Le temps d'une paix dans tous ses détails

Trente ans plus tard, les comédiens du Temps... (Collaboration spéciale Pierre Rochette)

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Trente ans plus tard, les comédiens du Temps d'une paix étaient de retour à La Malbaie. Dans l'ordre habituel, l'assistante réalisatrice Andrée Pérusse, Denis Gadouas (Lionel Saint-Cyr), Katerine Mousseau (Juliette Savary), Denys Paris (Ti-Coune), Nicole Leblanc (Rose-Anna Saint-Cyr), la directrice du Musée, Annie Breton, et le réalisateur, Yvon Trudel.

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(La Malbaie) Qui n'a pas vu au petit écran des épisodes du téléroman Le temps d'une paix? Rose-Anna, Ti-Coune, Joseph-Arthur, Lionel, Valérien, Mémère Bouchard et compagnie ont été les invités des chaumières québécoises pendant six saisons, entre 1980 et 1986. Trente ans plus tard, c'est au Musée de Charlevoix qu'on retrouvera les populaires personnages créés par Pierre Gauvreau.

Avec ses personnages attachants et ses intrigues fascinantes, le téléroman a captivé les Québécois. Il a révélé l'histoire du Québec, celle entre 1919 et 1931. Et a aussi fait connaître les vastes paysages de Charlevoix, là où les tournages extérieurs avaient lieu.

«L'exposition est tellement populaire. En une semaine, l'achalandage a triplé par rapport à l'été dernier. Mille personnes l'ont déjà visitée, et elle commence à peine», confie la directrice du Musée de Charlevoix, Annie Breton.

Lors du vernissage le 13 juin, plusieurs artisans de la télésérie étaient présents, dont le réalisateur Yvon Trudel, les comédiens Daniel Gadouas (Lionel Saint-Cyr), Denys Paris (Ti-Coune) et la présidente d'honneur de l'événement, Nicole Leblanc, alias Rose-Anna Saint-Cyr.

«La première scène de toutes qui a été enregistrée mettait en situation Rose-Anna, Ti-Coune et des vêtements sur la corde à linge. Il fallait beaucoup de courage aux enfants qu'on nomme comédiens pour remplir ce grand décor montagneux et immense. Ils y sont tous parvenus et ils ont créé des personnages inoubliables», s'est-elle souvenue, reprenant un texte de son collègue Denys Paris.

Une exposition bien documentée

C'est à travers plus d'une centaine de photographies de tournage d'André LeCoz et de Janine Carreau, des objets souvenirs, des reconstitutions de décors, des costumes et des extraits d'émissions que l'exposition évo­que les grands moments du téléroman qui a marqué la mémoire collective.

En parallèle, une sélection d'oeuvres de Pierre Gauvreau est présentée dans l'exposition Gauvreau - Les années Temps d'une paix. Artiste multidisciplinaire et signataire du Refus global, Gauvreau s'est démarqué d'abord en tant qu'artiste-peintre avant de l'être comme réalisateur et auteur. Avec Le temps d'une paix, il avait aussi pour objectif de dépeindre le portrait saisissant de l'émergence de la modernité au Québec entre les deux guerres.

En 1980, Brigitte Lacroix naissait, en même temps que les personnages du Temps d'une paix. Aussi, la conservatrice a dû écouter la télésérie en quelques semaines pour donner vie au projet.

«C'est comme une mise en scène. Dans un premier temps, on voulait que les gens entrent dans la télésérie avec la reconstitution de quatre décors principaux. On voulait aussi dépasser les limites du produit télé en présentant l'envers du décor et l'événementiel engendré par un tournage extérieur dans Charlevoix. On a aussi fait une place au contexte de création, en parlant de l'auteur», raconte Mme Lacroix, qui a investi un an de recherche et cinq semaines de montage pour réaliser cette exposition.

Le temps d'une paix est présentée au Musée de Charlevoix, à La Malbaie, dans Charlevoix, jusqu'au 15 mai 2011. Pour information, consultez le www.museedecharlevoix.qc.ca ou composez le 418 665-4411.

Bon pour le tourisme

La Société d'histoire de Charlevoix (SHC) a publié une revue sur l'émission Le temps d'une paix, souvenir qu'on peut d'ailleurs se procurer au Musée.

«Parmi les éléments importants, l'un des plus intéressants est au niveau touristique. Dans les années 70, ça avait été difficile. Mais Le temps d'une paix a marqué la relance du tourisme dans Charlevoix. C'était une publicité extraordinaire, surtout que les cotes d'écoute ont même atteint, un certain moment, trois millions de téléspectateurs», rappelle le président de la SHC.

Au plus fort de la télésérie, un circuit touristique a été établi pour permettre aux visiteurs de découvrir les 10 lieux de tournage, incluant la célèbre maison de Rose-Anna dans le rang Saint-Jean-Baptiste à Notre-Dame-des-Monts et le garage de Joseph-Arthur aux Éboulements.

«Il pouvait y avoir jusqu'à 1000 personnes parfois pour assister au tournage d'une scène», relève également l'historien. De 1982 à 1986, le guide touristique s'intitulait Charlevoix. Au pays du temps d'une paix, marquant hors de tout doute l'importance de l'émission pour l'industrie touristique.

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