Les voeux renouvelés d'Isabelle Boulay

Pour ses «noces d'argent», Isabelle Boulay s'est offert... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Pour ses «noces d'argent», Isabelle Boulay s'est offert un survol de sa carrière sur les Plaines

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 6 au 16 juillet 2017. »

(Québec) CRITIQUE / Isabelle Boulay s'est présentée sur les plaines d'Abraham jeudi, en ouverture du 50e Festival d'été, avec l'intention de célébrer ses noces d'argent avec son public. À voir l'accueil qui lui a été réservé et le plaisir qu'elle-même a semblé y trouver, on peut croire qu'elle en est repartie avec des voeux renouvelés pour un bon moment.

La rousse chanteuse avait rendez-vous avec ses fans pour souligner ses 25 ans de carrière. Le hasard a aussi fait que les célébrations de ces «noces d'argent» avec son public sont tombées le jour de son 45e anniversaire de naissance. Peu après le début du spectacle, la foule l'a d'ailleurs interrompue dans une présentation pour lui chanter la chanson de circonstance (elle y a eu droit une deuxième fois de la part de ses complices, un gâteau en renfort, plus tard dans la soirée). Visiblement émue, Boulay a réussi à contenir ses larmes. «Mais mon petit coeur bat fort», a-t-elle confié. De quoi donner le ton à une soirée forte en anecdotes et en souvenirs, placée sous le signe de l'amour, du réconfort et, difficile de le nier, d'un bon brin de nostalgie.

Boulay, Daraîche et Norman 

Pour fêter en bonne et due forme ce double anniversaire, Isabelle Boulay avait convié des artistes, qu'elle a tous décrits comme des cadeaux. Il y a d'abord eu Les Soeurs Boulay, dont, selon ses dires, elle pourrait être «la tante». Le duo devenu pour un moment trio a revisité la chanson Mappemonde, la voix cuivrée de la tante autoproclamée se mariant à celles plus claires des nièces d'un soir. 

Plus tard, l'ami Paul Daraîche s'est pointé sur scène pour honorer les racines country d'Isabelle Boulay. Celle-ci avait préalablement mis la table en interprétant la récente Nashville, que lui a offert Coeur de pirate pour son dernier album. Après avoir fait honneur au classique de Daraîche À ma mère (Perce les nuages), la Gaspésienne a réalisé un «rêve» en marchant dans les pas de Johnny Cash le temps de Ring of Fire. Elle avait des cuivres sur scène, elle les a mis à profit...

Patrick Norman, qu'Isabelle Boulay a décrit comme le chanteur préféré de sa grand-mère, s'est à son tour joint à la fêtée pour interpréter son incontournable Quand on est en amour. En présentant son invité, la chanteuse avait laissé entendre qu'elle ne ferait que l'écouter. Visiblement, elle n'a pas pu résister à pousser la note avec Norman. Tout comme le parterre, qui les a imités un peu timidement. 

Imposante formation

Pour compléter la distribution de son spectacle anniversaire, Isabelle Boulay s'est entourée jeudi d'une imposante formation, incluant la section de cordes de l'Orchestre symphonique de Québec, sous la direction du guitariste Simon Godin. Entre la pop, le country et les influences de la chanson française qui marquent le répertoire de l'interprète, c'est dans cette dernière catégorie que l'orchestre a été le plus mis en évidence. Dans les nouvelles Mon amour (La supplique) et Una storia d'amore, par exemple, ou dans l'incontournable Saule (toujours aussi inconsolable...), qui est arrivé comme une apothéose avant le rappel. 

Entre son premier album paru en 1996 et son dernier arrivé dans les bacs tout récemment (et dans lequel elle a pigé cinq titres), Isabelle Boulay s'est offert un survol de sa carrière sur les Plaines. Elle n'a pas non plus manqué de faire écho à son passage dans les souliers de la Marie-Jeanne de Starmania en revenant à l'iconique Le monde est stone, en fin de soirée. 

