Tailleur de fortune de Lucie Duval: avec des gants blancs

L'exposition Tailleur de fortune de Lucie Duval s'inscrit... (Collaboration spéciale, René Bouchard)

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L'exposition Tailleur de fortune de Lucie Duval s'inscrit comme uneréflexion sur le travail des enfants, l'industrie du textile, la haute-couture et la mondialisation.

Collaboration spéciale, René Bouchard

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(Québec) À un saut de puce de l'aréna de Baie-Saint-Paul, où les artistes du Symposium d'art contemporain mettent la main à la pâte, l'exposition Tailleur de fortune de Lucie Duval s'inscrit comme une réflexion sur le travail des enfants, l'industrie du textile, la haute-couture et la mondialisation. En utilisant des gants blancs de travailleurs blancs «made in China», l'artiste montréalaise, qui expose entre autres à Paris, Tokyo, Mexico et Taiwan, crée des personnages et des poupées d'une esthétique et d'une portée saisissante.

Sur des mannequins, les assemblages de gants deviennent des vêtements-sculptures, qui semblent agripper et manipuler les corps sans têtes. Sur le mur, les oeuvres photographiées, assorties à des mots soigneusement choisis (emprise, manipulation, etc.) rappellent des publicités de haute-couture, le côté incisif en plus.

La plus grande partie de l'espace d'exposition (à faire se pâmer d'envie n'importe quelle galerie des grands centres) est occupée par des lapins de laine. Il y en a des géants, liés par des cordes rouges et des messages de bonne fortune comme ceux qu'on trouve dans les biscuits chinois, ainsi que d'innombrables lapins poupées suspendus à des armatures de parapluies qui tournent. Le tout forme un mobile inquiétant. Non sans ironie, l'artiste nous invite à en adopter un comme notre enfant et à suivre son parcours de vie sur un réseau social de type Facebook. Lucie Duval tisse mots et lainage avec sensibilité et sourire en coin, ses installations nous restent longtemps en tête.

Aussi au musée

Au sous-sol du Musée, les photographies de Yousuf Karsh et Edward Steichen surgissent des murs comme des fantômes... La collection, propriété du Musée national des beaux-arts d'Ottawa, rassemble une quantité impressionnante de portraits de célébrités, allant de Maurice Chevalier à Charlie Chaplin, de Vladimir Nabokov à Winston Churchill. L'âme des grands personnages est saisie avec un sens dramatique et une maîtrise de la lumière et des contrastes qui ravit l'oeil et avive l'imagination. Seul bémol, on aurait vraiment aimé que de brèves indications biographiques accompagnent les clichés.

À l'étage, une exposition pour souligner les 130 ans de l'Académie royale des arts du Canada regroupe un éventail d'autoportraits bigarrés et ludiques. Aussi, à l'entrée, deux tableaux d'un quatuor inachevé sur les femmes et les saisons de Claude Le Sauteur, un peintre de la région, valent le coup d'oeil. Ces trois expositions, en marge de celle de Lucie Duval, sont présentées jusqu'au 11 octobre.

Vous voulez y aller?

QUOI : Tailleur de fortune de Lucie Duval

QUAND : jusqu'au 12 septembre

OÙ : Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul, 23, rue Ambroise-Fafard, Baie-Saint-Paul

COÛT : 6 $ adulte, 4 $ aîné, 10 $ famille, gratuit pour les moins de 12 ans

INFO. : 418 435-3681

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