Duran Duran: les rois des Plaines

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) CRITIQUE/ Rois déchus des années 80, les gars de Duran Duran ont multiplié les efforts au cours des décennies suivantes pour se refaire une place au sommet. Vendredi, sur les Plaines, on pouvait juger qu'ils avaient réussi : les lieux étaient remplis à craquer pour entendre les Notorious, Hungry Like The Wolf et autres Girls on Film.

C'est un concert couvrant un vaste pan de leur carrière que les Britanniques avaient concocté pour leur première visite à Québec. Des extraits de tous les albums ou presque, du début jusqu'à 1995 étaient au programme. Et pour démontrer qu'ils ont de nouveau le vent dans les voiles, quatre compositions du récent Paper Gods se sont faufilées, dont la pièce-titre, qui a servi de bougie d'allumage. Soyons francs, ce n'était peut-être pas le morceau d'ouverture rêvé, laissant le public un peu tiède. En revanche, le simple Pressure Off, servi un peu plus tard, a fait mouche.

Mais bien sûr, ce sont les vieux succès que les spectateurs voulaient entendre. Et lorsque Wild Boys s'est mis à vibrer, les Plaines étaient au diapason de Duran Duran. Le groupe a aussi pris du mordant sur les planches, décochant une A View To A Kill, dont l'âge était davantage trahi par les images de Roger Moore en James Bond que par le groupe lui-même. 

Les fans étaient heureux de voir le chanteur Simon Le Bon, à peine vieilli dans son pantalon blanc et son perfecto, le bassiste John Taylor tout sourire et le batteur Roger Taylor, tous trois en très bonne forme. En début de concert, Le Bon a semblé avoir la voix éraillée, mais graduellement, les choses sont entrées dans l'ordre. 

Les gars étaient entourés par une solide équipe de musiciens et choristes, qui ont permis de rendre le matériel avec précision. Le claviériste Nick Rhodes étant retenu au Royaume-Uni pour des raisons familiales, c'est MNDR qui avait pris le relais.

Le spectacle était bien ficelé et rares ont été les baisses de régime. Le band a terminé ça en lion : la reprise White Lines (Don't Don't Do It) était incendiaire et The Reflex a confirmé qu'il y avait un solide party sur les Plaines.

Au rappel, Simon Le Bon a pris quelques minutes pour revenir sur les tristes événements de Nice et sur les tragédies qui ont secoué la France dernièrement. «Nous voudrions jouer une pièce qui symbolise comment le bien peut triompher du mal, car la musique est quelque chose qui nous unit», a-t-il déclaré, invitant le public à allumer les lumières de leurs cellulaires. Save a Prayer a ainsi pris l'allure d'une magnifique communion. Et pour finir le tout? L'incontournable Rio, survoltée, saxophone à l'appui. 

Si Duran Duran avait perdu sa couronne au début des années 90, nul doute que les festivaliers réunis vendredi la lui ont redonnée.

Bryan Ferry chez Roxy Music

Avec les années, ses cheveux ont grisonné, mais Bryan Ferry ne semble avoir rien perdu de son perfectionnisme. Flanqué d'une imposante équipe, il a défendu du matériel solo, mais s'est surtout attardé aux pièces de son ancienne formation, Roxy Music. Quand il a sorti Ladytron, son impressionnante machine musicale s'est enflammée autour de lui, sans qu'il n'en perde son flegme. On a notamment apprécié l'apport de sa très douée saxophoniste, Jorja Chalmers, qui s'est aussi distinguée sur If There Is Something. Certes, la voix de Ferry manquait parfois de souplesse, mais au final, le crooner était inspiré. 

Les Plaines n'étaient pas l'endroit rêvé pour Ferry, par contre, on sentait une part du public indifférent, mais le vieux routier n'en a jamais été affecté.

Finn trop ambitieux

En début de soirée, Neil Finn, bien connu pour ses années au sein de Crowded House, s'est présenté avec un groupe comptant sa femme et ses deux fils. Le Néo-Zélandais n'a pas mal fait, or il a eu la tâche difficile : il a connu des pépins techniques et a dû se produire devant une foule clairsemée. Son tour de chant ne s'est mis à décoller qu'en fin de parcours, avec I Got You, de son tout premier groupe, Split Enz, suivi de l'incontournable Don't Dream It's Over. Le temps a filé rapidement et pour entonner un ultime classique, Finn a enjoint les techniciens à retirer l'équipement des lieux, tandis qu'il livrait Better Be Home Soon... Curieuse scène...

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