Isabelle Boulay a lancé son spectacle Noces d'argent par une déclaration d'amour à ses fans. «Quand le public est entré dans ma vie, ç'a été l'une des choses qui ont colmaté toutes les brèches que j'avais», a-t-elle avancé. Elle l'a terminé en réitérant sa reconnaissance : «Vous m'avez fait faire le plus beau des voyages», a-t-elle confirmé. Gageons que ledit voyage est loin d'être terminé...

Liste des chansons

  • La lune
  • J'enrage
  • Le train d'après
  • Et mon coeur en prend plein la gueule
  • Je t'oublierai, je t'oublierai
  • Parle-moi
  • Tombée de toi
  • Mappemonde (avec Les Soeurs Boulay)
  • Mon amour (La supplique)
  • Una storia d'amore
  • Nashville
  • À ma mère (Perce les nuages) (avec Paul Daraîche)
  • Ring of Fire
  • Quand on est en amour (avec Patrick Norman)
  • Lucille
  • Entre Matane et Bâton Rouge
  • Les yeux au ciel
  • Les mains d'or
  • Mieux qu'ici-bas
  • Le saule 
  • Rappel
  • Le monde est stone
  • Jamais assez loin

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Ils étaient une bonne quinzaine à s'être réunis sur la grande scène pour transposer sur les planches les pièces gravées sur l'album Desjardins, paru plus tôt cette année.

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Desjardins, on l'aime-tu!: les chansons d'abord

CRITIQUE / Le 50e Festival d'été de Québec (FEQ) s'est ouvert tout doucement, jeudi, dans une célébration des chansons de Richard Desjardins. Un hommage bien senti et musicalement solide, mais qui, faute d'interaction avec le public, a eu du mal à prendre son envol.

Ils étaient une bonne quinzaine à s'être réunis sur la grande scène pour transposer sur les planches les pièces gravées sur l'album Desjardins, paru plus tôt cette année. Un spectacle présenté aux FrancoFolies de Montréal le mois dernier, programmé ici en première partie de la soirée. Peut-être parce que le temps pressait, la plupart des artistes ont défilé à la queue leu leu sans vraiment prendre le temps de s'adresser à la foule. 

Il y a bien eu Matiu pour souligner sa «première date» avec la capitale avant de livrer sa version du Bon gars. Puis presque à mi-parcours, Stéphanie Boulay a elle aussi complimenté les festivaliers : «Wow, vous êtes nombreux! En plus, votre coeur flashe. C'est vraiment hot», a lancé la blonde moitié des Soeurs Boulay avant d'entonner avec sa frangine une splendide version de L'engeolière, tout en harmonies vocales. Plus tard, Keith Kouna, puis le jeune Émile Bilodeau - qui a blagué sur le Dagobert, les Nordiques et Eric Lindros - ont aussi fait le nécessaire pour bâtir un pont entre la scène et le public. Mais disons que la rencontre a été tout sauf bavarde - voire un peu froide - malgré l'apport de la slameuse Queen Ka dans des segments déclamés. 

C'est un peu dommage parce que musicalement, le spectacle est loin d'avoir déçu. Lancé en douceur par les jeunes talents Simone Marchand et Thomas Brassard, qui ont servi une version piano-voix de Nous aurons, le concert s'est poursuivi d'intimiste manière sous les bons soins de Stéphane Lafleur (Au pays des calottes) avant de reprendre du pep grâce à Philippe Brach et Bernard Adamus et leur Boomtown Café. Les apparitions de Fred Fortin (Tu m'aimes-tu? et Le coeur est un oiseau) ont été chaudement applaudies par le public. Yann Perreau a injecté une bonne dose de groove à Dans ses yeux, tandis que Klô Pelgag et Philippe Brach (notamment appuyés par Les Soeurs Boulay) ont frappé fort avec leur relecture des Yankees.

Pas de doute, on a fait honneur aux chansons, jeudi. Ne manquait qu'un peu de chaleur pour que la rencontre avec les festivaliers se produise vraiment.

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