Michel Fugain: belle soirée vers d'oreille

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Michel Fugain, qui n'a rien perdu de sa verve et de son exubérance, a livré une impeccable prestation de ses grands succès et de ses chansons plus récentes.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 6 au 16 juillet 2017. »

(Québec) CRITIQUE / Plusieurs centaines de festivaliers enchantés ont quitté le parc de la Francophonie en chantant dimanche soir, au 50e Festival d'été de Québec, gracieuseté de Michel Fugain, de retour après cinq ans d'absence. Le chanteur français, qui n'a rien perdu de sa verve et de son exubérance, a livré une impeccable prestation de ses grands succès et de ses chansons plus récentes. Du bonbon.

À 75 ans, Fugain semble bénéficier d'une éternelle jeunesse - sa voix, intacte, est toujours aussi chaleureuse. Il a rangé ses costumes extravagants de l'époque du Big Bazar, mais il en a conservé l'esprit. Pluribus, son nouveau collectif, réunit pas moins d'une douzaine de musiciens : ça fait un son costaud!

Ils se sont permis de retoucher (un peu) les classiques du juke-box vivant, notamment avec un beau segment en italien chanté par la choriste Dominique Fidanza sur Une belle histoire, ou un groove funk sur Attention mesdames messieurs. Il n'en fallait pas plus à un public conquis d'avance.

Sans se complaire dans la nostalgie, usant d'autodérision et d'humour, Fugain a rappelé «qu'on chantait l'espoir, mais 40 ans plus tard, ce sont les cyniques qui ont gagné». Pas question de baisser les bras toutefois, a-t-il ajouté en introduisant une belle Bravo monsieur le monde

Malheureusement, il est un peu trop bavard, le Fugain. D'autant que les interventions anecdotiques, très mises en scène, gâchent la spontanéité. Sauf peut-être celle pour la pénétrante La bête immonde, très applaudie, en rappelant les dangers du fascisme qui rampe, encore et toujours.

Difficile de lui en vouloir : l'artiste a un fun noir sur scène, propulsé par sa pop entraînante et hop la vie. Un plaisir contagieux qu'il partage avec un bonheur réciproque - il fallait entendre les gens entonner «Chante la vie chante». C'est plutôt rare, de nos jours.

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Les festivaliers étaient beaucoup plus nombreux pour La Chicane que pour Michel Fugain.

Le Soleil, Caroline Grégoire

La Chicane

Drôle d'idée de programmer La Chicane avant Michel Fugain. Pas très compatible. Les festivaliers étaient beaucoup plus nombreux pour la formation québécoise que pour le chanteur français, d'ailleurs.

D'autant que le groupe de Val-d'Or a enterré la hache de guerre après 10 ans de chicanes (ça ne s'invente pas) et décidé de se reformer pour ses 20 ans. Le groupe de Boom Desjardins, c'est le sextuor qu'on aime ridiculiser. Prenez n'importe quelle blague sur Nickelback et remplacez le nom du band albertain par celui des Québécois et ça fonctionne... Mais ils ont leur public, qui se reconnaît dans ces chansons qui célèbrent le Québec «ent'nous autres».

Remplissant le parc de la Francophonie, ils ont très chaleureusement accueilli leur groupe, en particulier Dany Bédar. Son comparse Desjardins a sorti l'arsenal racoleur habituel, insistant lourdement sur l'importance des gens qui les ont aidés à traverser le temps.

Comment dire... Ce rock sans imagination, sur lequel on plaque des paroles simplistes, la familiarité factice, le look négligé étudié, vraiment pas mon genre. Reste que ça fonctionne. Et que pour l'occasion, La Chicane a évidemment choisi d'interpréter ses airs les plus connus. 

Les gens présents ne sont d'ailleurs pas fait prier pour chanter le refrain de Calvaire et se dandiner. Même chose pour Juste pour voir le monde, mouvements de bras en prime. On est un band de karaoké, soutenait Boom Desjardins. Que dire de plus?

Sally Folk

«Je ne fais pas dans les peccadilles, je préfère les amours qui font mal.» Sally Folk, minijupe orange, bustier or et top noir, a campé le décor en début de soirée. Découverte par Marc Déry, l'auteure-compositrice-interprète montréalaise affectionne un son pop rétro sixties, très dansant, qui fait contraste avec ses paroles d'amours déçus - son gros succès ne s'intitule pas Heureux infidèles pour rien.

Frondeuse, un peu affectée, la jeune femme a une bonne présence scénique et de l'aplomb. Sa voix claire, sans être remarquable, a un petit côté accrocheur dont Sally Folk sait bien se servir. Un beau petit tour de chant.

Liste des chansons de Michel Fugain

  1. Ça va commencer
  2. Fais comme l'oiseau
  3. Soleil
  4. Les filles d'avant
  5. Ma petite loupiote
  6. Une belle histoire
  7. Attention mesdames et messieurs
  8. La fête
  9. Jusqu'à demain peut-être
  10. Les gentils, les méchants
  11. Bravo monsieur le monde
  12. Les Acadiens
  13. Dépêche-toi
  14. Les Sud-Américaines
  15. La bête immonde
  16. Dans 100 ans peut-être
  17. Viva la vida
  18. Je n'aurai pas le temps
  19. Chante

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