Fred Fortin, la pédale au fond

Fred Fortin (au centre) et sa bande montaient... (Le Soleil, Alice Chiche)

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Fred Fortin (au centre) et sa bande montaient sur scène à l'Impérial.

Le Soleil, Alice Chiche

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 6 au 16 juillet 2017. »

(Québec) CRITIQUE / Fred Fortin et ses musiciens ont visiblement du plaisir à jouer ensemble. Et ils ont une nouvelle fois montré, lundi au Festival d'été de Québec (FEQ), qu'ils sont loin d'être sur le pilote automatique. Faire les chansons sagement comme sur l'album? À quoi bon, quand on peut s'offrir tout un trip musical entre amis... Et du même coup en mettre plein les oreilles des festivaliers!

Dans une forme dangereuse et avec la ferme intention de faire la fête, l'auteur-compositeur-interprète jeannois et ses complices se sont posés en terrain conquis, dans un théâtre Impérial rempli à craquer. La salle et la scène, clairement sur la même longueur d'onde, n'ont pas tardé à trouver leur vitesse de croisière dans une joyeuse déferlante de décibels. 

Les titres plus récents de l'album Ultramarr ont certes été à l'honneur : la solide Oiseau choisie pour ouvrir les hostilités, la sympathique 10 $, Tapis noir bonifiée d'une chouette intro au piano, Gratte servie toutes guitares dehors ou la pièce-titre, qui est venue clore le programme de parfaite manière. 

Dans ce qu'il a qualifié de «petite pause nostalgie», Fred Fortin a rappelé que sa première présence au FEQ remontait à deux décennies. «C'est le fun de se ramasser encore ici ce soir. C'est merveilleux», a-t-il confié. L'occasion était belle de faire honneur à ces années en revisitant un peu le passé. Et personne ne s'est fait prier pour plonger. Il y a notamment eu cette  Madame Rose interprétée assez tôt dans le programme. La pièce Chaouin a été chaudement applaudie, tout comme Portrait d'un ovni ou Le cinéma des vieux garçons. Et que dire de ce détour chez Gros Mené, à part que la pesante Vénus a décoiffé l'Impérial? 

Une prestation solide, pilotée la pédale au fond. 

Ben Caplan & The Casual Smokers

Grosse barbe, grosse voix, grosse personnalité... Ç'a donné quelque chose qui ressemblait à un gros coup de coeur pour Ben Caplan & The Casual Smokers en début de soirée, à l'Impérial. Le musicien d'Halifax - qui nous arrivait accessoirement du Yukon - n'a pas tardé à soulever la salle de la rue Saint-Joseph avec ses puissantes chansons ancrées dans le folk, mais teintées d'influences d'Europe de l'Est ou de blues. 

Accompagné ses Casual Smokers - un batteur, une contrebassiste et d'une multi-instrumentiste (flûte, clavier, mélodica, voix) -, Ben Caplan a manié la guitare, le banjo et le piano pour mener son public en bateau avec force et précision. Si sa voix tantôt rugissante, tantôt profonde (voire gutturale) commande le respect, l'attitude et l'énergie du bonhomme captive. Que ce soit dans ses livraisons théâtrales que dans ses délirantes interventions avec le public. Fallait le voir faire les gros yeux aux spectateurs pour leur dire quand chanter. À la fois tordant, éminemment sympathique et diablement efficace




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