Julien Clerc: pour le plaisir des mélodies

«Comme le dit Charlebois, l'ange de la musique... (Emanuele Scorcelletti)

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«Comme le dit Charlebois, l'ange de la musique continue de me rendre visite!» affirme Julien Clerc.

Emanuele Scorcelletti

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) «Une occasion comme ça ne se refuse pas!» lance au bout du fil Julien Clerc, expliquant pourquoi il a choisi de remonter son spectacle pour le public de Québec plus d'un an après la fin de sa tournée.

Avant un grand rendez-vous sur la scène des plaines d'Abraham jeudi (juste avant le conteur devenu chanteur Fred Pellerin), le Français au «coeur de rocker» a pris un moment pour répondre à nos questions. 

Q Qu'est-ce que ça vous fait de célébrer la fête des Français sur les plaines d'Abraham?

R Symboliquement, c'est très bien! En plus, c'est un concert dont j'entends parler depuis tellement d'années. De grands endroits, comme ça, je n'en ai pas fait depuis longtemps, donc ça m'amuse beaucoup. Quand on est dans une série de concerts, on devient complètement rodé. Là, c'est plutôt comme une première! Il va falloir que je me prépare en amont pour être bien vocalement. Et je remonte le groupe et le spectacle juste pour cette représentation. On ne s'est pas vu depuis longtemps, on va se retrouver... Tout ça est très excitant!

Q Qu'est-ce qui vous occupe ces temps-ci?

R Je compose beaucoup pour moi et de temps en temps pour les autres. Depuis le mois de septembre, je suis vraiment dans une période d'écriture... Disons que je passe beaucoup de temps au piano!

Q Comment la création se renouvelle-t-elle après une vingtaine d'albums?

R Vous savez, c'est toujours un miracle. J'ai toujours été très inquiet des lendemains au niveau de la création. Est-ce que je serai capable de nouveau d'inventer de la musique la fois d'après? Je dois dire que c'est quand même pour moi une bonne surprise de constater que cette fraîcheur est toujours là, que ça m'amuse toujours autant. Comme le dit Charlebois, l'ange de la musique continue de me rendre visite! Évidemment, le temps qui passe fait que c'est un peu comme avec le vin. Il va y avoir des crus meilleurs que d'autres. Malgré tout, c'est bien de penser que ce n'est pas impossible et qu'il y a toujours quelque chose de rare qui peut sortir de votre coeur ou de sous vos doigts... Après tout, on pourrait se retrouver à sec et ça ne serait même pas scandaleux, après toutes ces années. Avec une carrière qui a commencé en 1968, ça ne serait pas honteux de ne plus être capable de fournir. Alors tant mieux! J'en profite! Et ça reste un vrai plaisir de trouver des mélodies. 

Q Quel regard portez-vous sur l'évolution de l'industrie musicale?

R La technologie a fait évoluer nos façons d'enregistrer. C'est très créatif aussi. Il faut profiter de ce que le monde d'aujourd'hui nous propose. Mais il faut profiter aussi de ce que notre génération nous donne. J'ai eu la chance d'arriver à une époque où la musique était extrêmement riche, où des créateurs, en particulier du monde anglo-saxon, n'ont jamais été remplacés. D'avoir eu 16 ou 17 ans au moment où ces gens-là faisaient exploser la musique du monde entier, ç'a été une chance inouïe. Tout comme de songer que les gens qui étaient mes idoles quand j'avais 18 ans sont toujours en exercice, pour certains d'entre eux. The Who, McCartney ou Bob Dylan faisaient déjà rocker le monde quand j'avais 18 ans et ça continue aujourd'hui. Ils n'ont pas été remplacés. Je crois qu'il y a eu à cette époque-là une très grande invention, une très grande folie musicale. Les artistes rêvaient à un avenir différent pour le monde. Ça faisait partie de leur inspiration. Le monde s'est considérablement durci depuis. Les illusions se sont enfuies. Ce qui nourrissait les artistes d'avant a un peu disparu. Bien sûr, je n'écoute pas que ça parce que j'essaie d'écouter ce qui sort... Mais mes disques de chevet sont toujours les mêmes, je me rends compte de ça. 

Q Êtes-vous nostalgique de cette époque?

R Non, absolument pas. Généralement, dans ma vie, je tourne les pages avec pas mal de facilité. Mais il faut toujours garder ce qu'il y a de bon dans son coeur. Que ce soit dans la vie privée, dans la musique, dans l'art... Ce n'est pas de la nostalgie que de reconnaître ce qui était bon et d'essayer de s'en servir pour faire avancer les choses. 

Q Votre fille, Vanille, se lance à son tour dans une carrière musicale, n'est-ce pas?

R Oui. Pour le moment, elle n'a lancé qu'un seul titre. L'album sortira un peu plus tard. Ça ne doit pas être facile pour elle. Être fils de ou fille de, c'est toujours délicat et je pense plus difficile que pour quelqu'un qui arrive de nulle part comme c'était mon cas, par exemple. 

Q Vous en parlez avec elle?

R Bien sûr! J'écoute depuis le tout début ce qu'elle fait au niveau de la création. Après, elle se débrouille toute seule. Elle a son idée sur les choses. Elle a pris soin de construire sa propre équipe et de ne pas emprunter les gens qui travaillent avec moi. Mais dans les chansons, elle me demande ce que j'en pense. Je lui donne mon avis et ça s'arrête là. Après, elle fait ce qu'elle veut!

Vous voulez y aller?

  • Qui: Julien Clerc
  • Quand: 14 juillet à 19h30
  • Où: plaines d'Abraham
  • Accès: laissez-passer (chaises permises)
  • Info: infofestival.com

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