Backstreet Boys: le retour des idoles

Au milieu des années 90, c'est ici que les Backstreet Boys ont jeté les bases... (Piper Ferguson)

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Piper Ferguson

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 6 au 16 juillet 2017. »

(Québec) Au milieu des années 90, c'est ici que les Backstreet Boys ont jeté les bases de leur succès en Amérique. Et ils ne l'ont pas fait à moitié! Deux décennies plus tard, le boy band floridien revient à la rencontre de ses fans de Québec. La Backstreetmania revivra-t-elle ce dimanche sur les Plaines?

Boy un jour, boy toujours...

Dans l'année et demie qui a suivi, Nick Carter, Brian Littrell, Kevin Richardson, Howie Dorough et A.J. McLean reviendront pas moins de quatre fois faire hurler leurs jeunes fans au Colisée de Québec dans ce qui a été qualifié de «Backstreetmania». Deux décennies plus tard, ils ont de nouveau rendez-vous avec le public de la capitale. Désormais pères de familles, âgés entre 37 et 45 ans, les «Boys» profitent d'une pause dans leur résidence de spectacles à Las Vegas pour transposer leurs harmonies vocales et revisiter leurs chorégraphies synchro sur les plaines d'Abraham. En prévision de ces retrouvailles, A.J. McLean a répondu aux questions du Soleil.

Q À vos débuts, vous avez été populaires ici bien avant de percer dans votre pays. Qu'est-ce que ça fait de revenir chanter au Québec?

R Oh, c'est génial! Le Canada nous a donné beaucoup de raisons d'être reconnaissants. On a un exceptionnel groupe de fans chez vous, d'est en ouest, qui nous témoignent beaucoup d'amour et de loyauté. Ça sera vraiment bien d'y revenir. 

Q Vous étiez pratiquement encore des ados quand le groupe a commencé. Qu'est-ce que ça fait de porter les mêmes chansons près de 25 ans plus tard?

R On a du plaisir à faire ces chansons depuis 24 ans. D'avoir des pièces qui peuvent durer deux décennies, c'est gros. C'est un reflet du travail des auteurs-compositeurs et des producteurs... Et du désir des fans qui veulent les entendre encore. Donc c'est plutôt fantastique, en fait.

Q Vous revisitez aussi les chorégraphies de votre jeunesse. C'est un défi?

R Dieu merci, il y a YouTube! Il y a certaines routines qu'on n'avait pas exécutées depuis 20 ou 22 ans. Donc, c'est bien de pouvoir aller sur le Web regarder de vieilles vidéos et dire : "Ah! c'est comme ça qu'on faisait!" Et une fois qu'on s'y remet, ça tient de la mémoire musculaire. Ça revient tout seul. 

Q N'est-ce pas un peu étrange de toujours se faire appeler «Boys» (garçons) une fois franchi le cap de la trentaine ou de la quarantaine?

R Pas vraiment. Aux États-Unis et certainement aussi dans certaines parties du Canada, le mot boy est synonyme du mot ami : Nick est mon boy, Brian est mon boy. Oui, on est plus vieux. Mais on sera toujours des boys. On sera toujours une famille, des frères, des amis. Le nom Backstreet Boys est devenu une marque. On nous a suggéré de changer de nom pour Backstreet Men ou juste Backstreet. Non. Backstreet Boys est vraiment le nom qui va rester. 

Q Pensiez-vous que le groupe durerait si longtemps?

R Nous sommes arrivés avec ce tout nouveau groupe il y a 24 ans, à une époque où la musique était différente. Il y avait beaucoup de grunge, beaucoup de hip-hop. Il n'y avait pas vraiment de voie ouverte pour un groupe comme nous. Aux États-Unis, il aura fallu Hanson et les Spice Girls pour ouvrir les vannes. Pendant ce temps, nous jouions en Europe et au Canada. Et nous y avions beaucoup de succès. À partir du moment où les États-Unis ont embarqué, tout a changé. Mais le succès n'a vraiment pas été instantané. Ç'a pris quelques années avant que cette explosion pop se produise aux États-Unis. Tout de suite après sont arrivés Christina [Aguilera], Britney [Spears], *NSYNC, 98 Degrees et d'autres... Nous espérions évidemment avoir une longue carrière. Est-ce que nous pensions être encore là 24 ans plus tard? Nous ne pensions sans doute pas nous rendre aussi loin. Nous sommes tellement reconnaissants d'être rendus là. Et nous allons continuer jusqu'à ce que nous ne puissions plus le faire. Les Backstreet Boys seront encore là pour longtemps. 

