West Trainz: chooo chooo!

L'énergique chef de gare Erik West-Millette était accompagné... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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L'énergique chef de gare Erik West-Millette était accompagné de quatre cheminots, avec leurs habits caractéristiques.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) CRITIQUE / Les festivaliers qui se sont présentés à la station place D'Youville, vendredi soir, pour monter à bord du West Trainz ont eu droit à toute une épopée musicale. Le spectacle multimédia conçu par Erik West-Millette nous a transportés dans un «tour du monde poétique». Et comme d'habitude, ce n'était pas la destination qui comptait mais le voyage: chooo chooo!

Le projet West Trainz est l'aboutissement d'une vingtaine d'années de voyages, d'exploration et de travail formel, se voulant d'abord un hommage aux grands express transcontinentaux. 

L'énergique chef de gare Erik West-Millette était accompagné de quatre cheminots, avec leurs habits caractéristiques, qui prenaient prétexte du projet pour visiter tous les genres dans ce grand périple autour de la musique : blues, rock, jazz, country, traditionnelle, électro... Tantôt instrumentaux, tantôt chantés, les morceaux ont défilé à toute allure. 

Le Trans-Europa Express, avec ses sonorités technos, s'est avéré un fichu trip déjanté. Le West Trainz nous a aussi conduits à Seattle pour une solide Hear My Train a Comin' de Jimi Hendrix. Bia est même montée à bord pour une version groovy du Train du nord de Félix Leclerc. Pour enchaîner avec Locomotion! Vous avez dit éclaté et éclectique? Tout ça, sans dérailler...

Sans surprise, l'écran géant servait à la projection d'images de déplacements en train, de rails, de ponts et de paysages qui filent à toute allure.

Malheureusement, le convoi était à moitié vide. Ceux qui ont manqué le train vont s'en mordre les doigts.

Men I Trust/Ghostly Kisses

Avant d'arriver en gare, notre trajet nous a d'abord conduit à la scène du Coeur du FEQ pour Men I Trust et le duo Ghostly Kisses. Les deux formations de Québec sont menées par Dragos Chiriac, même si le claviériste n'était sur scène que pour la première.

Sans Chiriac, Margaux Sauvé, vêtue d'une petite robe noire, était donc accompagnée d'un guitariste-claviériste et d'un batteur. Ghostly Kisses peut se targuer que sa pièce Such Words a largement dépassé le million d'écoute sur Spotify. Il lui fallait maintenant passer le test de la scène.

La petite chanteuse a une superbe voix, un peu éthérée, à la Sarah McLachlan, mais un excès de basse en gâchait la portée. L'électro-pop atmosphérique de Ghostly Kisses est parfois agrémentée de belle façon par son violon. Un peu impressionnée au début, Sauvé a paru plus à l'aise ensuite, autant dans sa gestuelle que dans ses (discrets) déhanchements.

On avait toutefois l'impression de toujours écouter la même pièce, en raison de leur structure minimaliste et de la façon dont Margaux Sauvé les chante, même si c'est fort joliment. On a quand même eu droit à une version plutôt réussie de Back to Black d'Amy Winehouse pour conclure.

Men I Trust a ouvert le bal. Le principal atout du quatuor réside dans les interactions vocales entre Emmanuelle Proulx et Odile Marmet-Rochefort. À la fois puissante et aérienne, la voix de cette dernière évoque celle de Beth Orton. D'ailleurs, le répertoire du quatuor a des parentés avec l'électro-pop rêveuse de la Britannique, mais aussi celle de la formation trip-hop Portishead. La basse de Jessy Caron emprunte parfois au funk, ce qui donne une twist à une musique un peu mécanique et peu diversifiée. D'ailleurs, ça manquait de punch pour un spectacle extérieur.

Évidemment, on ne s'attendait pas à ce que les membres de Men I Trust courent en tout sens ou se tirent dans la foule, mais le quatuor est très statique, surtout planté côte et côte. Vrai que plus ça avançait et plus les deux chanteuses se dégênaient. On peut parier que le groupe gagnera en assurance sur les planches.

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