Le charme intemporel de Men Without Hats

Le passage d'Ivan Doroschuk et Men Without Hats... (Fournie par Men Without Hats)

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Le passage d'Ivan Doroschuk et Men Without Hats au Festival d'été est le prélude d'une tournée de 26 dates aux États-Unis cet été, à l'occasion du Retro Futura Tour.

Fournie par Men Without Hats

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Daniel Coté
Le Quotidien

Sur un enregistrement diffusé sur YouTube, le chanteur Ivan Doroschuk interprète le classique du groupe Men Without Hats, The Safety Dance, devant une foule rassemblée dans la ville australienne d'Adelaide, en 2016. Toujours alerte et mince comme un fil, le quinquagénaire y met tout son coeur, sautant, courant de part et d'autre de la scène, vêtu d'un chandail à paillettes faisant écho à l'exubérance vestimentaire propre aux années 80.

«Je me nourris de ce qu'apporte le public et, ce jour-là, il était venu pour s'amuser», a-t-il raconté. S'exprimant dans un français impeccable, le Montréalais désormais installé à Victoria, comme la plupart des membres de sa famille, se définit comme un homme privilégié.

Le fait d'être encore vivant, alors que tant de camarades ont passé l'arme à gauche, suffirait à le contenter. Or, il se sent plus en forme que jamais, y compris au plan vocal, et trouve suffisamment de travail pour meubler une bonne partie de son année. C'est ainsi que cet été, le groupe effectue une tournée québécoise qui le mènera jeudi au parc de la Francophonie en première partie des Trois Accords.

Cette tournée québécoise sera le prélude à un marathon de 26 sorties en l'espace d'un mois, dans toutes les régions des États-Unis, à l'occasion du Retro Futura Tour. Signe que le marché de la nostalgie a subi une mutation depuis le temps où on associait Men Without Hats à Elvis et aux Beatles, les compagnons de route du groupe auront pour noms Paul Young, Bow Wow Wow, Modern English et la Katrina de Katrina and the Waves.

«On fait ça depuis cinq ou six ans et je reviens d'une croisière thématique à laquelle participaient Cheap Trick, Berlin et Belinda Carlisle. On se voit régulièrement et c'est l'fun, surtout qu'on est appuyés par une génération de fans - des boomers - qui a de l'argent et du temps pour sortir, maintenant que les enfants ont quitté le nid. C'est aussi elle qui tient à bout de bras les shows d'arénas», énonce le chanteur.

«Bouffée d'air frais»

Quand on demande à Ivan Doroschuk pourquoi le new wave connaît une deuxième jeunesse, il trace un parallèle intéressant avec le disco. «C'est parce que ça se danse, contrairement à la musique des années 90 qui était bonne, mais plus sombre. Le new wave est arrivé en même temps que les vidéos à la télévision et plein de changements dans le linge, la peinture et les coupes de cheveux. Ç'a été une bouffée d'air frais», affirme le chanteur.

Le programme du spectacle comprendra les succès de la formation, des titres comme Where Do The Boys Go? et Pop Goes The World, ainsi que de généreuses tranches de l'album Rhythm Of Youth, celui qui a mis les Montréalais en orbite en 1982.

Le plus drôle est que The Safety Dance, qui a grimpé au sommet du palmarès partout dans le monde  a dû sortir deux fois avant de cartonner. «La version originale avait atteint la 12e position et déjà, nous étions super contents. La compagnie nous a ensuite demandé de faire un remix et il est sorti au moment où nous préparions un nouvel album. C'est grâce à lui que nous avons accédé au premier rang du palmarès dance de Billboard», rapporte Doroschuk.

Il croit aussi que le clip tourné près de Bath, en Angleterre, a contribué au succès de la chanson. «Une part du charme tenait au fait qu'il s'agissait d'un vidéo médiéval jumelé à de la musique électronique. Il n'y avait pas de costumes contemporains ni de danse, à part le mouvement en S que j'exécutais. C'était susceptible d'intéresser un public large», estime le chanteur, qui chérit également le souvenir du vol en Concorde que ce projet lui a permis d'effectuer.

The Safety Dance a été un immense succès en son temps et le plus beau est qu'il transcende les époques. «La toune est rendue si grosse que la plupart des gens ne savent pas comment elle s'appelle ni qui l'a composée, mais ils la reconnaissent spontanément. Elle a changé ma vie», confie Ivan Doroschuk, le seul membre de Men Without Hats à avoir fait partie de toutes ses incarnations depuis sa fondation, en 1977.

Vous voulez y aller?

  • Qui: Men Without Hats
  • Quand: le 13 juillet, 20h
  • Où: parc de la Francophonie
  • Accès: laissez-passer
  • Infos: www.infofestival.com




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