Projet Ancrage: trois artistes jettent l'ancre à La Pocatière

Les oeuvres de José Luis Torres représentent la... (Collaboration spéciale Marc Larouche)

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Les oeuvres de José Luis Torres représentent la mouvance. Ces objets attachés sur des palettes suggèrent un départ ou une arrivée.

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Marc Larouche

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(La Pocatière) Quatre palettes sur lesquelles reposent des objets hétéroclites qui vont ou viennent, une balise qui permet d'éviter les écueils et peut-être prévenir des dangers, le vent qui fait chanter des centaines de bouts de tuyaux, tout autour le foin de mer salée qui danse. Voilà ce qui attend les visiteurs d'Ancrage, un ambitieux projet artistique initié par le centre d'artistes La Tortue bleue de La Pocatière.

«Nous vivons dans un monde de mouvances, particulièrement pour les artistes qui doivent se déplacer pour créer ou présenter leurs oeuvres. L'idée de ce projet était d'aller à l'encontre de cette tendance et d'ancrer les artistes dans un espace pour la création et l'exposition», dit Éric Brouillette, coordonnateur de La Tortue bleue, centre d'artistes qui, bien que très actif, n'a pas de salle d'exposition et se voit obligé de squatter divers espaces.

Pour Ancrage, c'est aux abords de la maison touristique de La Pocatière, sur le littoral de l'Anse avec le Saint-Laurent en toile de fond, que Sévryna Lupien, Jean-Yves Vigneau et José Luis Torres créent et exposent.

«Ce site de création est très inspirant et significatif pour moi», explique ce dernier, originaire d'Argentine. C'est un projet de résidence artistique à Saint-Jean-Port-Joli qui a mené chez nous, il y a 10 ans, cet architecte de formation, bachelier en arts visuels et détenteur d'une maîtrise en sculptures. Le déplacement, la mouvance, le nomadisme sont au coeur de sa vie et de sa démarche artistique. 

Ses quatre oeuvres reposant sur des palettes sont composées d'objets attachés trouvés entre Montmagny, sa terre d'adoption, et La Pocatière, lieu de création. Celles-ci représentent bien les déménagements, les déplacements. «On ne peut pas dire si quelqu'un part ou arrive, mais quelque chose se passe, quelque chose bouge», dit-il.

Les grandes étendues d'eau, Jean-Yves Vigneau de Gatineau connaît. «Je suis né sur une île si petite que je pouvais voir la mer tout autour juste en tournant la tête», explique l'artiste des Îles-de-la-Madeleine, dont la création Balise 439 se veut comme une alarme qui préviendra des changements qui s'opèrent : réchauffement de l'eau, la fonte des glaciers.

«Balise 439, qui met en valeur l'importance de la météo, prend la forme d'une grande boîte couverte d'aluminium sur laquelle on trouve divers appareils de mesure scientifiques, comme un baromètre, un hydromètre», dit-il, alors qu'il s'apprêtait à installer un mât d'une vingtaine de pieds d'où, espère-t-il, un émetteur radio retransmettra en continu la météo d'Environnement Canada. «Mon travail est toujours lié à la mer, au bord de l'eau. Travailler ici est un cadeau.»

En fonction des lieux     

Sévryna Lupien, de Saint-Raymond de Portneuf, a choisi de créer une oeuvre en fonction des lieux investis, comme le veut sa démarche artistique, mais en sortant de son cadre habituel. Si, généralement, la nature avec laquelle elle travaille lui inspire le silence, cette fois elle exploite le son créé par le vent.

«J'ai pensé créer une oeuvre visuelle et sonore composée de près de 500 bouts de tuyaux de plastique sur tiges d'acier, qui constituent autant de points de vue. La mélodie qui en émerge dépend de la force du vent, de son orientation», note l'artiste qui complète une maîtrise en arts visuels à l'Université Laval. Pour utiliser ses termes, le résultat est un montage qui se veut très hétéroclite dans cet environnement plutôt verdoyant. «En même temps, la forme rappelle celle des montagnes de Charlevoix derrière», conclut-elle.  

La population est invitée au vernissage public d'Ancrage, ce samedi dès 14h. L'exposition se poursuit jusqu'au 11 août. Pour la visiter, suivez les indications de Jean-Yves Vigneau, dont la Balise 439 guide les visiteurs vers la sortie 439 de l'autoroute 20.

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