Un Impérial complet pour les Soeurs Boulay

Le public enthousiaste a fredonné toutes les chansons... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Le public enthousiaste a fredonné toutes les chansons en compagnie des Soeurs Boulay, qui se sont exécutées dans un Impérial plein, samedi soir.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 6 au 16 juillet 2017. »

<p>Ian Bussières</p>

(Québec) CRITIQUE / Même avec une grosse pointure comme Pink sur les plaines d'Abraham, l'Impérial affichait complet samedi pour le passage des Soeurs Boulay au Festival d'été de Québec. Un public qui attendait impatiemment les deux Gaspésiennes et fredonnait avec elles toutes leurs ritournelles.

«Ça c'est de l'accueil!» a lancé Stéphanie après avoir interprété Cul-de-sac. «'Stie que c'est hot, jouer à Québec. Vous êtes le meilleur public du monde!» Même si Mélanie et Stéphanie ont blagué en disant avoir avalé de grandes quantités de sirop pour la toux avant leur prestation, rien ne paraissait dans leurs voix.

En plus d'interpréter la plupart des pièces de leurs deux albums et de leur minialbum, les soeurs réservaient quelques surprises à leur public, dont cette Islands in the Stream où leur bassiste Gabriel Gratton s'est fait Kenny Rogers alors que Mélanie, mais surtout Stéphanie, reprenaient les paroles popularisées par Dolly Parton.

Les frangines ont viré leurs trois musiciens, le temps d'interpréter Mappemonde avec le public qui connaissait les paroles par coeur. «Justement, ça parle d'un gars de Québec, cette chanson-là!» a avoué Stéphanie. «Ah oui? On peut savoir c'est qui?» a rétorqué sa soeur du tac au tac. «Non!» a repris l'aînée, sourire en coin.  

Applaudies à tout rompre après leur plus grand succès, Stéphanie et Mélanie y sont allées d'une autre surprise, soit une version acoustique réussie de Pour que tu m'aimes encore de Céline Dion. «Une chanson à laquelle on veut donner une deuxième chance. En l'interprétant, on devrait lui permettre de rejoindre un plus grand public», a blagué Mélanie.

Les Soeurs Boulay avaient également une autre reprise en réserve, Tous les cris, les S.O.S. de Daniel Balavoine, une pièce lancée en 1985, puis reprise au Québec deux ans plus tard par Marie-Denise Pelletier.

Ayant avoué en début de spectacle avoir modifié les arrangements de plusieurs pièces et précisé que c'était seulement la troisième fois qu'elles essayaient les nouvelles moutures devant public, Mélanie et Stéphanie sont certainement rassurées maintenant tellement elles ont été chaudement accueillies.

Avec pas d'casque

En première partie, Avec pas d'casque a bien su réchauffer une foule très réceptive à son matériel avec une prestation d'une heure. Les Soeurs Boulay ont même devancé leur apparition sur scène pour aller interpréter Dommage que tu sois pris, j'embrasse mieux que je parle avec le quatuor. Une pièce écrite du point de vue d'une femme pour laquelle Stéphane Lafleur a cédé le microphone aux deux vedettes de la soirée.

Les Montréalais avaient clairement décidé de mettre l'emphase sur les titres de leur album Effets spéciaux, lancé cet automne. Sept de ses neuf pièces ont été interprétées, des chansons qui empruntent beaucoup à l'univers country avec l'omniprésence de la guitare lapsteel et une ambiance un peu morose.

La première pièce du spectacle, Intuition #1, tirée de l'album Astronomie, lancé en 2012, était cependant dans un tout autre registre avec sa finale musicalement très intense qui flirte avec des sonorités plus rock. Les gars devraient s'y essayer davantage, car ils se débrouillent très bien dans ce domaine.

Lafleur a fait rire la foule quand il a rappelé le dernier passage de son groupe à l'Impérial, «à minuit après le concert d'adieu des Goules». «Levez la main ceux qui étaient là. S'il y en a plus que 30 qui lèvent la main, c'est impossible!» a-t-il rigolé.

Le chanteur-guitariste, qui est aussi réalisateur au cinéma, a une voix qui rappelle énormément celle de Paul Piché même si les thèmes qu'ils abordent diffèrent. La ressemblance est particulièrement frappante dans les passages plus dépouillés où la voix de Lafleur est mise à l'avant-plan.

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