DakhaBrakha, tour de magie

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DakhaBrakha est monté sur la scène de la place D'Youville mardi soir.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 6 au 16 juillet 2017. »

(Québec) CRITIQUE / Festival d'été après festival d'été, place D'Youville demeure le meilleur endroit pour se laisser séduire par des musiques intrigantes et vivre un dépaysement total : c'est là que se perpétue l'âme et l'esprit du FEQ, né il y a 50 ans. Le programme triple de mardi soir nous a transportés dans un magnifique ailleurs sans frontière.

C'est à DakhaBrakha que revenait l'honneur de conclure ce formidable périple sonore. Leur passage, il y a deux ans, m'avait jeté à terre. Malheureusement, la pluie avait privé ces étranges bibittes avec des casques de poil d'une foule conséquente. Pas cette fois. Un triomphe et un véritable tour de magie que cette dernière prestation de leur tournée canadienne.

Difficile de décrire ce quatuor ukrainien sur le plan musical. Il y a une base traditionnelle sur laquelle se superposent des couches de jazz, dubstep, musiques tziganes, rap, etc. Le tout interprété avec un accordéon, un violoncelle et des percussions, qui se conjuguent de façon très organique. 

Ajoutez à ça une polyphonie vocale, mélange d'incantations proches des chants autochtones, de canons et de youyous, et vous avez une vague idée de cette formidable formation. Et je ne vous parle pas des trois chanteuses en robes traditionnelles avec une coiffe traditionnelle surdimensionnée.

Avec les remparts de la ville en arrière-plan, des projections hallucinantes et cette musique totalement originale, la scène était tout simplement magnifique. D'autres diraient : complètement pétée. Il était fascinant, d'ailleurs, de voir à quel point les festivaliers, qui écoutaient attentivement, explosaient de joie à la fin de chaque morceau de bravoure. Touchés, les musiciens remerciaient à profusion ce public attentif.

Cette façon de varier les intensités jusqu'au crescendo rappelle les grandes envolées des Montréalais Gospeed You! Black Emperor.

DakhaBrakha a semé la frénésie parmi la foule rassemblée, qui a hurlé son contentement avant le rappel. Et après. Un gros coup de coeur. Encore une fois.

Mbongwana Star

Deuxième arrêt de la soirée : Mbongwana Star, originaire de Kinshasa, composé d'un power trio de musiciens de rue et de trois chanteurs, dont deux en fauteuils roulants - ce qui ne les empêchait pas de se démener sur scène avec énergie, roulant et dansant avec le rythme. 

Ce rythme tribal servait de base à un son électro-rock résolument contemporain, avec des touches funk, et les complaintes caractéristiques de l'Afrique. Ça groovait pas à peu près. Et ils étaient plusieurs dans la foule à être envoutés. C'est un peu l'idée, ces longs jams hypnotiques jusqu'à la transe - ce qui est répétitif, mais ça vient avec. La troupe a d'ailleurs éprouvé des difficultés à maintenir le rythme, avec un creux de vague vers la fin. 

Les intéressés n'ont toutefois pas lâché le morceau. Notamment en remerciant, en français, la foule présente (et en insistant un peu trop pour qu'on achète des CD...). Leur prestation ne passera pas à l'histoire, mais dans le genre, j'ai bien aimé.

Ziskakan

Premier arrêt de la soirée : Ziskakan. Depuis plus d'une trentaine d'années, Gilbert Pounia veut valoriser la langue créole et la richesse de la culture réunionnaise. Mardi, le chanteur-guitariste était accompagné de son fils à la basse et de sa fille aux voix, d'un guitariste et d'un batteur. Le groupe était à Québec pour nous faire entendre leur musique, étonnant amalgame de percussions africaines, d'influences indiennes et de rock, qui a fait tache d'encre dans leur île.

Leurs rythmes chauds et envoutants, qui se marient aux guitares acoustiques et à la voix grave de Pounia, étaient parfaits pour ce superbe début de soirée. D'abord une poignée, les festivaliers étaient de plus en plus nombreux à se déhancher après chaque morceau. Les interventions du chanteur étaient parfois difficiles à saisir, mais on s'en fichait un peu, honnêtement. La musique exprimait tout ce qu'il y avait à dire. 

«On se voit l'an prochain à La Réunion», nous a promis Gilbert Pounia. Pourquoi pas...




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