Q Vous évoquez des boy bands qui se sont dissous depuis longtemps. Comment avez-vous résisté? Vous êtes cinq chanteurs avec cinq égos, cinq visions de la musique. Il y a sûrement des sujets de discorde...

R C'est certain que nous ne sommes pas toujours sur la même longueur d'onde. Mais tout se passe démocratiquement. Nous votons sur les chansons qui se retrouvent sur les albums et dans les spectacles. En général, ça finit à trois contre deux. Tout le monde fait des sacrifices, nous sommes tous des joueurs d'équipe, nous voulons tous gagner, nous voulons tous le meilleur pour le groupe. 

Q Avez-vous l'impression d'être un peu pris dans la nostalgie de vos admiratrices?

R Avant, j'avais la perception que quand un artiste se faisait offrir une résidence à Las Vegas, c'était parce qu'il était fini, qu'il ne pouvait plus remplir d'arénas, qu'il ne faisait plus d'albums. Il venait à Vegas parce que c'est tout ce qu'il pouvait encore faire. Ce n'est vraiment pas le cas. J'ai appris que Vegas, c'est l'endroit où on veut être. Tout le monde, de Beyoncé à Bruno Mars, veut une résidence à Las Vegas. Ceci dit, oui, il y a un aspect nostalgie à notre spectacle. Nous traversons tous nos succès. Mais tout le monde fait ça, ici, autant Céline Dion que Britney Spears. On s'apprête à entrer en studio. Ça sera un tout nouvel album, une toute nouvelle tournée, un nouveau son pour les Backstreet Boys. Pour moi, ça nous sort de cet aspect nostalgie. Si vous voulez qualifier le spectacle de Vegas de nostalgique, c'est correct, parce qu'il l'est. Il n'y a rien de mal à ça. Il faut juste y aller à fond et l'assumer. C'est ce que nous faisons.

Q Travaillez-vous déjà sur ce 10e album?

R Oui. Nous allons commencer à enregistrer bientôt. Maintenant que nous avons signé un contrat avec RCA, nous attendons patiemment des chansons, nous parlons avec des amis auteurs ou producteurs et nous écrivons aussi nous-mêmes. Le reste de l'année sera bien occupé à travailler sur cet album. Nous espérons dévoiler un simple avant la fin de l'année et lancer l'an prochain une tournée qui nous amènera autour du monde.

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Les Backstreet Boys en cinq dates

1993: Fondation du groupe autour d'une petite annonce publiée par le producteur Lou Pearlman, qui a fondé l'étiquette Trans Continental Records dans le but de reproduire le succès obtenu par le boy band New Kids on the Block. Outre les Backstreet Boys, Pearlman gérera notamment la carrière de la formation *NSYNC avant de tomber en disgrâce. Poursuivi par ses protégés, qui l'ont tour à tour accusé d'escroquerie, il est arrêté en 2007 et reconnu coupable de fraudes totalisant 300 millions $ subtilisés à des investisseurs dans un stratagème de Ponzi. Lou Pearlman est mort en prison en 2016. 

1995: Les Backstreet Boys s'envolent vers la Suède pour enregistrer des chansons sous la houlette des producteurs Max Martin et Denniz PoP, notamment architectes de certains des grands succès de la défunte formation Ace of Base. Parmi elles, le premier simple We've Got it Goin' On ne fera pas beaucoup de vagues aux États-Unis, mais cartonnera en Europe et au Canada. 

