Le virage «Disney» du Festival d'été

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Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) Vers une expérience «Disneyland» d'ici 2025? Chose certaine, attendez-vous à voir davantage d'animation parallèle, de bouffe et d'ambiance autour des scènes du Festival. Dans les prochaines années, l'organisation qui aura 50 ans l'été prochain entend miser sur le confort des festivaliers et la visibilité de l'événement «dans toute la ville».

«On veut ajouter une couche d'émotions. Que ce soit l'expérience d'une vie de venir au Festival d'été. Que les gens voient leur show, mais vivent aussi autre chose», a dit le directeur général du Festival d'été de Québec, Daniel Gélinas, devant la Chambre d'industrie et de commerce de Québec, lundi midi.

«On veut un genre de Disneyland. Mais ne le dites surtout pas à M. Labeaume», a blagué M. Gélinas. L'image du royaume de Disney est en effet «exagérée» reconnaît-il, mais l'idée est de faire en sorte qu'une fois sur les lieux, les visiteurs ne puissent plus ignorer que le FEQ bat son plein.

La présence du Festival d'été dans les médias sociaux, la fidélisation et l'attachement des festivaliers est aussi dans la mire de la «Vision 2025» présentée lundi.

Elle vise à apporter dès l'an prochain pour le 50e anniversaire des améliorations au FEQ qui veut éviter l'essoufflement malgré le succès. L'organisation a mené des sondages, rencontré des groupes de discussion pour déterminer comment rendre «l'expérience client» plus complète.

«Il s'agit du fruit d'un travail d'un an et demi, a dit M. Gélinas. Ça nous fait peur d'être au sommet, on a décidé de faire un pont sur l'avenir.»

L'idée, a-t-il illustré, est d'ajouter «une deuxième couche d'émotion». De faire d'une soirée en ville pendant le FEQ une expérience plus complète sur le plan de l'ambiance, de la nourriture à consommer sur place, de l'éclairage et de l'animation dans les rues.

«Si vous venez au Festival d'été en 2025, vous allez peut-être prendre une navette et le party va commencer dans la navette», a illustré le directeur général devant les gens d'affaires et dignitaires lors de sa conférence au Château Frontenac.

Vieillissement des festivaliers

La démographie et le vieillissement de la population et des festivaliers seront aussi à considérer ces prochaines années, a dit Daniel Gélinas dans sa présentation.

Des aménagements comme les sièges installés dans les gradins de 2000 places en 2016 resteront et seront améliorés pour plus de confort. «Je ne dis pas qu'il va y avoir 2000 sièges de plus l'année prochaine, mais c'est une direction qui vient répondre à ce besoin», a expliqué le directeur général, qui parle aussi de meilleur son et de l'ajout d'aménagements, des zones spéciales.

Les «intouchables»

Malgré la vision d'avenir, il restera des «intouchables» qui font l'esprit du Festival d'été depuis 49 ans, a assuré Daniel Gélinas. «Cette organisation est un organisme à but non lucratif et va le rester», a-t-il dit.

Aussi, le «produit» qui offre tous les genres musicaux ne changera pas, assure Daniel Gélinas, selon qui la durée du Festival, d'une dizaine de jours, est aussi là pour rester.

Autre «intouchable», la proximité des sites pour conserver «l'esprit de fête». «Pas question qu'on ait une scène à Limoilou», a illustré le directeur général.

Ce n'est pas la première fois que le Festival d'été de Québec mène une réflexion pour voir comment rester pertinent et couru. En 2003, la réorientation s'est conclue vers de plus grands investissements dans la programmation avec la venue de grosses pointures internationales et une hausse du chiffre d'affaires de 8,4 millions $ en 2003 à 27 millions $ en 2016.

La notoriété auprès des agents d'artiste et la couverture internationale de l'événement ont aussi bondi, a dit Daniel Gélinas.

En parallèle, le pourcentage du budget issu de subventions publiques a baissé. «Pour ceux qui pensent encore qu'on est une patente de la Ville, non, on est un organisme privé sans but lucratif qui vit de financement public mais seulement à 13 %», a-t-il lancé, indiquant que cette proportion était plutôt de 34 % en 2004.

Laissez-passer «en bas de la valeur du marché»

Combien coûtera le laissez-passer du Festival d'été ces prochaines années? Le directeur général Daniel Gélinas n'a pas avancé de montant lundi, martelant toutefois que l'accès au populaire festival restera «très, très, très largement en bas de la valeur du marché». Le directeur général ne s'est pas non plus engagé à ce que le bracelet donnant droit à 11 jours de spectacles reste au tarif symbolique de 100 $, atteint lors de la présentation 2016. «Il y a l'indexation, le coût de la vie. Il n'y a rien d'immuable. Mais quand je dis que ça restera en bas de la valeur du marché, c'est immensément important. À partir du moment où ça reste accessible au grand public, c'est ce qui est le plus important pour nous.»

Labeaume salue les plans du FEQ

Régis Labeaume salue la volonté du Festival d'été de Québec de «prendre plus de place dans la ville». «Ils sont venus nous présenter ça et effectivement, s'ils peuvent prendre plus de place dans la ville, on est tout à fait d'accord avec ça, a commenté le maire de Québec en marge d'une activité d'Halloween dans les jardins de l'Hôtel-de-Ville. «Plus d'amuseurs de rue et de toutes sortes de prestations différentes, électros, ils vont avoir notre appui.» M. Labeaume a qualifié de «sain» l'exercice de réflexion pour l'avenir mené par le FEQ. L'actuel maire de Québec était justement président du conseil d'administration du Festival lors de la nouvelle orientation de 2003 qui avait mené au virage vers un Festival à plus grand déploiement (voir autre texte). Valérie Gaudreau

120 000, le nombre idéal

Le nombre de 120 000 laissez-passer mis en vente semble le nombre idéal pour le Festival d'été de Québec. Pour la présentation 2016, l'organisation avait abaissé le nombre de 150 000 à 120 000. Tous les bracelets avaient trouvé preneur. «Ce qu'on a fait en 2016 était très bien, je pense qu'on va continuer dans cette direction-là. Il n'y a pas de changement prévu sur cet aspect», a dit le directeur général du FEQ, Daniel Gélinas. L'été dernier, le Festival avait finalement ajouté 8000 laissez-passer aux 120 000 mis en vente en mars, soit quatre mois avant l'événement. Si on ajoute les 3000 cartes Zone avant-scène et les 2000 places assises, un total de 133 000 accès avaient été vendus pour le Festival 2016.

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