Muse: la mince ligne entre être cool et être stupide

«Les spectacles extérieurs et les festivals, c'est vraiment... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

«Les spectacles extérieurs et les festivals, c'est vraiment une partie de plaisir, c'est bien d'être dehors l'été, dans une atmosphère de party», dit le batteur de Muse, Dominic Howard.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Festival d'été

Arts

Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 6 au 16 juillet 2017. »

(Québec) La ligne entre être vraiment cool et être stupide peut être mince, estime le batteur de Muse, Dominic Howard. Rencontré peu avant le concert du trio, sur les plaines d'Abraham, le musicien a expliqué que, autant sa formation aime les productions qui en mettent plein la vue, autant il est conscient qu'il y a un pas à ne pas franchir afin d'éviter le ridicule.

Q  Comme vous êtes toujours à la recherche de productions audacieuses, est-ce qu'une collaboration avec le Cirque du Soleil pourrait vous intéresser?

R  On a essayé d'incorporer d'autres artistes dans notre spectacle dans ces grosses tournées de stade, en Europe. On avait cette acrobate qui volait à travers le stade, sous un globe géant en faisant ses acrobaties. Elle était dans la chanson Feeling Good et puis on a eu un autre artiste, qui incarnait un personnage dans l'histoire, cet homme d'affaires qui perdait la tête. Alors on l'a déjà fait un peu. Certainement qu'on aimerait faire d'autres trucs, mais on ne voudrait pas que ça vire en cirque. C'est quelque chose que les artistes pop font, mais ça n'a jamais marché pour nous. C'est intéressant parce qu'il y a une ligne très mince entre être vraiment cool et être stupide. Alors il faut trouver l'équilibre et j'aime croire qu'on est conscient de ça...

Q  Parallèlement à vos concerts spectaculaires, vous allez donner ce concert intimiste au Shepherd's Bush Empire, à Londres, une salle de 2000 personnes, où vous laisserez les fans décider des chansons du concert. C'est le genre d'expérience que vous aimeriez répéter autour du monde?

R  Peut-être. On va commencer par regarder à quoi va ressembler la liste des chansons d'abord! Mais je crois que c'est vraiment cool d'impliquer les fans et de jouer les pièces qu'ils veulent entendre. Je suis curieux de voir ce que seront les résultats, ce sera probablement complètement différent de ce qu'on a joué durant la tournée de Drones. On trouvera sans doute des chansons qu'on n'a pas joué depuis longtemps, des raretés ou des face B, des trucs comme ça, du moins c'est comme ça que j'imagine ce concert. On espère que ça marchera et si c'est le cas, probablement qu'on fera ça de nouveau.

Q  Il y a ce nouveau simple, Dig Down, qui porte un message d'espoir, après un album, Drones, qui était sombre. Et il y aussi une certaine retenue, musicalement. Est-ce qu'après être allé à l'autre bout du spectre, avec la noirceur et les extravagances musicales, vous vouliez faire un retour de balancier?

R  Certainement, oui. On voulait garder ça au minimum : avec une amorce avec de la basse synthétique et un rythme très simple, puis la voix. C'est parfois difficile pour nous de garder les choses au minimum. Quand on trouve une idée qui peut fonctionner, on essaie de la faire. Évidemment, la chanson prend son élan et devient plus épique, avec ce refrain collectif à la fin. Quant à l'espoir, on sentait que c'était le bon message. Après Drones, qui portait un regard pessimiste sur ce qui pouvait se passer dans le monde, de comment on vit nos vies, d'à quel point la manipulation de la population peut être inquiétante, c'était bien d'apporter quelque chose de différent et plein d'espoir. 

Q  Il y a un album de planifié pour l'an prochain, mais il semble que cette fois vous délaisseriez un peu le principe de l'album-concept. Est-ce bien le cas?

R  La façon dont les gens conçoivent la musique a changé beaucoup dans les 10 dernières années. Ils écoutent différentes musiques, car c'est tellement facile de le faire. Et donc de faire paraître les chansons quand elles sont prêtes, semblent être la bonne chose à faire, c'est comme laisser les fans observer le processus créatif, plutôt que d'attendre que la parution soit entière et complète. On pourrait faire paraître d'autres simples durant l'année mais le plan est certainement de lancer un nouvel album l'an prochain.

Q  C'est votre cinquième passage à Québec, le troisième en un an et demi. Visiblement, il y a un lien fort entre vous et les fans dici...

R  Oui, les fans sont hallucinants. On n'a qu'à entendre la réaction de foule lorsque [Mondo Cozmo] est monté sur scène, tout le monde crie d'un coup! Je me souviens de notre dernier passage, lors du Drones Tour et c'était complètement fou - d'une manière positive.




À lire aussi

  • Muse: une finale en force

    Festival d'été

    Muse: une finale en force

    CRITIQUE / Muse s'est chargé d'achever le 50e Festival d'été de Québec en puissance. Le trio anglais, qu'on connaît bien pour ses productions... »

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer