incendie qui a abîmé l'aile est de l'institution, l'ouverture a dû être reportée au début de 2015, a indiqué Michel Côté, directeur général du MCQ.

Cabrouets, calèches, coach, traîneaux, carrioles, sleigh, landau... Les visiteurs pourront découvrir une variété de voitures qui permettaient à nos ancêtres de se déplacer été comme hiver. Paul Bienvenu et Christian Denis se plaisaient hier à livrer les menus secrets des modèles qui viendront à Québec. Comme ces deux rubans au plafond d'un omnibus à capucine qui permettaient aux messieurs d'enlever et de ranger leurs chapeaux de castor pour laisser plus de place aux grands couvre-chefs de ces dames; ces petites franges sur le bout d'un téléphone permettant à un passager de parler au cocher, sans se geler les doigts; ce landau ayant servi au défilé du sacre de Mgr Taschereau; ce traîneau, «le plus beau et le plus sophistiqué en Amérique du Nord», qui a accommodé les déplacements de quatre gouverneurs généraux successifs; cet autre modèle de sleigh

créé par J. J. Saurin, à Québec, et  ayant été présenté à la toute première exposition universelle de Londres, en 1851...

Au fil du temps, Paul Bienvenu a enquêté sur l'histoire de chacune de ces voitures et déniché des gravures et des peintures les représentant. «La collection a été restaurée à 98 % par M. Bienvenu et son équipe, c'est un investissement énorme de sa part. Pour nous, c'est une collection clés en main, ce qui est très rare», vante le conservateur Christian Denis.  

Bien culturel reconnu

La donation au MCQ, officialisée en février 2011, vient à la fois comme une libération et un couronnement de 52 ans d'investissement pour Paul Bienvenu. Le transfert de propriété permettra d'éviter l'éparpillement de cet important patrimoine, qui aurait risqué la vente à l'encan. Le collectionnement rigoureux de M.Bienvenu a d'ailleurs permis de garder de nombreuses pièces ici, a précisé Christian Denis, qui a accompagné l'homme d'affaires dans sa donation et ses démarches pour faire reconnaître sa collection comme bien culturel d'importance auprès de la Commission canadienne d'exportation et d'examen des biens culturels.

Une distinction rare pour une collection unique, qui a demandé un travail fastidieux de documentation et d'évaluation de la valeur. Le processus s'est étiré sur près de quatre ans et a culminé avec l'obtention du prestigieux statut en juin dernier, a raconté hier M. Denis.

«Des collectionneurs de la trempe de M. Bienvenu, dans une vie de muséologue, on n'en rencontre pas beaucoup», a lancé Michel Côté, directeur général du MCQ. «Il a travaillé de façon systématique, comme un vrai conservateur, pour trouver une variété de modèles. C'est un homme d'une grande générosité qui nous confie ses collections, qui deviennent ainsi un patrimoine national», a-t-il souligné.

Pour l'instant, les collections demeurent dans les entrepôts sécurisés de M. Bienvenu, à Bromont. Les réserves du MCQ, déjà pleines, ne peuvent se permettre d'accueillir cette volumineuse acquisition. Un plan d'agrandissement est dans les cartons et pourrait éventuellement permettre de rapatrier les voitures à Québec. Pour l'instant, M. Bienvenu continue de veiller au grain avec grand soin. Et il continue d'acheter de nouvelles voitures. «Ça ne se guérit pas, c'est chronique, mon affaire», conclut Paul Bienvenu en riant.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer