Gélinas, le sauveur d'une période trouble du FEQ

Régis Labeaume et Daniel Gélinas en 2004... (Photothèque Le Soleil)

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Régis Labeaume et Daniel Gélinas en 2004

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Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 6 au 16 juillet 2017. »

(Québec) Le maire Régis Labeaume a remercié le travail de Daniel Gélinas, rappelant la «force de conviction de son champion», arrivé dans une période trouble pendant laquelle le Festival d'été perdait en popularité et a même failli disparaître dans la foulée du scandale de la prostitution juvénile.

«Merci et toute mon amitié, Daniel Gélinas, a lancé d'entrée de jeu le maire Labeaume après l'annonce officielle du départ du directeur général. Il dit retenir trois temps forts de la carrière de Daniel Gélinas au cours des 15 dernières années.

Lors de son embauche en 2002, M. Gélinas avait le mandat de relever une organisation qui, selon M. Labeaume, alors vice-président du Festival d'été de Québec (FEQ), «avait amorcé une pente descendante». Il se souvient aussi du sauvetage des Fêtes du 400e de Québec, dont les préparatifs battaient de l'aile avant que la direction ne soit confiée à Daniel Gélinas.

Entre les deux, tout juste après l'arrivée de celui qui allait devenir le nouvel homme fort du festival, M. Labeaume confie pour la première fois le travail colossal déployé pour sauver le FEQ d'une mort imminente après le démantèlement du réseau de prostitution juvénile en 2002.

«Quand c'est arrivé, on avait un président qui était pris là-dedans, mais il a été exonéré de toute accusation», raconte M. Labeaume, à propos du président de l'époque, François Houle, accusé puis acquitté d'avoir eu recours au service d'une personne d'âge mineure.

Après la démission de M. Houle, le maire avait pris la présidence dans un contexte délicat. «La vie du festival a été dans la balance pendant une ou deux semaines. Tous les bailleurs de fonds privés et publics se sont posé de sérieuses questions. Sans commanditaire, il n'y avait plus de festival, et ça inclut le gouvernement. Il y avait des politiciens qui avaient envie de tirer sur le bouchon», se souvient le maire.

Sans compter que l'ambiance était aux accusations par association. «Mes propres enfants m'ont demandé si j'étais pris là-dedans, imaginez le reste. C'était une atmosphère assez délétère. N'eût été de l'habileté et l'implication de l'organisation, on ne serait plus là. Daniel et tout le monde ont travaillé très fort. Daniel a eu cette force de conviction de dire la vérité, et il a réussi à les retenir», félicite M. Labeaume.

Bien que Daniel Gélinas veuille maintenant prendre un long congé, le maire souhaite qu'il revienne rapidement parce qu'il a «un ou deux mandats» à lui confier. «Il n'est pas mort, en passant, blague-t-il. Et il fait partie de nos plans. «L'oisiveté étant la mère de tous les vices, je veux lui épargner ça.»

«On a formé une formidable équipe»

Luci Tremblay et Daniel Gélinas... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 5.0

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Luci Tremblay et Daniel Gélinas

Le Soleil, Patrice Laroche

La responsable des communications du Festival d'été, Luci Tremblay, gardera le souvenir d'un gestionnaire «humain et inspirant». 

Celle qui a récemment été nommée déléguée générale du Québec à Tokyo assistait à la conférence de presse tenue mercredi pour annoncer le départ de son patron et complice. «C'est vrai que c'est un complice. On a formé une formidable équipe Daniel et moi depuis 10 ans, d'abord au 400e en 2008 et je l'ai suivi au Festival. Je dis toujours à mon entourage: «Tant qu'à avoir un patron dans la vie, aussi bien en avoir un qui est inspirant et avec lequel on a du plaisir». Et c'est ça que Daniel a été», raconte-t-elle, visiblement émue.

«C'est quelqu'un de profondément humain. C'est agréable de travailler avec Daniel. Il aime comprendre les choses et aime les nouvelles idées. Par contre, il ne faut pas entrer dans son bureau avec un problème sans avoir une solution à proposer», ajoute Mme Tremblay.

Elle retient aussi de lui un homme qui s'intéresse au travail des autres et motive ses troupes dans une ambiance de camaraderie. «On se sent toujours pousser vers l'avant. On a eu du plaisir et on a vu grandir ce festival ensemble», conclut-elle.




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