Yael Naim: le coeur en montagnes russes

Selon les dires de Yael Naim, la tournée...

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Selon les dires de Yael Naim, la tournée qui s'arrête ce dimanche au Festival d'été et pour laquelle elle s'est notamment entourée de choristes lui permet rien de moins que de réaliser un rêve de musicienne.

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Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) Apprivoiser la mort et donner la vie. Entre ces deux pôles, la Franco-Israélienne Yael Naim a trouvé l'inspiration pour son dernier album, Older, paru l'an dernier. Des montagnes russes d'émotions qu'elle distille maintenant sur les planches avec un bonheur évident.

Selon les dires de Yael Naim, la tournée qui s'arrête ce dimanche au Festival d'été et pour laquelle elle s'est notamment entourée de choristes lui permet rien de moins que de réaliser un rêve de musicienne. «Sur tous les albums, il y a eu un grand travail de choeurs. On a eu envie de le pousser à l'extrême sur le dernier disque avec des chansons comme Coward, par exemple. Pour moi, c'est incroyable d'avoir sur scène trois voix assez souples pour pouvoir chanter les arrangements qu'il y a sur l'album. C'est la première fois que je peux travailler avec cette matière en live et ça, c'est vraiment un rêve qui se réalise», évoque au bout du fil l'auteure-compositrice-interprète, qui viendra clore le Festival d'été à la place D'Youville dimanche. 

Ancré dans des expériences très intimes - le décès d'un être cher et la naissance d'un premier enfant -, Older a été créé par Yael Naim dans une période plutôt intense d'introspection. Elle ne décrit pas la collection de chansons comme son oeuvre la plus personnelle, mais elle lui reconnaît une perspective différente.  

«Je pense que ce que j'ai vécu autour de cet album était plus profond qu'une rupture ou une remise en question sur moi-même, explique-t-elle. Le fait d'être face à la mort pour la première fois et aussi d'être face à la vie, à donner vie à un être humain, ç'a révélé tellement de choses. Ç'a fait ressortir des peurs. Ç'a fait ressortir des moments beaucoup plus extrêmes de bonheur, aussi. Ça fait réfléchir à une chose à laquelle on essaie de ne pas trop penser la plupart du temps : au fait qu'on est mortels et qu'un jour, tout ça va s'arrêter.»

La musique qu'elle aime

Entre les défis créatifs et les contraintes inhérentes à l'industrie de la musique, Yael Naim et son compagnon David Donatien ne semblent pas trop portés sur le compromis. «David et moi, quand on s'est rencontrés, on était frustrés par l'industrie, par le fait de devoir s'y adapter, résume la première. On a décidé de monter un projet et de faire de la musique comme on avait envie de l'entendre et de ne pas répondre à l'industrie. Quitte à ne pas vendre, quitte à ce que ça ne sorte pas.»

Heureusement pour la chanteuse, c'est plutôt le contraire qui s'est produit: son univers musical rallie autant le public (elle a un agenda de tournée bien rempli dans plusieurs pays) que ladite industrie, alors qu'elle a pour une deuxième fois été sacrée artiste féminine de l'année aux Victoires de la musique. 

«Faire les chansons qu'on aime, c'est un long processus. On prend beaucoup de temps, on se dispute parfois quand on travaille parce que David et moi, on vient d'univers musicaux différents. Il faut parfois se convaincre et ça demande beaucoup d'efforts... Mais une fois qu'on est content, on essaie de ne pas se poser de questions. Et on est très, très heureux que pour le moment, ça fonctionne. C'est vrai que l'accueil de nos albums a toujours été incroyable», note Yael Naim, qui a vu sa portée internationale gonfler de manière vertigineuse en 2008, lorsque sa chanson New Soul a été choisie par Apple pour une publicité d'ordinateur portable. 

«Ça nous a permis de voyager, de faire des rencontres artistiques incroyables, mais aussi de bien gagner notre vie et, du coup, d'avoir une grande liberté artistique», observe-t-elle. 

Créer autrement

Au moment de notre entrevue, il y a quelques semaines, Yael Naim se trouvait en studio, justement à chercher comment déployer autrement - et plus souvent - cette liberté artistique. Habituée de peaufiner longtemps ses albums, mais soucieuse d'écrire davantage, elle a avoué être en quête d'une formule qui lui permettrait de combiner

les deux.

«On est en pleine réflexion là-dessus, précise-t-elle. On aimerait toujours avoir un projet principal sur lequel on travaille plus longtemps. Mais en ce moment, on essaie de voir comment on pourrait se libérer du temps pour faire plus de projets. Pour moi, être limitée à 11 ou 13 chansons chaque quatre ans, c'est très frustrant. Ce n'est pas assez de musique!» 

Et celle qui mise généralement sur l'éclectisme pourrait aussi cibler un angle différent à l'avenir. «On a fait trois albums qui nous représentent entièrement, avance-t-elle. J'aime bien que la musique dépeigne cette génération-là qui est ouverte grâce au fait qu'on est métissé et grâce à Internet, qui fait qu'on est exposé à tout. Mais d'un autre côté, j'aimerais bien sur le prochain album qu'on arrive à aller faire des recherches vers quelque chose de plus extrême ou avec un parti-pris un peu plus tranché...»

Vous voulez y aller?

  • Qui: Yael Naim
  • Quand: 17 juillet à 21h10
  • Où: place D'Youville
  • Accès: gratuit
  • Info: infofestival.com

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