Dgino Cantin et Anouk Desloges: énigmes et jeux de piste

«J'ai l'impression qu'on traîne des paysages en nous,... (Le Soleil, Erick Labbe)

Agrandir

«J'ai l'impression qu'on traîne des paysages en nous, affirme Djino Cantin. C'était une façon pour moi de les mettre à l'extérieur pour que nous puissions les porter, avec nous, sur notre corps.»

Le Soleil, Erick Labbe

(Québec) Dgino Cantin et Anouk Desloges exposent à Regart des représentations de l'intime : souvenirs poétisés en paysages portables et composites pour le premier, portraits psychologiques et graphiques où broderies à la Rorschach et phrases énigmatiques ou évocatrices se conjuguent pour la seconde.

Cantin présente Mon corps est une planète. «J'ai l'impression qu'on traîne des paysages, pas nécessairement concrets, en nous. C'était une façon pour moi de les mettre à l'extérieur pour que nous puissions les porter, avec nous, sur notre corps», explique-t-il. Juchées sur différents socles et souvent munies de poignées ou de bretelles, ses oeuvres se font sculptures portables.

La baie d'Along au Viêtnam, l'usine de Papiers White Birch ou un paysage rural enneigé sont représentés librement, juchés sur un chapeau, le dos d'un phoque ou l'extension d'un soulier improbable.

Au mur, une série de dessins montrent deux églises qui se font face de chaque côté du fleuve, celle de Montmagny et celle de Saint-Tite-des-Caps. «Au fond, un paysage, c'est un point de vue qu'on découpe. Ce que je trouve intéressant [dans ces dessins] est qu'il n'y a pas de paysage. Ce n'est qu'un objet architectural.» Partielles, irradiantes ou filant à toute vitesse, ces constructions se retrouvent aussi dans l'un des paysages en trois dimensions.

Le corpus est propice aux jeux de piste. L'ensemble est surtout inventif et complet. L'artiste a su, sans déroger de sa ligne directrice, proposer des oeuvres complémentaires, des contrepoints, des surprises.

Psychanalyses artistiques

Anouk Desloges propose, au fond de l'espace d'exposition, le résultat de ses psychanalyses artistiques. Recueillant l'image et les propos de ses condisciples lors d'une résidence de création en France, l'artiste a d'abord transposé sa perception des individus dans des dessins où les personnages, doubles, évoquent les taches du test de Rorschach.

«Sur le dessin, à la connexion de leur double, il y a des motifs qui pour moi les représentent», souligne l'artiste, qui a reproduit ses dessins en broderies multicolores sur plastique transparent, si bien qu'on voit les fils, que notre regard traverse la surface. Le tout est dans une boîte métallique et illuminée qui donne l'impression de regarder des radiographies ou des insectes épinglés par quelque collectionneur.

Au fond, une phrase, poignante, drôle, mystérieuse ou maladroite, nous permet d'entrevoir une personnalité, une émotion. À partir de ces fragments d'identité, notre imagination démarre.

Cette double exposition est présentée à Regart (5956, rue Saint-Laurent, Lévis), jusqu'au 26 février, du mardi au dimanche de 12h à 17h. Visite avec carnet le samedi 11 février dès 14h pour les enfants de cinq ans et plus.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer