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À l'été 2003, Tony Levin a donné cinq concerts au Festival d'été.

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) Qu'ont en commun Tony Levin et Gilles Vigneault? Ils comptent parmi les plus fidèles festivaliers. Vigneault s'y est pointé chaque décennie; Levin a fait jusqu'à trois spectacles dans une même journée. Sans oublier Daniel Lanois, qui y renoue automatiquement avec ses racines québécoises...

Tony Levin, le marathonien

13 juillet 2003 / Tony Levin figure parmi les marathoniens du Festival d'été. Le bassiste s'y est pointé en solo, avec le California Guitar Trio, avec Kevin Parent, de même qu'avec Peter Gabriel. L'été 2003 illustre bien son omniprésence: Levin avait donné cinq concerts à l'événement, dont trois le même soir!

Le 13 juillet 2003, Levin se produisait avec sa propre formation, sur les plaines d'Abraham, en première partie de Kevin Parent. Il avait à peine quitté la scène, après sa performance, qu'il réapparaissait aux côtés du chanteur québécois. Une fois la représentation terminée, il avait filé vers une autre scène, aménagée plus loin, toujours sur les Plaines, afin de donner un troisième concert, cette fois avec le California Guitar Trio. 

«Le Festival a une tradition de réunir différents musiciens, afin d'essayer de nouvelles choses et c'est assez unique, remarque-t-il. De plus, Québec est l'une de mes villes favorites, alors, comme tous les musiciens que je connais, je chéris la chance d'y venir, en particulier si je peux demeurer en ville et visiter les alentours, prendre des photos des groupes de gens et avoir un repas de fin de soirée au Capitole... Tout ça est assez spécial.»

De fait, en plus de se produire en différents lieux, des Plaines au Pub Saint-Alexandre, de la place D'Youville au parc de la Francophonie, Levin a été au coeur de rencontres particulières. Il a invité Kevin Parent à interpréter Solsbury Hill, de Peter Gabriel, avec le California Guitar Trio, comme il a oeuvré avec Adrian Belew et Pat Mastelotto, sous la bannière Friends of King Crimson - un concert que seuls les festivaliers de Québec ont pu voir, en 2008. 

Levin aime évoquer une performance qu'il avait donnée avec le California Guitar Trio. Lui et ses collègues avaient été soufflés durant leur version instrumentale de Bohemian Rhapsody, de Queen, car la foule tout entière s'était mise à entonner les paroles. 

Puisqu'il accumule les expériences heureuses, Levin aime tout autant parler de son passage de 2016, lorsque Peter Gabriel et Sting étaient réunis sur une même scène. Il avait été tellement saisi par la présence de la foule des Plaines, qu'il a prise en photo.

«Jouer là avec Peter Gabriel et Sting l'an dernier était génial, indique-t-il. La météo n'était pas tellement agréable - plutôt frisquet et très venteux. Tous les musiciens [des deux formations, ce qui en faisait beaucoup sur scène] ont été de vrais guerriers pour jouer sans être ennuyés par les éléments, mais c'est la vaste foule qui m'a impressionné... Il semble que personne ne se souciait de la météo.»

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Daniel Lanois redevient canadien-français

Daniel Lanois... (Photothèque Le Soleil) - image 3.0

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Daniel Lanois

Photothèque Le Soleil

4 juillet 2003 / Daniel Lanois a vécu toutes sortes d'aventures au Festival d'été, d'un concert donné sans les instruments qu'il s'était fait voler à de belles communions. Outre la musique qu'il partage et le lien qu'il entretient avec son public, c'est de renouer avec ses racines qui font de chacun de ses séjours des moments mémorables.

Rappelons-le, cet auteur-compositeur-interprète, qui est aussi un réalisateur très prisé (U2, Bob Dylan, Emmylou Harris, Peter Gabriel) est originaire de Hull. S'il vit en anglais, le sang francophone de ses ancêtres coule encore en lui...

