Les adieux

Le 11 juillet 1999, Les Colocs ont fait... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le 11 juillet 1999, Les Colocs ont fait courir les foules sur les Plaines. Le charismatique chanteur Dédé Fortin avait captivé des milliers de festivaliers.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) La vie allait décider que certaines soirées seraient des adieux. Dédé et ses Colocs déchaînés sur la scène des Plaines. Sylvain Lelièvre au parc de la Francophonie. Ces spectacles furent en fait les au revoir d'artistes chouchous du public québécois.

Dédé marque l'imaginaire

11 juillet 1999 / Un spectacle déchaîné sur les plaines d'Abraham, suivi d'un après-concert plutôt surréaliste au D'Auteuil: le dernier passage du regretté André «Dédé» Fortin au Festival d'été de Québec a marqué l'imaginaire. 

Le 11 juillet 1999, Les Colocs ont fait courir les foules sur les Plaines. Ses lunettes d'aviateur vissées sur la tête, le charismatique chanteur Dédé Fortin avait captivé des milliers de festivaliers «collés comme des sardines», comme le soulignait le compte-rendu publié dans Le Soleil le lendemain. Ils ont été beaucoup moins nombreux à le voir s'improviser batteur pour son ami Fred Fortin lors d'une prestation pour le moins singulière qui s'est déployée au D'Auteuil quelques heures plus tard.  

Avec la formation Gros Mené - Mara Tremblay était aussi de la partie -, Fred Fortin avait au préalable assuré la première partie du spectacle des Colocs sur les Plaines. Et son groupe était attendu au bar-spectacle du Vieux-Québec pour un concert plus tard en soirée. Bref, l'horaire était chargé pour les rockers du Lac-Saint-Jean. Et quand le guitariste Olivier Langevin s'est senti mal, les choses ont pris une autre tangente pour Gros Mené au D'Auteuil. 

«Olivier était tombé malade après le show de Mara, il n'était plus capable de jouer, raconte Fred Fortin. C'est là qu'est arrivé ce show qui est parti dans tous les sens. Ça devait être un show de Gros Mené, mais j'improvisais les tounes un peu, ajoute-t-il. J'ai fait du Gros Mené juste avec le drummer, qui était Michel Dufour. Il embarquait et il débarquait... À un moment donné, je pense que j'étais en train de jouer T'es grosse pis t'es belle ou Que je t'étranglerai, je me suis retourné et c'est Dédé qui était là. C'était vraiment drôle!»

Fred Fortin se souvient d'avoir vu son ami souriant au D'Auteuil, même s'il n'était pas satisfait du concert offert plus tôt sur les Plaines, immortalisé sur pellicule, qui demeure ancré dans la mémoire de bien des festivaliers. «Je sais qu'il ne tripait pas sur ce show-là, avance-t-il. C'est comme ça. Ça arrive. Il y a des shows qu'on fait dont on n'est pas content. Dédé, il était fatigué, je pense. Il arrivait d'une bonne tournée avec Les Colocs. Il n'était pas au top de sa forme. Il n'était pas content vraiment de ce show-là. Et c'est celui-là qui a été enregistré. Mais il était bien de bonne humeur quand même, après. Il était venu jammer et on avait eu une belle soirée.»

***

Lelièvre, une dernière fois

Sylvain Lelièvre en 2000... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

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Sylvain Lelièvre en 2000

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

8 juillet 2000 / Fier fils de Limoilou, Sylvain Lelièvre a vu son nom inscrit à sept reprises à la programmation du Festival d'été avant de nous quitter, trop tôt, en 2002. À son dernier rendez-vous avec les festivaliers, en 2000, l'auteur-compositeur-interprète avait foulé les planches du parc de la Francophonie avant son ami Gilles Vigneault, qui n'avait pas manqué une note de sa prestation.

«Il s'était tenu en coulisse, côté jardin, du début à la fin», relate Paulette Dufour, qui a pendant plusieurs années été responsable des communications au FEQ. «Je l'avais dit à Sylvain après... Il était content», ajoute Mme Dufour, qui se souvient d'un point de presse précédant ce spectacle lors duquel le poète de Natashquan avait attiré l'attention des médias sur l'importance de l'oeuvre de Sylvain Lelièvre. 

M. Vigneault garde un très bon souvenir de ce programme double partagé avec un artiste qu'il tenait en haute estime. «C'est peut-être un peu vantard de ma part de dire ça, mais Sylvain, je trouvais que c'était lui qui me ressemblait le plus, confie-t-il. Il était le plus proche de moi dans son écriture et dans son attitude. On était des amis très chers, j'ai eu beaucoup de peine quand il est parti. J'ai beaucoup regretté qu'il n'ait pas eu l'occasion d'écrire ce qu'il aurait pu écrire si la vie le lui avait permis.»

Moins de trois mois après le décès de Sylvain Lelièvre, le FEQ lui consacrait un hommage sur les plaines d'Abraham. Entre les Marie-Hélène, Le Fleuve, Lettre de Toronto, Old Orchard, Venir au monde ou Petit matin, ses chansons ont été célébrées par huit interprètes de la capitale, sous la direction du regretté Bruno Fecteau.




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