Philippe Brach: le plaisir et des besoins

Philippe Brach n'est pas mécontent du tourbillon de... (La Presse, Robert Skinner)

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Philippe Brach n'est pas mécontent du tourbillon de la dernière année: «C'est du bonbon de jouer dans des salles complètes.»

La Presse, Robert Skinner

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) Les choses vont vite pour Philippe Brach. Fort de deux albums lancés en un an et demi, l'auteur-compositeur-interprète saguenéen est passé de la finale des Francouvertes à la Révélation du gala de l'ADISQ, de l'artiste de la relève au musicien à l'agenda de tournée très bien rempli, merci.

Alors qu'il est attendu au Festival d'été le 16 juillet à place d'Youville, nous avons profité de son passage sur les plaines d'Abraham lors du spectacle de la fête nationale pour prendre des nouvelles de ce créateur aussi relax que coloré. 

Q Tes deux premiers albums ont été lancés de manière très rapprochée. Qu'est-ce qui a motivé ce choix?

R C'était prévu d'avance. Mon premier album, c'était comme cinq ans de composition. Quand il est sorti, il y avait des tounes que j'étais déjà écoeuré de jouer. Mais je pensais qu'elles méritaient de faire partie intégrante de l'oeuvre. Et je trouve qu'elles établissaient bien les bases de qui je suis. C'était important qu'elles soient là. Mais la dernière chose que je voulais, c'était de passer un autre cinq ans à les jouer. Quand on est entré en studio, il y avait quelques chansons qui n'étaient pas terminées, mais bien entamées et que je n'ai volontairement pas mises sur le premier disque. C'était un autre buzz, un autre cycle de composition. Et c'était aussi le but d'avoir un deuxième album assez rapidement et d'avoir un répertoire assez étoffé pour faire une heure et demie de spectacle sans piger dans les tounes que tu veux peut-être un peu moins jouer. 

Q Quand tu parles de ton «oeuvre», tu sembles avoir un plan précis. C'est le cas?

R Inconsciemment oui, je pense. Mais tout n'est pas programmé. Mais oui, je vois vraiment ça comme une oeuvre, comme une carrière. Je ne travaille pas tout le temps dans cette optique-là, ça se passe souvent plus sur le moment présent, mais j'y pense. Déjà là, j'ai plus de recul sur le premier album, je vois mieux où il se place dans une certaine évolution de ma carrière. 

Q Es-tu déjà dans l'écriture du troisième album?

R Non. On a été en tournée toute l'année. J'ai griffonné quelques trucs, mais je n'ai rien d'écrit. Ça me fait un peu chier... Mais je prends un break en janvier. Je vais écrire là. J'aimerais idéalement être en studio l'été prochain. 

Q La pression du deuxième album dont parlent plusieurs artistes arrivera-t-elle au troisième dans ton cas?

R Genre. Pour le deuxième, j'étais assez confiant. Mais même là, je ne ressens pas de stress. Mais dans le sens de ce que les gens attendent, ça va être un autre buzz. En fait, j'ai l'impression que les fans n'aimeront pas nécessairement ça. Ni les critiques! Mais moi, ça me fait bien buzzer. Je suis dans les chorales et les trucs comme ça. Ce n'est pas tout le monde qui tripe là-dessus. Mais je veux aller au bout de mon trip... Et en même temps, je dis ça là et peut-être que dans six mois, je vais être rendu complètement ailleurs!

Q Comment as-tu vécu le tourbillon de la dernière année?

R C'est du bonbon de jouer dans des salles complètes. Et c'est cool une année de 125 shows. Fallait y aller, fallait que je le fasse pour connaître mes limites. Mais je trouve que c'est un peu trop, pour la seule et unique raison que je n'écris pas pendant ce temps-là. Ça me manque. À la base, je fais ce métier par besoin d'écrire. J'écris par besoin et je diffuse mes créations par plaisir. C'est cool, le plaisir, mais le besoin est encore là! Mais je ne me plains pas parce que je sais que beaucoup de monde aimerait faire 125 shows dans l'année...

Q Qu'est-ce que tu retires de ta première tournée en sol européen?

R Ç'a super bien été. On a donné plein de shows et plusieurs affichaient complet. C'était plein de monde qui n'était pas venu écouter ce qu'on fait à la base. La réception a été vraiment débile. Tu as comme l'impression que le monde s'en câlisse un peu. Ils ne te connaissent pas, ils n'ont pas d'attentes. Ils viennent découvrir. C'est hot en hostie de voir ça. Ils sortent et ils tripent à écouter de nouvelles affaires. On ne voit pas si souvent ça ici, surtout chez les gens d'un certain âge. On dirait qu'ici, le monde arrête souvent à 33-35 ans d'essayer d'écouter de la nouvelle musique...

Vous voulez y aller?

  • Qui: Philippe Brach
  • Quand: 16 juillet à 21h10
  • Où: place d'Youville
  • Accès: gratuit
  • Info: infofestival.com

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