Chaleureuses retrouvailles avec Rachid Taha

Rachid Taha, au fond, a toujours été un... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Rachid Taha, au fond, a toujours été un rockeur, qui a su puiser autant au raï qu'au punk et, plus tard, à la techno.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) CRITIQUE / Rachid Taha visitait régulièrement le Festival d'été de Québec (FEQ) à une certaine époque. Et, chaque fois, faisait exploser le Pigeonnier (devenu le parc de la Francophonie depuis). Presque 10 ans nous séparaient de sa dernière visite, dans cette même place D'Youville comble qui l'accueillait jeudi. Ce qui a donné lieu à de chaleureuses retrouvailles, même si Taha n'a pas cassé la baraque.

Le chanteur de 57 ans, de noir vêtu avec un haut de forme à bande blanche, a d'abord abondamment puisé à son récent Zoom (2013) - presque toutes les chansons de la première moitié de sa prestation, en fait. Dont Galbi, son hommage algérien à Johnny Cash et à Elvis.

Parce que Taha, au fond, a toujours été un rockeur, qui a su puiser autant au raï qu'au punk et, plus tard, à la techno. Entouré de cinq musiciens, dont un très solide bassiste funky, il a ensuite mis le pied à l'accélérateur pour soulever la foule avec des chansons plus connues comme Barra Barra ou l'incontournable Ya Rayah, avec sa mélodie arabisante et son beat pesant qui a soulevé la foule et transformé place D'Youville en club en plein air.

Il a ensuite enchaîné avec son hommage à Joe Strummer, des Clash, sa dynamique version algérienne de Rock The Casbah. La foule sautait partout pendant le refrain.

La voix rauque, la clope à la main, un peu bourru, un peu bourré, Taha s'est contenté de chanter, la langue parfois pâteuse. L'air de rien, l'animal a 35 ans de carrière derrière la cravate, dont 25 en solo. Mais est-ce une raison pour avoir parfois recours à un lutrin?

Évidemment, le Français, ému, ne pouvait éviter les attentats de Nice. Mais il a aussi rappelé l'horreur en Irak, en Afghanistan, partout. «Tous les humains se valent», a-t-il lancé.

Daby Touré

Pour utiliser un cliché usé à la corde, Daby Touré a chassé les nuages en début de soirée avec son entraînante musique africaine teintée de folk rock - un heureux métissage. Il n'y avait presque personne à son arrivée sur scène, mais le Franco-Mauritanien a fait comme si de rien n'était. Le chanteur-guitariste à la voix claire jusque dans les aigus insuffle beaucoup d'âme à chaque pièce, aidé par un bassiste et un batteur discrets, mais efficaces pour créer un bon groove.

Peu à peu, les festivaliers se sont laissés guider par le rythme tribal et les mélodies chaleureuses jusqu'au parterre, histoire de se trémousser un peu. Faut dire qu'il a l'énergie et la bonne humeur communicatives, le Touré. Ça fait du bien.

En introduisant la pièce titre de son dernier album, Amonafi, Daby Touré a fait référence aux racines communes de l'humanité, en Afrique. «Nous venons tous de la même famille.» C'était de circonstance après Nice. Et aussi une autre façon de dire que la musique transcende les frontières et les races pour unir les gens...

BKO Quintet

Le modernisme de la proposition de Touré contrastait avec la musique traditionnelle de BKO Quintet, qui s'est produit ensuite. Les Maliens incarnent l'idée même d'exotisme avec leurs instruments du cru à cordes et djembé de circonstance. Même si, ironiquement, leur album s'intitule Bamako Today... Avec leurs transes hypnotiques (et répétitives, par le fait même), on était loin de l'afropop de leurs compatriotes Amadou et Mariam, même avec une touche de musique actuelle.

Pour sa première visite à Québec, le quintette a livré sa performance dans une atmosphère bon enfant, les poussettes meublant l'espace à l'arrière, les adultes se trémoussant à l'avant. Dépaysant, à défaut d'être décoiffant.

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