1999: Le groupe floridien est enfin reconnu dans son pays : son troisième album, Millennium, s'inscrira dès sa sortie au numéro un du palmarès Billboard et inscrira des records de vente aux États-Unis. Lors du lancement, une apparition à l'émission Total Request Live de la chaîne MTV fait déferler plusieurs milliers de fans à Times Square, forçant les autorités à fermer la mythique intersection new-yorkaise. 

2006: Le quintette devient quatuor lorsque Kevin Richardson, l'aîné des Backstreet Boys, quitte le navire pour se consacrer «au nouveau chapitre de sa vie», selon ce qu'il déclare alors. Ledit chapitre sera de courte durée. Dès 2008, il apparaît sporadiquement avec ses ex-confrères, qui ne l'ont jamais remplacé, avant de réintégrer officiellement le groupe en 2012.

2017: En mars, les Backstreet Boys marchent dans les pas des Céline Dion, Britney Spears, Jennifer Lopez et autre Mariah Carey en lançant une résidence de spectacles à Las Vegas. Installé au théâtre AXIS du casino Planet Hollywood (une salle pouvant accueillir 4600 spectateurs), Larger Than Life est présenté jusqu'au 1er juillet et reprendra l'affiche en novembre.

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Vous voulez y aller?

  • Qui : Backstreet Boys
  • Quand : 9 juillet à 21h30
  • Où : plaines d'Abraham
  • Accès : laissez-passer
  • Info. : www.infofestival.com
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6000 jeunes filles en délire

Nous reproduisons ici la critique publiée lors du premier passage des Backstreet Boys au Colisée, le 18 septembre 1996.

CRITIQUE / La Boysmania ou la Backstreetmania? Il n'y a pas d'autres mots pour décrire l'accueil réservé, hier soir, au Colisée à la jeune formation américaine. Une foule d'environ 6000 fans en délire qui a accueilli Nick Carter, Kevin Richardson, Brian Littrell, Howie Dorough et AJ McLean.

Une foule presque exclusivement constituée de jeunes filles, dont l'âge pouvait varier entre neuf et 14 ans, qui ne se privaient pas pour manifester leur engouement.

La formation montréalaise Shades Of Culture à qui on avait confié la mission de réchauffer la foule - comme si c'était nécessaire - a eu droit à toute une ovation, probablement comme elle n'en aura plus jamais! Avant l'arrivée sur scène du quintet il y a eu également de nombreuses vagues de cris pour réclamer le groupe.

Lorsque les lumières se sont éteintes une immense clameur a rempli le Colisée. Un vent de «folie» qui s'est manifesté tout au long du concert. Pendant les pièces, entre les pièces, bref, tous debout du début à la fin, les fans n'ont jamais vraiment cessé de manifester leur plaisir.

Chaque intro de pièces, le moindre mouvement de Nick Carter (celui qui a manifestement la cote) et de ses acolytes soulevait immanquablement un déluge de cris et d'applaudissements.

Comme les Kids!

Certaines offraient des fleurs alors que d'autres lançaient leurs toutous sur la scène! Un accueil délirant qui rappelait celui auquel avait eu droit les New Kids On The Block au Colisée, il y a quelques années.

La «recette» est d'ailleurs assez similaire. Cinq «beaux bonshommes» puisant à différentes musiques populaires, le soul sirupeux, le rap et le pop (le «urban pop» comme disent les Américains pour résumer l'affaire) accompagnant le tout de chorégraphies évoquant celles de certaines formations noires américaines. Les Backstreet Boys n'ont rien inventé mais ils livrent la marchandise.

Cependant, contrairement à leur prédécesseur qui lors de leur visite étaient au sommet de leur gloire, les Backstreet Boys n'en sont eux qu'au tout début de leur carrière.

Peu d'artistes ou de groupes peuvent se targuer de s'être produit au Colisée, avec pour tout bagage, deux singles et leurs clips! Avec si peu de matériel - le premier CD du groupe sera lancé en octobre - les Boys avaient conservé leurs gros canons Get Down et We've Got It Goin' On, pour clore dans le délire un show rondement mené.  Michel Bilodeau, collaboration spéciale




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