«À ma dernière visite [en 2014], j'étais dans ce gros hôtel [le Hilton], quelque chose comme au 20e étage, alors j'étais capable d'avoir cette vue d'oiseau du fleuve, d'apprécier comment il se rétrécit en arrivant à Québec, raconte-t-il. Ça m'a fait songer à comment ç'avait dû être, à l'époque, lorsque mes ancêtres sont arrivés par ce cours d'eau. Pour moi, c'était touchant, parce que je ressens une sorte de pôle génétique dans cette région. Le Festival a eu cet effet sur moi à chaque fois, comme si je redevenais canadien-français, d'une nouvelle manière.»

Lanois se fait toujours un devoir de partager ses chansons francophones lorsqu'il s'arrête en ville. N'allez pas y voir une tâche ou une obligation: il aime profondément ressortir ce matériel, comme Jolie Louise ou Ô Marie, même lorsqu'il se consacre à un projet instrumental...

«Ces chansons me rappellent le temps que j'ai passé dans cette partie du monde. Alors peu importe à quel point j'évolue avec mes idées sonores, quand je joue à Québec, je demeure respectueux de ça.»

Les haltes au Festival de Lanois n'ont cependant pas été uniquement des parties de plaisir. En 2003, tandis qu'il se produisait à Sherbrooke, juste avant de mettre le cap vers Québec, le musicien s'était fait voler une grande partie de son équipement. Or comme on dit dans le milieu, the show must go on. Il a donc déniché les instruments nécessaires pour monter sur les planches... Aujourd'hui, Lanois rigole de tout ça, surtout qu'il en a tiré une anecdote surréaliste!

«Quelqu'un a pris notre camion au complet et est parti avec! On n'en a jamais entendu parler par la suite, sauf deux ans plus tard. J'ai eu un appel d'un gars. J'avais des pédales d'effets pour mes guitares et mon nom et mon numéro de téléphone étaient inscrits - une façon d'indiquer «si jamais vous trouvez ces pédales, passez-moi un coup de fil». Le gars m'a donc appelé en me disant "hey, j'ai tes pédales, je vais te les vendre!" Alors je les ai rachetées! Ha! Ha! Je me suis dit si j'appelle la police, je ne les reverrai jamais...»

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La fête à Vigneault

La soirée du 14 juillet 2010, qui a... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche) - image 5.0

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La soirée du 14 juillet 2010, qui a été immortalisée sur un DVD lancé fin 2016, s'inscrit parmi les plus beaux souvenirs de festivals de Gilles Vigneault.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

14 juillet 2010 / Le Festival d'été de Québec trouve en Gilles Vigneault l'un de ses visiteurs les plus constants et assidus: le poète de Natashquan peut se vanter d'être le seul artiste à s'être produit dans chaque décennie de l'histoire de l'événement. Entre la cour du Séminaire et les plaines d'Abraham, il a eu l'occasion de voir le FEQ sous toutes ses coutures. 

«Ç'a chaque fois été un plaisir et un enchantement parce que le public a toujours été particulièrement extraordinaire, très réceptif et capable de silence, aussi, observe M. Vigneault. Et l'organisation était bonne. Les festivals de Québec auxquels j'ai participé ont tous été de bons souvenirs.»

Le 9 août 1969

Son premier rendez-vous avait été fixé le 9 août 1969, alors que le tout jeune FEQ arrivait au terme de sa deuxième présentation. Plus de 2000 personnes - «et il y en aurait eu plus si on avait eu plus de place», a souligné la critique du Soleil - ont ce soir-là rempli la cour du Séminaire pour entendre Guy Mauffette, Danièle Dorice et Gilles Vigneault. 

«C'était une ambiance mélangée de festivités et de recueillement, presque, à cause de l'enceinte de la cour du Séminaire, se souvient ce dernier. Ç'a été particulièrement chaleureux et intime. C'est curieux de parler d'un concert en plein air intime, mais c'était comme ça. Les murs, comme ils étaient très anciens, les gens les respectaient. Ils étaient là quasiment comme dans une chapelle. Les applaudissements étaient un peu feutrés par ça, mais on les sentait bien. Et on sentait les gens très, très présents. On avait leurs réactions de très près, comme dans une salle.»

