Une vie changée par la musique de Muse

Lors de son mariage avec Marc-Olivier, en 2014,... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Lors de son mariage avec Marc-Olivier, en 2014, Élisabeth a descendu l'allée sur Blackout, de Muse, et le gâteau portait une citation de la chanson Endlessly.

Le Soleil, Erick Labbé

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 6 au 16 juillet 2017. »

(Québec) «S'ils n'avaient pas été là, je ne sais pas comment je me serais sortie de mon adolescence.»

Élisabeth Jean parle ici du trio britannique Muse, qu'elle écoute, suit, adore et souhaite rencontrer depuis maintenant 17 ans, soit bien avant le succès du groupe en Amérique du Nord.

En fait, «tout a commencé dans le ventre de ma mère», lance-t-elle d'entrée de jeu. Mal positionnée dans l'utérus de sa mère, Élisabeth est née avec un torticolis congénital, ce qui a provoqué le déplacement de sa mâchoire vers l'arrière. «Ma bouche ne fermait pas comme il faut. Je parlais mal et je mangeais mal. Il y avait de la nourriture qui tombait de ma bouche, et j'avais beaucoup de gerçures», décrit la femme aujourd'hui âgée de 26 ans.

Mais avant que les médecins puissent faire quoi que ce soit, la jeune fille devait terminer de grandir. Ont donc suivi de difficiles années d'intimidation, durant lesquelles des surnoms peu reluisants - tels que «le castor» et «le râteau» - ont été utilisés pour interpeler Élisabeth. «Même mon frère et ma soeur se faisaient écoeurer parce qu'ils étaient dans ma famille. [...] À l'école, à l'heure du dîner, j'avais tellement honte que je mangeais toute seule.»

Deux choses lui auront finalement permis de surmonter cette épreuve : sa force mentale, qui lui fait dire aujourd'hui que «dans la vie, tu décides si t'es une victime ou pas»... et Muse. 

«J'avais 10 ans quand j'ai connu Muse, et je suis tombée en amour. [...] Je me suis vraiment raccrochée à eux.»

À l'époque, le groupe n'était pas du tout populaire au Québec, elle était d'ailleurs incapable de se procurer les CD de leurs albums. 

Son plus grand souhait

Elle se décrit comme «la plus grande admiratrice de Muse au Québec (peut-être même au monde)», et gageons que ses amis diraient la même chose. Acquiescerait aussi son mari, Marc-Olivier Desjardins, également fan du groupe, «mais pas autant qu'elle!» assure-t-il. 

Lors de leur mariage, en 2014, Élisabeth a descendu l'allée sur Blackout, et le gâteau arborait une citation de la chanson Endlessly.

Après avoir assisté à sept spectacles de Muse, un huitième avec dimanche soir sur les Plaines, elle souhaite ardemment les rencontrer. «J'aimerais tellement leur dire comment ils ont changé ma vie lorsque tout me semblait noir.»

«Il y a des affaires qu'on a besoin de faire, et qu'on a de la misère à expliquer. Pour moi, ça signifierait de mettre une fin à cette période difficile de ma vie.»

Elle n'aura finalement pas pu rencontrer ses idoles dimanche soir, mais ce n'est que partie remise. 

Élisabeth et Marc-Olivier prévoient par ailleurs se rendre éventuellement en Europe pour voir une prestation de Muse. Parce que là-bas, ils jouent leurs vieilles chansons. «C'est le rêve ultime», dit-elle. On leur souhaite.




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