Canicule électro sur les Plaines

Tout juste avant l'entrée en scène de Kaskade,... (Photo Le Soleil, Yan Doublet)

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Tout juste avant l'entrée en scène de Kaskade, c'est le duo québécois Adventure Club, composé des DJ Christian Srigley et Leighton James, qui avait la mission de bien préparer le terrain.

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

<p>Ian Bussières</p>

(Québec) CRITIQUE / La canicule n'a pas ralenti les ardeurs des amateurs de musique électro, qui ont graduellement pris d'assaut les plaines d'Abraham à mesure que la grande soirée ÉlectroFEQ avançait. Le site était bien rempli lors de l'arrivée du DJ de Chicago Ryan Gary Raddon, alias Kaskade, qui a littéralement fait bondir durant 1h30 un parterre très jeune et enjoué friand de musique techno.

Lançant son segment avec son mégasuccès plutôt planant Atmosphere, Kaskade a d'abord fait chanter et crier son public avant de sortir ses rythmes les plus intenses pour les faire littéralement sauter sur place. «Allez hop, Kaskade!» comme le disait à une certaine époque l'humoriste André-Philippe Gagnon dans une imitation mémorable de Jean-Paul Belmondo.

Les noms étaient peut-être moins gros que les Diplo et Skrillex de l'année dernière à la soirée électronique du FEQ, mais contrairement à eux, qui ne dupaient personne en faisant mine de créer leurs mix sur place, les artistes électro de 2016, Kaskade le premier, se donnaient au moins la peine de manier leurs consoles et leurs claviers en temps réel.

Kaskade a grimpé sur sa table de mixage pour saluer les foule et la faire chanter avec lui les paroles de l'introduction de Something Something. «Je m'appelle Kaskade et je suis parti de Los Angeles pour venir ici!» L'Américain a offert une performance agrémentée de projections et de moult effets fumigènes, laser et pyrotechniques.

Juste après avoir interprété Fakin It, une pièce lancée il y a à peine un mois et qui ne figure sur aucun de ses albums, Kaskade a parlé de son amour pour la ville de Québec et de sa progression dans le monde de la musique électronique.

«Vous avez une très belle ville. La première fois où j'ai joué ici, c'était dans un très petit club où peut-être quelques-uns d'entre vous étaient présents, et maintenant, je suis devant une foule de 20 000 personnes. La prochaine pièce, c'est un peu l'histoire de comment on passe de ce petit club à ici», a-t-il déclaré pour présenter We don't Stop, qui a mis un terme à la soirée dans une explosion de feux d'artifice. 

Adventure Club 

Tout juste avant l'entrée en scène de Kaskade, c'est le duo québécois Adventure Club, composé des DJ Christian Srigley et Leighton James, qui avait la mission de bien préparer le terrain. 

Les deux Montréalais au teint bronzé, à la coupe pompadour et aux bras tatoués ont su faire régner sur les plaines d'Abraham une ambiance digne du Beach Club de Pointe-Calumet avec leur dubstep pesant et répétitif auquel ils donnaient vie avec une large rangée de consoles surmontée d'un écran géant, où des projections plutôt hallucinantes agrémentaient leurs montages sonores.

Les gars ont même fait chanter la foule quand ils ont lancé leur montage bâti autour du succès The Rhythm of the Night du groupe Eurodance italien Corona, et ce, même si la plupart des spectateurs étaient trop jeunes pour avoir dansé au son de cet titre qui a atteint la deuxième position du palmarès canadien RPM Dance en 1994.

Madeon

Le DJ français Hugo Pierre Leclercq, alias Madeon (un anagramme de «Deamon», le pseudonyme qu'il utilisait avant l'âge de 16 ans) en a conquis plusieurs mercredi. Coiffé d'une casquette noire, le kid aux longs cheveux qui vient tout juste d'avoir 22 ans mais qui a déjà collaboré avec Lady Gaga a prouvé que musique électro n'avait pas à rimer avec les mix faits d'avance.

Leclercq recréait devant public ses gros rythmes lourds et dansants de boîtes de nuit parisiennes. On pouvait voir ses doigts courir sur ses consoles et sur ses claviers, tout ça en sautant le poing dans les airs, pour constater qu'il n'essayait pas de nous en passer une et que lui aussi faisait bel et bien tout ça en direct. 

Le DJ a rendu hommage à ses compatriotes de Daft Punk au milieu de sa prestation en utilisant un échantillonnage de Around the World, un succès planétaire presque aussi vieux que lui puisqu'il a été enregistré en 1995 et que Madeon a vu le jour en mai 1994!

AlunaGeorge

Arrivé en retard en raison d'une crevaison, selon le Festival d'été, le duo londonien AlunaGeorge a débuté sa prestation une demi-heure plus tard que prévu, ce qui a permis au Vancouvérois Vanic de passer un peu plus de temps sur scène. 

Bien en voix, la chanteuse Aluna Francis s'est présentée vêtue d'un peignoir, mais avec une température près des 40 °C avec le facteur Humidex, celui-ci a pris le bord assez rapidement.

La belle s'est plutôt exécutée en short blanc, haut multicolore et espadrilles à semelles compensées, l'uniforme parfait pour les rythmes dansants de son comparse George Reed, qu'elle suivait en ondulant des hanches. Retard oblige, le duo a toutefois été limité à 22 minutes sur la grande scène des plaines d'Abraham car il fallait préparer la place pour Madeon.

Lançant son segment avec son mégasuccès plutôt planant Atmosphere,... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 4.0

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Lançant son segment avec son mégasuccès plutôt planant Atmosphere, Kaskade a d'abord fait chanter et crier son public avant de sortir ses rythmes les plus intenses pour les faire littéralement sauter sur place.

Le Soleil, Yan Doublet

Toujours une grosse soirée pour l'Ambulance Saint-Jean

Ils n'ont pas besoin de se le faire dire : les bénévoles de l'Ambulance Saint-Jean savent chaque année que la soirée ÉlectroFEQ, consacrée à la musique techno et électro, sera leur plus occupée du Festival d'été de Québec (FEQ). D'autant plus quand elle se produit au beau milieu d'une vague de chaleur. «Ce n'est ni pire ni mieux que les autres années», a affirmé une bénévole au Soleil après que les médias aient vu le service de sécurité sortir avec plusieurs jeunes amateurs visiblement intoxiqués. «Ce sont de la déshydratation ou des intoxications... c'est ça, un festival!» a déclaré une autre bénévole, ajoutant que les cas de déshydratation ne semblaient pas plus nombreux même si le FEQ interdit désormais aux festivaliers d'amener des breuvages sur les sites festifs, leur demandant plutôt de remplir leurs bouteilles vides aux fontaines installées sur place. «Cette politique a du bon et du moins bon», indique la seconde bénévole. «Du bon, parce qu'il ne se rentrait pas seulement de l'eau dans les bouteilles et que ça contribuait aux intoxications. Du moins bon parce que le nombre de fontaines n'est pas suffisant et que certains ne prendront pas le temps de remplir leurs bouteilles d'eau à cause des longues files», poursuit-elle.

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