Le parcours festivalier de M. Vigneault l'a ramené dans la cour du Séminaire en 1976, puis dans les jardins de l'Hôtel de Ville (avec l'Orchestre symphonique de Québec) en 1986, au Pigeonnier en 1992 et en 2000 et sur l'Esplanade du Parlement en 1998 avant de culminer sur la scène des plaines d'Abraham en 2010. Dans une grande fête multigénérationnelle lancée par les rimes de Loco Locass, le monument de la chanson québécoise avait célébré ses 50 ans de carrière en compagnie de sa fille Jessica, de la formation Les charbonniers de l'enfer et de l'auteur-compositeur-interprète Florent Vollant. 

«Il m'a enseigné ce soir-là à faire Jack Monoloy d'une autre façon. Il a fait quelque chose de très beau avec ça. Et je lui en suis encore reconnaissant», note M. Vigneault à propos de ce dernier invité. 

La soirée, qui a été immortalisée sur un DVD lancé fin 2016, s'inscrit parmi les plus beaux souvenirs de festivals de Gilles Vigneault. «Quand le public reprend les chansons avec nous, c'est très beau, ça nous fait plaisir, ça nous aide à continuer à travailler, évoque-t-il. Le fait que le public sache les chansons et nous le fasse savoir, c'est très précieux. C'est encore plus une approbation que les applaudissements.»  Geneviève Bouchard

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Le chouchou Lapointe

En 1995, le spectacle d'Éric Lapointe à l'esplanade... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche) - image 7.0

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En 1995, le spectacle d'Éric Lapointe à l'esplanade du Parlement lui a valu le prix Miroir de la meilleure prestation scénique.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

9 juillet 1995 / Éric Lapointe a souvent mentionné que sa première salle comble, il la doit au Festival d'été de Québec. Ça se passait en 1994, au défunt bar Café Blues de la rue Saint-Jean. Poussé par le succès phénoménal de son premier album, Obsession, le rocker n'a pas tardé à renouer avec les festivaliers, s'offrant dès l'année suivante la grande scène de l'esplanade du Parlement. Une prestation lors de laquelle il avait servi un répertoire encore jeune, mais déjà riche en tubes - Terre promise, N'importe quoi, Marie-Stone -, revisité Pag et Plume et partagé momentanément les planches avec Nanette Workman.

Le concert a valu à Lapointe le prix Miroir de la meilleure prestation scénique, le premier d'une série de titres du spectacle le plus populaire (1997, 2000 et 2006) et quelque chose qui ressemble à un abonnement au festival: lorsqu'il a fait déborder le parc de la Francophonie, l'année dernière, le chouchou en était à sa huitième visite comme tête d'affiche au FEQ.  Geneviève Bouchard

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Le miroir de CharlÉlie Couture

Musicien et artiste visuel, CharlÉlie Couture a créé... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 9.0

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Musicien et artiste visuel, CharlÉlie Couture a créé des trophées qui ont été immédiatement adoptés par le FEQ.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

14 juillet 1992 / À sa première visite au Festival d'été, en 1992, CharlÉlie Couture avait vu ses prestations récompensées d'un prix Miroir. De retour chez lui, il avait reçu cet honneur par fax. Nommé président du jury de ces mêmes prix deux ans plus tard, le musicien et artiste visuel a pris son rôle au sérieux en créant de ses mains des trophées qui allaient immédiatement être adoptés par le FEQ.

En entrevue au Soleil il y a une douzaine d'années, le Français avait raconté avoir eu envie de remettre un objet aux lauréats parce qu'il avait trouvé «un peu short» que son propre prix soit limité à «un simple bout de papier imprimé chez moi...» Couture a gravé les premiers originaux - décernés à Plume Latraverse, à Daniel Bélanger, à Robert Charlebois et aux Rita Mitsouko, notamment - dans sa chambre d'hôtel «en ayant emprunté une roulette à un dentiste». Et il s'est réjoui de voir ses trophées perdurer. «C'est bien de voir que des choses spontanées continuent, alors que d'autres qu'on a moult fois réfléchies se cassent la gueule!» a-t-il observé.  Geneviève Bouchard




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