DJ Champion mord dans la vie

Maxime Morin, alias DJ Champion, a livré un... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

Agrandir

Maxime Morin, alias DJ Champion, a livré un spectacle énergique au parc de la Francophonie lors duquel il avait l'air d'avoir autant de plaisir que son public.

Le Soleil, Caroline Grégoire

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Festival d'été

Arts

Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

<p>Ian Bussières</p>

(Québec) CRITIQUE / Après avoir annoncé il y a moins d'un an qu'il était officiellement guéri du lymphome qui l'avait frappé en 2010, Maxime Morin, alias DJ Champion, mord dans la vie et ça se voyait vendredi soir au parc de la Francophonie alors qu'il a livré un spectacle énergique lors duquel il avait l'air d'avoir autant de plaisir que son public.

Sautillant constamment derrière sa console et tapant dans ses mains, DJ Champion ne tenait pas en place. Souvent, il ne pouvait s'empêcher de courir d'un côté à l'autre de la scène pour taper sur l'épaule de ses musiciens et saluer ses fans.

Il n'a d'ailleurs pas pu résister à la tentation de lancer: «C'est tellement beau, ça là!» en entendant son public répéter le refrain de la pièce Alive Again, pourtant gravée sur CD quelques mois avant qu'il ne reçoive son diagnostic médical, mais qui trouve aujourd'hui un tout autre sens.

Et il faut rendre à Champion ce qui revient à Champion: avec ses G-Strings, soit quatre guitaristes et un bassiste sur scène avec lui, il se démarque clairement des autres projets dans le domaine de la musique électronique qui sont trop souvent l'affaire d'un homme seul. 

Champion ne craint pas de partager la scène et d'ajouter une dimension rock à ses oeuvres et ça le sert très bien. Il prouve qu'on peut à la fois rocker et danser, même si les segments sans voix sont parfois un peu longuets.

D'ailleurs, côté voix, DJ Champion a fait un heureux choix en confiant le microphone à la chanteuse Lauren Clinton, alias Lou Laurence, sur son dernier album Best Seller. Présente vendredi soir, la chanteuse de 27 ans a impressionné avec son registre et les émotions qu'elle transmet dans des pièces comme I can't let go

L'ajout de Lou Laurence et le retour de Marie-Christine Depestre ramènent DJ Champion à la glorieuse époque où il pouvait compter sur la voix de l'excellente Betty Bonifassi et fait un peu oublier la période moins réussie lors de laquelle Pierre-Philippe Côté se chargeait des voix.

Depestre était aussi de la partie vendredi et elle a joint sa voix à celle de Lou Laurence pour Claustrophobic et Life is Good, des titres de l'album Best Seller. Elle a aussi impressionné dans sa reprise du classique Gospel Plow, interprété à travers les années par plusieurs grandes chanteuses, et du succès planétaire No Heaven, deux titres de l'album Chill'em All avec lesquels Betty Bonifassi avait laissé sa marque.

Radio Radio

C'est Radio Radio qui était chargé de chauffer la foule et les deux MC au look hipster, Jacques Alphonse Doucet et Gabriel Louis Bernard Malenfant, ont bien rempli leur mission, faisant sauter le public sur 9 Piece Luggage Set, leur faisant lever les mains dans les airs sur Lèves tes mains et les faisant chanter Sur la Galavante.

Les deux Acadiens ont en effet le tour de mettre le party dans la place et de retenir l'attention avec leurs paroles accrocheuses et imagées rappées en chiac. Ils ont puisé essentiellement leur matériel au sein de leurs deux derniers albums Light the Sky et Ej Feel Zoo avec quelques extraits de Cliché Hot et Belmundo Regal.

Les gars ont réussi à glisser 14 titres dans une performance d'une heure où ils étaient accompagnés d'un bassiste et d'un batteur. La présence de ces musiciens sur scène donnait d'ailleurs un son plus organique qui est moins présent dans le hip-hop lorsqu'un DJ est le seul responsable des rythmes.

King Abid

Pour lancer la soirée, Heythem Tlili, alias King Abid, a été solide dans une trop courte prestation d'une demi-heure. On en aurait pris davantage, car le Tunisien maintenant établi à Québec offre un reggae dancehall efficace et original en y intégrant des éléments de musique du Moyen-Orient. 

Avec ses acolytes, le rappeur Papa T et DJ Pyroman, King Abid sait mettre de la vie sur une scène. Sympathique, il a même invité un jeune fan d'à peu près trois ans à danser avec lui.

D'origine tunisienne, King Abid a aussi livré un vibrant plaidoyer contre l'islamisme radical au lendemain de l'attentat de Nice. «Nous, on veut la paix! On ne veut surtout pas d'islamistes. Des gens fermés d'esprit, on n'en veut pas en Tunisie, ni en France, ni nulle part ailleurs dans le monde!»

Son ami Karim Ouellet, qu'il a côtoyé au sein du collectif Movèzerbe, est allé le rejoindre à la fin du spectacle pour ajouter sa voix au mélange sur Ka3btine Celtia, une pièce rendant hommage à la célèbre bière tunisienne.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer