Pink Martini, éclectique à souhait

La chanteuse China Forbes avait toute la chaleur... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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La chanteuse China Forbes avait toute la chaleur et l'assurance qui la caractérisent dans ses envolées vocales, mais aussi dans ses interventions, qu'elle faisait dans un français impeccable.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 6 au 16 juillet 2017. »

(Québec) CRITIQUE / Pink Martini était à peine monté sur scène, dimanche, que toute la place D'Youville se joignait à China Forbes pour chanter qu'elle ne voulait pas travailler. Tellement, que j'ai failli me laisser convaincre de chômer et de ne pas vous signer de critique du concert - j'exagère un peu.

La troupe de l'Oregon avait rempli la place D'Youville très densément. Et elle n'a pas tardé à mettre les festivaliers dans sa poche. Il faut dire que l'orchestre sans drapeau du pianiste Thomas Lauderdale affichait la grande forme. Pas besoin de réchauffement : la cohésion y était d'emblée. Et China Forbes avait toute la chaleur et l'assurance qui la caractérisent dans ses envolées vocales, mais aussi dans ses interventions, qu'elle faisait dans un français impeccable.

Passant d'une langue à l'autre, d'une nationalité, voire d'une époque à l'autre, Pink Martini a proposé un voyage musical éclaté, servi avec professionnalisme. En début de concert, on a eu le souffle coupé durant la magnifique version de U Plavu Zoru, avec ses passages précis de violon et de trompette. Le public était d'ailleurs d'une écoute impressionnante pour un concert extérieur et la sonorisation, impeccable.

Pink Martini était cependant loin d'avoir montré toutes ses couleurs et le sérieux a laissé sa place à la folie. À mi-parcours, la chanteuse de cabaret Meow Meow a pris le relais. Elle est venue interpréter une version déjantée de Ne me quitte pas, en recrutant deux festivaliers dans la foule qui lui ont servi de faire-valoir, pour ne pas dire d'esclaves! C'était amusant, mais trop long : Meow Meow est restée durant trois titres, qui n'avaient peut-être pas la force des autres.

Tous les musiciens de l'orchestre ont aussi eu la chance de s'illustrer pendant la soirée, avant que l'on reprenne le cours initial, avec le retour de China Forbes, pour une Hey Eugene attendue ou encore pour Una Notte A Napoli, durant laquelle les spectateurs avaient les mains bien haut. 

«Merci Québec, nous vous aimons pour toujours», a assuré Forbes, après une Brazil fort appréciée. Le public aurait aimé un rappel, il en aura eu un demi : la chanteuse est revenue pour chanter bonne fête a cappella à son directeur de tournée. 

Mydy Rabycad

Un peu plus tôt, la formation tchèque Mydy Rabycad est débarquée avec son répertoire dansant, hautement vitaminé. Affichant un look pour le moins coloré, avec sa chanteuse tout de bleu vêtue, couronnée d'une imposante tignasse rousse, le sextuor a carburé à l'électro-pop, l'électro-swing, voire au funk. La bande n'a pas eu trop de mal à faire bouger la place D'Youville, grâce à la voix puissante de sa leader et à ses solides musiciens. Il faut dire qu'au micro, Zofie est charismatique : elle a installé un dialogue très tôt avec les festivaliers et, en cours de route, elle a retiré différents morceaux de sa garde-robe, y compris ses talons hauts, pour mieux s'éclater sur les planches. Une agréable découverte.

Le Montréalais Geoffroy a démontré que son électro-pop... (Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 3.0

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Le Montréalais Geoffroy a démontré que son électro-pop détendue et ensoleillée pouvait prendre son envol sur scène, même si elle compte plusieurs couches sonores.

Le Soleil, Caroline Grégoire

Geoffroy

En début de soirée, Geoffroy se produisait au Coeur du FEQ devant une belle foule. Le Montréalais défendait principalement les pièces de son récent album Coastline. En voix, entouré de ses complices de la première heure Alex Ouellette (batterie, séquenceur) et Phil Creamer (séquenceur, synthé et basse, et choeurs), ainsi que du souffle de Charles Papasoff (saxophone soprano, flûte, clarinette basse), il a offert de bonnes interprétations, notamment de Got All Tired et, en rappel, du simple Sleeping On My Own, qui a fait un tabac dans Spotify.

Geoffroy a démontré que son électro-pop détendue et ensoleillée pouvait prendre son envol sur scène, même si elle compte plusieurs couches sonores. Reste toutefois à étoffer la présence scénique, timide, et le contact, minimal et un peu maladroit, avec la foule. Il sera à l'Impérial, le 3 novembre.

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